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Les présidentiables de 2012 : Delanoë, Ségolène, Hollande, Fabius, Aubry, DSK... Ce site accompagnera le candidat sélectionné des primaires du PS.
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Aux militant(e)s du PS92
 
Cher-e-s camarades,
 
Vous trouverez l'édition du vendredi 05 Mars 2010
de la « Lettre de la Veille PS92 hebdomadaire». 
 
Amitié socialiste.
 
 
Pascal Buchet, Premier secrétaire fédéral
  
Lynda Belhadi, Adjointe au Premier secrétaire fédéral
 
NB1 : Si vous souhaitez voir un article ou un communiqué de presse spécifique dans "La Lettre de la Veille", vous pouvez transmettre le texte sous format Word ou le lien URL de la page internet à l'adresse e-mail : veille@parti-socialiste-92.fr  jeudi avant 20h00
 
NB2 : Pour consulter les archives de la "Lettre de la Veille" :
ESPACE RESERVE ICI POUR LA LETTRE DE LA VEILLE CHAQUE SEMAINE !

« Un disque rayé »
 
PS : dans une déclaration à l’Agence France-Presse, Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, a dit avoir « le sentiment d’un disque rayé, d’un président qui se répète ». Il a dénoncé un président « qui a taxé les indemnités des accidentés du travail, déremboursé des médicaments, privatisé la Poste, laissé France Télécom s’enfoncer dans une crise grave ».
 
« Sa politique érige des barrières et creuse des tranchées qui isolent les Français les uns des autres », a affirmé M. Hamon.
 
Le député PS du Doubs Pierre Moscovici a estimé que Nicolas Sarkozy avait « peint la vie en rose », alors que « la performance française en termes de chômage est dramatique » et que « nos déficits sont en train d’exploser, ce qui ne nous donne aucune marge de manœuvre ».
 
MoDem : pour Marielle de Sarnez, vice-présidente du parti de François Bayrou, les vœux de Nicolas Sarkozy n’apportent « aucune idée simple permettant de dessiner l’avenir ». « Dans la crise lourde que nous vivons, on était en droit d’attendre des perspectives, une vision sur ce dont sera fait l’avenir. On n’a pas eu de réponse », a déclaré l’eurodéputée.
 
« Tout va très bien, madame la marquise »
 
 Verts : dans un communiqué, Djamila Sonzogni, porte-parole nationale du parti écologiste, a résumé les vœux du chef de l’État par un titre de chanson : Tout va très bien, madame la marquise. « Taxe carbone atomisée, dérapages racistes, 4 millions de chômeurs et explosion de la précarité, échec de Copenhague… Le choix de Sarkozy est de continuer à rouler droit dans le mur ; la nouveauté pour 2010 est qu’il est déterminé à accélérer », poursuivent les Verts.
 
PCF : selon Pierre Laurent, coordinateur national du Parti communiste, les vœux présentés par Nicolas Sarkozy, « plus sourd que jamais », sont un « indécent satisfecit », dénué de fraternité et « allant jusqu’à travestir les échecs du G20 et de Copenhague en promesse d’avenir ».
 
Nouveau Centre : François Sauvadet, président du groupe NC à l’Assemblée nationale, salue « l’appel à l’unité du président » et défend « le bilan lucide et courageux » dressé par Nicolas Sarkozy.
 
« Autosatisfaction »
 
PRG : Jean-Michel Baylet, sénateur et président du Parti radical de gauche, a déploré que « le fond du discours n’annonce aucun changement porteur d’espoirs pour les Français. […] Le président de la République s’est livré à un exercice d’autosatisfaction désolant et a annoncé la poursuite de ses réformes libérales et destructrices, sans tenir compte des réalités de la crise ».
 
UMP : pour le député Hervé Mariton, « c’est avec bonheur que le président de la République fait appel à la plus belle valeur républicaine, la fraternité ».
 
NPA : pour le Nouveau Parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot, « le président vit dans un autre monde que celui de l’ensemble de la population. […] Certes le pire a été évité, mais seulement pour les banquiers et les plus riches ». « Comme à son habitude, Sarkozy a voulu nous endormir sur fond d’unité nationale », estime le NPA.
 

 

 

Identité nationale: Valls accuse Sarkozy de "manœuvre" indigne.

 Voilà un PS!

PARIS — Le député-maire PS d'Evry, Manuel Valls, accuse le président Nicolas Sarkozy de "manipulation" électoraliste, de "manœuvre" indigne et de "faute morale et politique" à la suite du lancement du débat sur l'identité nationale.

 

"Un grand débat sur l'identité nationale: en prenant cette initiative, Nicolas Sarkozy vient de commettre une faute morale et politique", écrivent dans une tribune parue dans Le Monde daté de mercredi, Manuel Valls et Aquilino Morelle, ancien conseiller de Lionel Jospin à Matignon, tous deux "fils d'immigrés réfugiés espagnols", comme ils le rappellent.

 

Ils dénoncent les "arrière-pensées" du président de la République et l'accusent de lancer cette question "comme on jette un atout sur une table de jeu", de "l'instrumentaliser dans le but se séduire les électeurs du Front national, avec l'espoir secret de déstabiliser une gauche censée se trouver mal à l'aise avec ce sujet, et cela à quelques mois d'élections régionales qui s'annoncent serrées".

 

"Avoir recours à ce qui est une manœuvre, tout cela n'est pas digne", écrivent-ils.

 

"Et comment qualifier la provocation consistant à faire référence de façon transparente à l'idéologie de Vichy, si ce n'est de perverse?", demandent-ils.

 

Selon eux, "le risque est trop grand de blesser les consciences personnelles et, au-delà, la conscience nationale. En regard de ce risque, le gain électoral escompté est méprisable".

 

"La France est un alliage et son identité est mêlée". "Que cette identité soit précieuse nous l'affirmons. Qu'elle doive être défendue, nous en convenons. Qu'elle soit manipulée, nous le refusons", concluent-ils. Webmaster : Là, je dis bravo futur espoir De Manuel.

 

 

 

 

Identité nationale: Christian Paul (PS) dénonce les "arrières-pensées"

 

Le député PS Christian Paul a accusé lundi le gouvernement de faire du "roman national" une "invention bling-bling" et dénoncé ses "arrière-pensées", après que le ministre de l'Immigration Eric Besson eut annoncé un débat sur l'identité nationale.

 

"Il a été fait un trop grand abus mémoriel au cours des années récentes pour que le roman national ne devienne pas, à marche forcée, une fiction marketing ou une invention bling-bling", a indiqué le président du Laboratoire des idées du PS dans une tribune publiée sur le site de Médiapart.

 

"Confisquer l'histoire, c'est déjà confisquer un peu de la démocratie", estime le député de la Nièvre .

 

"Quand la crise s'installe durablement, que le parti majoritaire se divise et pointe les échecs de ses choix politiques, l'appel symbolique à la Nation relève d'une méthode déjà éprouvée de gouvernement, vertueuse en apparence, mais portée par d'évidentes arrière-pensées", insiste-t-il, accusant le gouvernement de faire "un usage pré-électoral (de l'immigration) réveillant le +péril migratoire+".

 

M. Paul dénonce également l'attitude d'"Eric Besson, dont les charters indignes vers l'Afghanistan trahissent la France" et qui "accompagne la manoeuvre (de Nicolas Sarkozy)".

 

"L'obstacle culturel -présumé- à l'intégration vient occulter les discriminations économiques, les échecs urbanistiques et les villes-ghettos, ou ce qui reste de racisme dans notre pays", déplore-t-il, avant de conclure que la fierté des Français "se révèle quand les valeurs républicaines sont appliquées et pas seulement proclamées dans des discours officiels sans lendemain".

 

 

Anne Hidalgo : "Le projet de loi sur le Grand Paris, une violence faite aux collectivités et aux habitants"
 
Le texte sur le Grand Paris (présenté mercredi 7 octobre en Conseil des ministres par le secrétaire d'état au Développement de la région capitale, Christian Blanc) confie à la Société du Grand Paris la maîtrise d'ouvrage de la construction du "réseau de transports publics". Anne Hidalgo, conseillère régionale sortante et 1ère adjointe au maire de Paris (en charge de l’urbanisme) dénonce un "scandale d’état". Interview.
 
Paris dépêches : Le gouvernement vient d’adopter, en Conseil des ministres, son projet de loi sur le Grand Paris. Les élus, notamment de gauche, ont parlé de "coup d’état", de "déclaration de guerre". Est-ce la raison de votre présence comme tête de liste pour Paris aux élections régionales pour mener cette "guerre" ?

Anne Hidalgo :

Dans ce projet, n’existe qu’une seule chose : la création de la Société du Grand Paris (SGP) qui devra mettre en œuvre le super-métro, très éloigné des zones denses de population, d’un coût de 35 milliards d’euros, à l’horizon 2035. Ce projet va pomper  toutes les ressources des collectivités. Nous, les collectivités, nous n’en voulons pas !

Que reprochez-vous à ce projet de loi alors que vous défendez depuis plusieurs années le développement d’une grande métropole ?

Nous faisons face à une conception totalement autoritaire avec un danger en terme d’urbanisme. N’oublions pas les émeutes de 2005 liées aux conséquences de l’urbanisation menée par les gouvernements des années 60 et 70. C’est une violence faite aux collectivités. Dans cette société (SGP), les représentants de l’Etat seront majoritaires et les collectivités pourront y participer en payant un droit d’entrée. L’Etat lui, n’apportera pas un seul euro.
 
Pour financer son super-métro, l’Etat va construire de nouvelles gares, autour desquelles le foncier est plus cher. Il nous explique que dans un périmètre d’1,5 km autour des gares futures ou existantes, la Société du Grand Paris pourra exproprier les terrains pour les revendre à prix d'or. Il compte bien sur cette plus-value pour financer les projets.  C’est pourquoi nous parlons de spoliation. Tous les maires sont contre. Même Jean-François Copé a manifesté son trouble.
 
Aujourd’hui, ce sont les maires qui dirigent les aménagements en concertation avec les populations concernées. Demain, ce ne sera plus le cas. Nous alertons contre cette méthode qui va raccourcir toutes les procédures de débats publics, ce qui est désastreux. N'en doutez pas, les projets d’aménagement des quartiers par les municipalités seront remis en cause. Vous savez, la droite à Paris ne veut pas de logements sociaux... Notre projet de 40 000 nouveaux programmes, elle n’en veut pas ! Elle n'aime que les bureaux et les appartements grand luxe.

Que comptez-vous faire contre ce projet de loi ?

Nous allons alerter, mobiliser les collectivités, les populations. Nous allons mener la bataille. Ce qui se prépare là ne solutionne pas les problèmes de transport de notre métropole et ne nous prépare pas à l’après pétrole.
La proposition de loi est un scandale. Avec Bertrand Delanoë et Jean-Paul Huchon, nous nous sommes engagés dès le départ pour le Grand Paris. Notamment en avril, avec la consultation des architectes initiée par Nicolas Sarkozy. Le président disait vouloir faire travailler tout le monde, ensemble, pour faire émerger le futur Grand Paris. Depuis ? Plus rien. Au mois d’août, nous avons reçu une mouture du projet de loi adopté hier. Pour ce texte, Bertrand Delanoë a été reçu une heure en tout et pour tout, par Christian Blanc.

 

La Défense : remous sur la probable élection de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad
 
La probable élection de Jean Sarkoy, fils du chef de l'Etat, à la tête de l'établissement public de La Défense, a déclenché une vague de protestations de l'opposition dénonçant une forme de "népotisme", tandis qu'à droite on a défendu la "légitimité" du jeune conseiller général.
 
Photographe : Anne-Christine Poujoulat AFP :: Le député socialiste Manuel Valls s'exprime à la tribune, le 26 septembre 2009 à Marseille lors de son discours aux Assises militantes de la Fédération des Bouches du Rhône du Parti Socialiste.
 
A seulement 23 ans, le fils cadet du président a été désigné le 8 octobre par la majorité UMP-NC du Conseil général des Hauts-de-Seine pour prendre la tête de l'Etablissement public chargé de l'aménagement du quartier d'affaires de la Défense (Epad).
 
Il devrait faire son entrée au conseil d'administration de l'Epad le 23 octobre et pourrait être élu président le 4 décembre en remplacement de Patrick Devedjian.
 
L'accession de Jean Sarkozy à ce poste clef lui donnerait la haute main sur l'urbanisation du premier quartier d'affaires d'Europe.
 
Cette vitrine économique de la France accueille déjà 2.500 sièges sociaux et 150.000 salariés sur 3 millions de mètres carrés de bureaux et doit s'élargir à un autre établissement public, l'Epasa, qui chapeaute une partie de Nanterre.
 
Cette "promotion" inespérée pour un jeune homme de 23 ans, étudiant en droit et conseiller général depuis seulement deux ans, a suscité une vague de protestations dans l'opposition où des voix ont dénoncé un excès de pouvoir du président Sarkozy.
 
Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, Jean Sarkozy "ose tout. Après, tout le monde plie parce qu'il a le nom qu'il a".
 
"Que Sarkozy s'occupe de "l'intérêt général" plutôt que de "placer son fils", a lancé la socialiste Ségolène Royal.
 
Le député PS de l'Essonne Manuel Valls a accusé le "clan Sarko" de vouloir reprendre en main "le coffre-fort" que représente le département des Hauts-de-Seine, le plus riche du pays.
 
"Si Silvio Berlusconi mettait ses enfants à la tête d'établissements publics, qu'est-ce qu'on dirait et à juste titre sur cette attitude", a-t-il ajouté en dénonçant l'attitude du président de la République qui "brouille les pistes (...) sur le plan des valeurs, sur le plan des comportements au pouvoir".
 
Le président du MoDem, François Bayrou, a également dénoncé une forme d'abus de pouvoir en comparant la France de Nicolas Sarkozy à "l'Empire Romain". La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, a évoqué "une République bananière".
 
Conseiller municipal (MoDem) de Puteaux, Christophe Grébert, affirme avoir recueilli 28.000 signatures à sa pétition en ligne (dont 8.000 visibles sur le site) demandant à Jean Sarkozy de renoncer au poste.
 
Face à ces attaques, la majorité a serré les rangs lundi pour défendre la "légitimité" du fils du président à la tête de l'Epad, même si un ministre du gouvernement a confié à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, que "le népotisme, ce n'était pas nouveau".
 
Pour le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, Jean Sarkozy tient sa "légitimité" de son élection au conseil général des Hauts-de-Seine.
 
Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, y a ajouté deux autres légitimités: "la majorité au Conseil général a choisi de le prendre comme président de groupe et cette majorité a considéré qu'il était le meilleur candidat (pour prendre la tête de l'Epad, ndlr)".
 
"Ce n'est pas parce qu'il est le fils du président qu'il est là, c'est parce qu'il a le talent pour le faire", a abondé le député-maire de Levallois Patrick Balkany.

 

 

Alain Juppé critique la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy.
 
L'ex-Premier ministre Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, a jugé que le projet de la réforme territoriale du gouvernement est "encore très en retrait par rapport à ce qui était envisagé" et critiqué avec des mots très durs les modalités de suppression de la taxe professionnelle.
 
Photographe : Eric Piermont AFP/Archives :: Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux, le 2 septembre 2009 à Jouy-en-Josas
 
"Ce n'est pas un bouleversement", dit Alain Juppé dans un entretien avec le quotidien Sud Ouest publié mercredi, à propos du projet de réforme territoriale. "Mais c'est toujours pareil avec Sarkozy, on vous dit que c'est une rupture avec tout ce qu'on a fait par le passé... C'est une transition", a-t-il ajouté.
 
Evoquant la suppression de la taxe professionnelle, versée par les entreprises au profit des collectivités locales, M. Juppé a affirmé que "le gouvernement cherche la provocation".
 
"Le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro mais il avait oublié de dire pendant un an", a-t-il dit. Résultat: dès la deuxième année, la communauté urbaine de Bordeaux perdrait, selon lui, "plusieurs millions. C'est tout de même se foutre du monde".
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Le maire de Bordeaux, qui prône une agglomération "puissante, avec un vrai exécutif communautaire", estime que "le transfert des compétences du département à l'agglo semble remis en cause", tandis que "tout ce qui devait réaffirmer la primauté de la métropole sur la commune a du plomb dans l'aile".
 
Pour M. Juppé, l'élection de conseillers territoriaux siégeant à la fois au département et à la région "sera un changement très profond justifié par deux motifs : le premier, quelque peu démagogique, est de diminuer le nombre d'élus; ce qui fait toujours plaisir. Le deuxième est d'amorcer le rapprochement entre la collectivité régionale et la collectivité départementale. Mais beaucoup dépendra de la loi électorale" qui, selon lui, "n'est prévue nulle part".

 

 

 

 

PARIS
 
La majorité municipale parisienne vent debout contre le projet Grand Paris
 
 
PARIS - Groupée derrière Bertrand Delanoë, mais sans les Verts qui déposeront leurs propres propositions, la majorité municipale parisienne (PS-PCF-MRC) dira tout le mal qu'elle pense du projet Grand Paris, mardi en conseil de Paris.
 
AFP/Archives/Eric Feferberg
Photo prise le 30 juin 2009 lors de la visite de la "Tour Ière" faisant partie du projet "Grand Paris", montrant le quartier de la Défense.
 
Le maire socialiste avait fait part au Premier ministre François Fillon de son "inquiétude" après avoir pris connaissance du texte adressé aux présidents des conseils généraux d'Ile-de-France et de la Région, les invitant à donner leur avis pour le 25 septembre.
 
Le projet du Grand Paris, en principe examiné le 7 octobre en conseil des ministres, vise à doter l'agglomération parisienne, conçue comme un ensemble de 9 millions d'habitants, des structures d'une "ville-monde".
 
AFP/Patrick Kovarik
Le maire de Paris Bertrand Delanoë lors d'un débat, le 26 septembre 2009 à Paris
 
Il prévoit notamment la création d'un établissement public dénommé "Société du Grand Paris", ayant pour mission de réaliser des projets de transports.
 
Bertrand Delanoë demande la "reprise" du texte gouvernemental "dans le cadre d'une concertation qui donne aux collectivités locales la possibilité de participer réellement à l'élaboration de son contenu".
 
Il souhaite aussi que "les projets d'aménagement autour des gares restent définis par les collectivités locales".
 
Autant de griefs qui seront exposés devant le conseil de Paris par un voeu présenté au nom du PS, du PCF et du MRC. Les élus y affirment que ce projet "remet en cause directement les acquis de la décentralisation en Ile-de-France" et dénoncent "une fuite vers le passé, au nom d'une prétendue modernité".
 
Le Grand Paris mettrait en place "un pouvoir d'exception, sans équivalent dans les autres régions françaises". Bref, pour la majorité municipale, "l'Etat prend le pouvoir, sans mettre les moyens".
 
AFP/Archives/Ho
Image de synthèse réalisée par l'Atelier Christian de Portzamparc montrant un projet pour un Paris plus grand et plus vert, au Bourget, le 12 mars 2009
 
Pierre Mansat, adjoint (PCF) chargé de Paris Métropole, a parlé jeudi de "rouleau compresseur", de "méthode intolérable et inacceptable" à propos de la "concertation" sur ce texte qui a soulevé un tollé à gauche, mais parfois aussi chez des élus de droite.
 
Devant la presse, la première adjointe (PS) Anne Hidalgo a dénoncé "l'attitude brutale vis-à-vis des collectivités locales" et mis en garde contre "la spoliation totale des sols autour des gares" envisagée dans le texte.
 
L'Association des maires d'IDF (AMIF), pluraliste, a demandé "un peu plus de temps pour la concertation".
 
S'ils se félicitent du débat organisé par M. Delanoë, les Verts défendront leur propre voeu demandant le retrait du projet de loi qui "représente une imposture tant sur la forme que sur le fond". Ian Brossat, président du groupe PCF, s'étonne qu'ils aient choisi de "faire bande à part" et y voit un "comportement un peu politicien en vue des régionales".
 
AFP/Archives/Boris Horvat
Anne Hidalgo (C), première adjointe PS, et Pierre Mansat (G), lors ds'une réunion avec des architectes sur le projet "Grand Paris", le 04 décembre 2008 à Paris.
 
Yves Contassot (Verts) insiste sur la priorité "d'améliorer l'existant", la question centrale étant "la solidarité des territoires" qui induit une péréquation "financière et fiscale". Pour les Verts, "il n'est pas envisageable d'accroitre les déséquilibres actuels entre l'est et l'ouest, le centre et la périphérie".
 
L'UMP Jean-François Lamour accuse M. Delanoë de "se servir de ce projet à des fins purement politiciennes" et d'"allumer ce front au moment où les Parisiens reçoivent leurs feuilles d'impôts locaux" en forte hausse. Selon lui, "la dynamique est du côté du président" Sarkozy et "l'immobilisme, c'est Bertrand Delanoë".
 
Quant au Centre et Indépendants, qui a "toujours soutenu Paris Métropole" (lancé par Bertrand Delanoë), il est favorable au Grand Paris voulu par M. Sarkozy, soulignant ce projet peut créer "l'électrochoc afin qu'il y ait une croissance de 4% dans la région capitale".

 

 

 

Mort du comédien et humoriste français Sim

 

Le comédien et humoriste Sim, de son vrai nom Simon Berryer, est décédé tôt dimanche matin d'une embolie à Saint-Raphaël (Var), à l'âge de 83 ans, a annoncé à l'AFP le service de presse de la série de France 3 "Louis la Brocante" dont il était l'un des protagonistes.

 

AFP/Archives Sim le 24 juillet 1971 à Nice

 

Personnalité du théâtre et de la télévision depuis ses débuts dans les années 60 au côté de Jean Nohain, Sim a tourné de nombreux films dont "Cartouche" de Philippe de Broca, "Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause" de Michel Audiard, "Les Mariés de l'an II" de Jean-Paul Rappeneau, "Pinot simple flic" de Gérard Jugnot, et récemment "Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques" de Thomas Langmann.

 

Sim, qui a aussi connu un grand succès avec son personnage de la "Baronne de la Tronche en biais" mis en scène dans des sketches, était le plus ancien pensionnaire de l'émission "Les Grosses Têtes" de RTL, depuis sa création en 1977.

 

Ces dernières années, Sim limitait ses engagements à la série "Louis la Brocante", au côté de Victor Lanoux. Le dernier épisode auquel il a participé doit être diffusé le 24 septembre.

 

France 3 a annoncé qu'elle rediffuserait dimanche soir un épisode de "Louis la Brocante", "Le mystère du viager", à la place de la série "Inspecteur Barnaby".

 

Jacques Balutin, l'un des partenaires de Sim aux "Grosses têtes", s'est dit "complètement effondré". "C'était quelqu'un de bon, de gentil", "un homme adorable", a-t-il déclaré sur RTL. "Il avait eu une carrière pas facile au début" mais "petit à petit, il a obtenu la notoriété et est devenu un grand acteur, un grand comédien, un grand comique en plus", a-t-il ajouté.

 

Il a précisé l'avoir vu pour la dernière fois en juillet lors d'un enregistrement des "Grosses Têtes" chez Philippe Bouvard.

 

Sim avait été hospitalisé pour une pneumonie il y a quelques jours.

 

 

 

 

Mort de l'UMP Adrien Zeller, président de la Région Alsace
 ADIEU GRAND HOMME.
Président de la Région Alsace depuis 1996 et Européen convaincu, l'UMP Adrien Zeller est mort samedi après-midi à l'âge de 69 ans, des suites d'un "accident cardiaque", cinq semaines après un premier infarctus.
 
"Adrien Zeller, dont la récupération après son infarctus survenu le 14 juillet dernier se déroulait dans les meilleures conditions, a présenté un nouvel accident cardiaque dont il est décédé brutalement ce samedi après-midi, en dépit des traitements immédiatement mis en route", selon un communiqué diffusé par la collectivité.
 
A l'annonce de sa mort, les hommages ont afflué. Le président Nicolas Sarkozy a salué "la mémoire d'un serviteur inlassable et rigoureux de la chose publique". Le Premier ministre François Fillon a rendu hommage à "cet Alsacien passionné" et à son "engagement politique, généreux et désintéressé de chaque instant".
 
"Je suis très triste et très touché par le décès brutal d'Adrien Zeller. C'était non seulement un collègue mais aussi, au-delà du clivage politique, un ami", a dit Alain Rousset, président (PS) de la région Aquitaine et de l'Association des régions de France (ARF).
 
"Humaniste rhénan" et "président infatigable" pour le secrétaire d'Etat à la Justice et maire de Mulhouse Jean-Marie Bockel, Adrien Zeller a "œuvré à renforcer l'amitié franco-allemande et brillé par son engagement européen", selon la secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité et conseiller régional UMP de Meurthe-et-Moselle Nadine Morano.
 
La présidente PS de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et son homologue francilien Jean-Paul Huchon ont aussi rendu hommage à l'élu alsacien.
 
M. Zeller était hospitalisé à Haguenau (Bas-Rhin) depuis un premier malaise cardiaque survenu le 14 juillet, après une réunion franco-allemande en Forêt-Noire.
 
Mercredi, la Région avait indiqué qu'il se remettait "progressivement et dans les meilleures conditions" de son incident cardiaque.
 
Son décès "est tout à fait inattendu et contraire à l'évolution de son état", a expliqué à l'AFP Bernard Stoessel, premier vice-président du conseil régional qui assurait l'intérim de M. Zeller.
 
Selon lui, M. Zeller avait été placé sous sédatifs et intubé après son malaise. Il avait subi ensuite quelques complications respiratoires et infectieuses qui avaient prolongé son séjour à l'hôpital.
 
Adrien Zeller était président de la Région Alsace sans interruption depuis 1996. Avec le président de la Région Corse, il avait été aux élections régionales de 2004 le seul président de droite à résister à la "vague rose".
 
Ancien secrétaire d'Etat chargé de la Sécurité sociale dans le gouvernement de cohabitation de Jacques Chirac (1986-1988), M. Zeller était un Européen convaincu et un chantre de la décentralisation. Ancien membre du Centre des démocrates sociaux et de l'UDF, il avait rejoint l'UMP en 2002.
 
Né le 2 avril 1940 à Saverne (Bas-Rhin) dont il a été maire de 1997 à 2001, cet économiste et ingénieur agronome, ancien député européen, a été administrateur principal de la Communauté économique européenne à Bruxelles de 1967 à 1973.
 
En 1985, il avait déposé une proposition de loi pour instauré un "revenu minimum d'existence", un RMI avant l'heure qu'il a mis en pratique à Saverne.
 
Dans un délai d'un mois, un vote interne au conseil régional doit désigner son successeur, a-t-on appris auprès de la collectivité. Dans l'intervalle, Bernard Stoessel continuera d'en assurer la présidence, a-t-on précisé.

 

 

Moscovici propose au PS de réfléchir sur un nouveau modèle de développement
 
Pierre Moscovici, membre de la direction du PS, va soumettre à la première secrétaire Martine Aubry, un calendrier pour le lancement du débat sur le "renouveau" du parti et la définition d'un "nouveau modèle de développement" devant aboutir lors d'une Convention en janvier 2010.
 
Dans un texte intitulé "l'engagement pour le renouveau", publié lundi par le Figaro et dont l'AFP a obtenu une copie, le député du Doubs, chargé de réfléchir avec d'autres responsables à un nouveau modèle de développement économique et social, part du constat que "le Parti socialiste traverse une crise d'identité grave".
 
"Le PS depuis le milieu des années 1990 n'a pas fait un effort suffisant pour réactualiser sa vision de la société", souligne le député dans le texte qu'il va aussi présenter à l'université d'été de La Rochelle du 28 au 30 août.
 
La crise actuelle, selon lui, est celle "un certain modèle de développement", le "capitalisme financier", et la responsabilité du PS est de "proposer aux Français un nouveau modèle de développement, de solidarité, de plein emploi".
 
L'objectif, selon lui, est à la fois d'offrir une "nouvelle grille de lecture au PS", et aussi de "renouer le dialogue avec les Français, recréer une dynamique militante et préparer 2012". M. Moscovici n'aborde pas la question de primaires pour le choix du candidat à la présidentielle qui a créé des remous dans le parti.
 
Le premier pas, selon lui, est de lancer à la rentrée de septembre "une grande consultation de tous les Français", les interrogeant dans un questionnaire sur leur "ressenti sur la crise et leurs attentes". La société civile (chercheurs, étudiants etc) sera également consultée. Une campagne de communication sera conduite sur internet.
 
A partir des résultats, le parti mettra au débat des textes qui seront adoptés par les militants à la première quinzaine de janvier 2010 lors d'un vote suivi d'une Convention nationale aux allures de "grand événement festif".
 
Le travail doit s'articuler autour de trois thèmes: "une nouvelle ambition économique et industrielle en France et en Europe", "une politique d'égalité des chances dans les domaines économique et social" et "un nouveau contrat écologique".

 

 

 

Lettre ouverte à monsieur Bernard-Henri Lévy par Jean Daniel.

 

Par des militants socialistes de la section de Montreuil (Seine-Saint-Denis): Daniel Bailly, Ariana Bobetic, Quentin Carrissimo-Bertola, Marisol Corral-Debrinski, René-Pierre Desrues, Gilles Deverre, Eugénie Ghighi, Bertrand Godde, Kamel Hamadache, Dominique Layet, Alexie Lorca, Karine Poulard, Jean-Luc Meesman, Frédérick Molossi, Jean Sorondo, T.W...

 

 

Monsieur,

Cette lettre est une réponse à celle que vous nous avez adressée par l’intermédiaire de votre entretien au «Journal du dimanche», le 19 juillet. Nos moyens de diffusion sont moindres bien entendu, même si, ne vous en déplaise, nous sommes encore quelques-uns … des militants du Parti socialiste, militants de l’ombre, militants de peu ; mais cette ombre et ce peu nous y tenons, car nous croyons encore à l’aventure et au travail collectifs, indécrottables archaïques que nous sommes.

 

En d’autres temps, nous vous aurions peut-être tutoyé, en vertu de l’usage qui fait encore rage dans futur feu notre parti. Ce n’est pas tant votre condition de philosophe de la lumière (lumière médiatique et toujours individuelle) qui nous en dissuade, nous qui préférons la philosophie des Lumières, plus féconde et moins étroite (toujours ce fichu archaïsme). Non, c’est une distance face à un «intellectuel» qui plutôt que penser, assène.

 

Assène, avec la violence que le premier des porte-flingues de Sarkozy aurait du mal à égaler. «Ce parti qui fut celui de Blum et de Jaurès (…) doit disparaître», écrivez-vous. Il s’agirait donc d’un devoir! Diantre! Au quotidien, faut-il vous le rappeler, ce parti dirige encore, avec des élus d’autres organisations de gauche, un certain nombre de villes, de départements et de régions. Et nous considérons, sans humilité que ces gouvernances sont certainement le dernier écran de protection de nombre de nos concitoyens les plus faibles, face à la casse et aux turpitudes de la politique sarkozyste.

 

Sans humilité et en toute connaissance de cause, parce que beaucoup d’entre nous et de nos proches font partie de ces plus faibles et que sur le terrain (celui des banlieues notamment), force est de constater, comme on dit vulgairement: les socialistes sont là. Quelques-uns sont de grands élus, beaucoup sont de petits élus. Mais dans l’ensemble, pas encore réduits à l’état de cadavres. Ni de grands corps malades — à ce propos, si vous pouviez ne pas mêler à vos écrits des artistes qui ne vous ont rien demandé… merci pour eux.

 

Vous citez Camus : «Mal nommer les choses, c’est ajouter à la misère du monde». Il écrivait aussi : «C'est facile, c'est tellement plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre.» Comme la vie — veuillez excuser cet aparté de basse philosophie—, notre parti est pétri de contradictions, de paradoxes, de doutes. En cela, oui, il est insupportablement vivant. Mais ce qui le plombe, ce sont moins ces réalités, que les initiatives individuelles portées par quelques-uns, à grand renfort de médiatisation.

 

À des fins tout autant individuelles. Non que ces travers soient notre apanage. Mais, sous couvert de liberté, de démocratie, nous les ouvrons aux médias, ce que les autres partis ne font pas. Pensez-vous que l’UMP soit exempte de querelles intestines? Ce serait faire offense à votre lucidité que de le croire.

 

La bien-pensance prône aujourd’hui d’ouvrir les portes et les fenêtres du Parti socialiste. Encore une expression vide de sens, serinée à longueur d’ondes par quelques caciques, bataillant pour eux-mêmes, et en mal de supporteurs.

 

 

Nous, militants, n’avons jamais eu l’impression de vivre portes et fenêtres fermées. Comme dans tous les partis, nous sommes souvent en butte aux appétits de barons locaux, certes. Mais leurs actes, effectivement délétères pour notre collectif, ne nous incitent pas à en décréter l’agonie. Car alors, tous les collectifs devraient le faire… La violence et l’arrogance de vos propos heurtent l’engagement citoyen qui nous porte, et qui permit l’émancipation de centaines de milliers de militants depuis quelque quarante ans.

 

N’imaginez pas pourtant que nous ne sommes pas conscients de la crise que traverse notre parti ; que nous ne réalisions pas que notre idéal et notre projet doivent être confrontés à la réalité d’un monde en bouleversement. Oui nous sommes en perte de vitesse ! Et ce, alors même que nos revendications historiques de régulation du système économique et de justice sociale reviennent, au moins dans les discours, sur le devant de la scène politique mondiale. Non, nous n’ignorons pas que le retour en grâce du modèle social français pourtant construit ou inspiré par la gauche ne bénéficie étonnamment pas à notre parti aujourd’hui.

 

Mais contrairement à vous, nous ne nous résignerons jamais. De même que nous refusons de nous méprendre. Car au-delà des phrases «chocs» savamment choisies pour créer le «scoop», le grand philosophe que vous êtes semble oublier quelques éléments pourtant essentiels à l’analyse du contexte actuel. Lorsque vous sonnez l’hallali du Parti socialiste français, vous faites une impasse étonnante sur la très mauvaise santé de l’ensemble de la social-démocratie européenne.

 

Vous sommez, ordonnez, mais que proposez-vous tant en termes philosophiques que politiques? Un changement de dénomination du PS et l’organisation de primaires pour les présidentielles de 2012. Tout ça pour ça! Qui peut croire que demain se réinventera sur des piliers si maigres ; que de tels arguments peuvent orienter un choix de société — au fait, pensez-vous que le récent changement de nom du Parti socialiste européen soit en mesure de changer profondément la social-démocratie européenne?

 

Une immersion régulière auprès de nos compatriotes vous aiderait à réaliser qu’ils attendent un peu plus de nous… La crise économique et sociale, que vous n’abordez à aucun moment de cet entretien, le pouvoir d’achat, l’emploi, le bien-être, la santé, bref tout ce qui fait aussi cette sacro-sainte liberté dont vous vous faites le chantre, sont des sujets qui préoccupent nos concitoyens. Et certainement bien davantage que ces jeux d’appareil simplistes, ces analyses lisses et si politiquement correctes que vous élaborez.

 

Si vos propos ne nous ont pas convaincus de dissoudre notre parti ni d’entamer la grand-messe du suicide collectif, ils nous auront en revanche permis de nous forger une autre conviction: le socialisme, s’il veut à nouveau mener la grande marche de notre pays vers le progrès humain, devra s’affranchir des penseurs de votre trempe, des mauvais shows, des piètres scoops, des piteux effets de manche, des agitations immobiles, des rébellions propres. Toutes ces tares de fin de civilisation que vous nourrissez abondamment, tous ces jeux de personnes auxquels vous donnez votre aval, en vous faisant le porte-parole ou le supporteur de trois dirigeants socialistes que vous citez dans vos propos. Vous vous seriez abstenu de cet exercice, votre sermon nous aurait peut-être semblé plus crédible. Vous vous déclarez «triste». Rassurez-vous, nous le sommes aussi face à cette grande foire médiatique.

 

Pour conclure, il nous est apparu que vous citiez dans cet entretien nombre de grands hommes et de grandes femmes. Camus, Clavel, Arendt… Marx! Il ne manque que Che Guevara. Nous plaisantons, bien sûr. Un peu de rire ne nuit point à de futurs cadavres ; qu’en pensez-vous ?

 

 

Bernard-Henri Levy répond à Jean daniel

 

par Bernard-Henri Lévy, philosophe et essayiste (Sipa)

Faut-il en finir sinon avec la gauche, du moins avec le parti socialiste ? Dans notre précédent numéro, Jean Daniel s’en prenait à ceux qui parlent ouvertement d’enterrer le PS. Bernard Henri Lévy, le premier visé, réagit.


Comme vous, cher Jean Daniel, je suis nostalgique du « monde d’hier ».


Comme vous, je pense que la politique se fait avec de la mémoire autant qu’avec des programmes.
Et, vous lisant assidûment, je ne crois pas me tromper en disant que nous avons, vous et moi, des mémoires assez voisines : le Front populaire, la Résistance, le dreyfusisme et Mai 1968, les luttes de libération du Tiers-Monde, les batailles pour la justice sociale en France, j’en passe.


Simplement - et c’est là que nous divergeons - je crois qu’il y a des moments, dans l’histoire d’une famille politique, où un Parti qui a eu son heure de gloire se fige, se sclérose et devient une sorte de mauvais obstacle à ce jaillissement de bonne mémoire où se trempent les justes politiques.


C’est ce qui est arrivé au Parti Radical qui fut un grand parti, à l’origine, en autres choses, de cette authentique révolution que fut l’invention de la laïcité ; et qui n’est plus qu’une forme vide, un tremplin pour aventuriers, un arbre sec.


C’est ce qui est arrivé au Parti Communiste qui, lorsqu’il a permis à sa mémoire morte (celle qui, en gros, consentit au système concentrationnaire) d’étouffer sa mémoire vive (car elle exista, elle aussi : combats antifascistes, Brigades internationales, luttes anticoloniales) entra dans l‘âge d’un déclin que rien n’a pu, ensuite, enrayer.


Et ma conviction est, alors, celle-ci : les noms politiques étant ce qu’ils sont, leur mort étant inscrite dans leur destin non moins nécessairement que leur naissance, ce nom-ci, le nom socialiste, étant le siège, de surcroît, d’une guerre tout aussi acharnée entre deux mémoires concurrentes (Jaurès, Blum, le Mendésisme, d’un côté - et, de l’autre, l’antidreyfusisme des guesdistes, l’assemblée du Front populaire votant les pleins pouvoirs à Pétain, Guy Mollet pacifiant l’Algérie au lance-flammes) il était inévitable que lui aussi, un jour ou l’autre, subisse le sort commun et dépérisse.
Ce jour est-il arrivé ?


Et ai-je raison de dire du Parti Socialiste d’aujourd'hui qu’il est ce « grand cadavre à la renverse » que diagnostiquait déjà le plus prestigieux de vos collaborateurs - Jean Paul Sartre ?


La preuve que non, dîtes-vous, c’est que ses adversaires lui prennent ce qui lui reste d’idées : soit ; mais depuis quand l’empressement des détrousseurs du cadavre plaide-t-il contre l’évidence de sa décomposition ?


La preuve qu’il ne faut pas qu’il meure, ajoutez-vous, c’est que la droite est trop dépendante des « grands groupes financiers » pour pouvoir donner à ces idées volées le relief qu’elles mériteraient : l’argument est pour le moins fragile - surtout dans un journal qui fut, grâce à vous, celui du dernier Sartre, de Foucault, ainsi que d’autres qui, après eux, tordirent le cou à ce type de cliché - pour le coup, très monde d’hier… - sur la droite-empêchée-car-prisonnière-du-grand-capital.


La source du malaise, dîtes-vous encore, n’est pas à gauche mais à droite - cette droite devenue folle, privée de cap, et qui aurait, par contagion, précipité son adversaire dans le même vertige identitaire : le raisonnement est séduisant ; mais ne résiste pas, lui non plus, à l’examen ; car cadre mal avec la réalité d’un sarkozysme sûr de lui, décomplexé, idéologiquement réarmé, pugnace.
Non.


Je vous propose, cher Jean Daniel, de renverser les termes de la question.


Que faut-il à la gauche pour affronter, d’égal à égal, cette droite qui a su relever le gant et se moderniser?


Que lui manque-t-il pour penser, et réformer, un capitalisme qui n’est plus, depuis longtemps, celui des groupes financiers nationaux ?


Qu’attend-elle pour lancer l’assaut contre ces instruments spéculatifs - hedge funds, ventes d’actions à découvert, options à effet de levier - dont il serait aisément démontrable qu’ils détruisent plus de valeur qu’ils n’en créent et sont générateurs d’un regain de misère sociale ?


D’où vient, en un mot, qu’elle soit si étrangement paralysée face aux précarités nées d’un capitalisme mondialisé que n’avaient prévu ni le socialisme allemand, ni le français, ni aucun autre - d’où vient qu’elle soit incapable de dire que le RSA, par exemple, est sans doute un progrès, mais pas assez, car ne rompant pas suffisamment avec la vieille idée moralisatrice de l’exclu qui a intérêt à son exclusion et qu’il faut juste convaincre qu’il a tout à gagner à travailler ?


Eh bien, cher Jean Daniel, il faudrait, pour suivre ces pistes et d’autres, que la gauche commence déjà par oublier Engels - puisque vous le citez.


Il faudrait qu’elle oublie - c’est vous, aussi, qui le citez - un Guesde dont le socialisme national n’était, à son époque déjà, pas à la hauteur des enjeux.


Il faut qu’elle oublie - je vous cite toujours - l’idée même d’un « parti ouvrier » dont votre collaborateur André Gorz a dressé, ici même, il y a longtemps, l’acte de décès.


Il faut qu’elle oublie ce nom de « socialiste » dont un autre de vos amis, Albert Camus, disait qu’il était une brûlure pour la moitié de l’humanité et dont j’ajoute que les concepts sont devenus inopérants pour penser les formes nouvelles de la question sociale et, à plus forte raison, y porter remède.


Il faut tout reprendre.


Dissoudre pour mieux recommencer.


Il faut, sans égard à cette avarice d’appareil (mon parti ! mon parti !) non plus qu’à ce narcissisme individuel et collectif (nos petites querelles, le sel de la terre !), oser le geste iconoclaste qui, seul, donnera à la gauche les moyens de sa renaissance et, très vite, d’un élan retrouvé.


Cette idée n’est pas « morbide », mais joyeuse.


Ce n’est pas « piétiner un cadavre », c’est nourrir les mêmes rêves, rester fidèle au meilleur de la même mémoire - mais sur des bases neuves d’où l’on puisse enfin riposter aux formes neuves de l’injustice.


Proposant cela, enfin, je ne me fais pas l’écho du seul murmure de tel ou tel « courant » dans le PS - j’écris à haute voix ce que des millions d’électeurs (voyez le phénomène Cohn-Bendit) désespèrent d’avoir à penser tout bas.


C’est un défi immense, je le sais. Mais qui mieux que ce journal, le votre, qui s’est toujours voulu celui de toutes les gauches et du débat entre ces gauches, pour s’en aviser - et, sans délai, ouvrir le chantier ? B.H.L.

 

 

 

 

Dernier conseil des ministres: statut de La Poste et redécoupage électoral

 

Le projet de loi de changement de statut de La Poste a été présenté mercredi lors du dernier Conseil des ministres avant les vacances, et la nouvelle carte électorale devait également être examinée.

 

Le gouvernement envisage un examen du nouveau statut de La Poste au Sénat en octobre, a indiqué le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.

 

Cette réforme doit permettre une augmentation de capital de 2,7 milliards d'euros, a précisé M. Chatel en rendant compte à la presse du projet de loi présenté par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi.

 

Il s'agit de "moderniser et "d'adapter" La Poste à l'ouverture totale à la concurrence à compter du 1er janvier 2011.

 

Ce changement de statut s'accompagnera d'une augmentation de capital à hauteur de 2,7 milliards d'euros, souscrite par l'Etat (1,2 milliards d'euros) et la Caisse des Dépôts et Consignations (1,5 milliard d'euros).

 

Le statut des agents de la Poste reste "inchangé", avec "60% de fonctionnaires et le reste de contractuels", a-t-il dit.

 

L'objectif est de permettre à La Poste, affectée par la crise et la baisse des volumes transportés, de se moderniser, alors que l'échéance de la libéralisation totale du courrier se rapproche.

 

"La mission de service public est maintenue et confortée en étant inscrite dans la loi", a ajouté M. Chatel en mentionnant la "présence postale territoriale" et le "tarif unique du timbre".

 

Le gouvernement a repris l'ensemble des propositions de la commission Ailleret, chargée de plancher sur le développement de La Poste, qui avaient été validées mi-décembre par l'Elysée.

 

Mardi, plusieurs dizaines de postiers d'Ile-de-France, à l'appel de la CGT, FO et Sud-PTT, se sont rassemblés devant Bercy pour rappeler leur opposition au texte qui, selon eux, conduira à terme à la "privatisation".

 

Les ministres ont planché également sur le projet de redécoupage des 577 circonscriptions électorales, le premier depuis 1986, destiné à entrer en vigueur aux prochaines législatives et présenté mercredi par Alain Marleix, secrétaire d'Etat à l'Intérieur.

 

Le découpage sera présenté sous forme d'ordonnances, qui feront l'objet d'un débat de ratification express début octobre au Parlement.

 

Comme le nombre global des députés est maintenu à 577, et que la population française, depuis le découpage très critiqué opéré il y a plus de vingt ans par Charles Pasqua, est passée de 55 à 64 millions d'habitants, il n'y aura plus qu'un député pour 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.

 

Trente-trois circonscriptions seront supprimées. Elles seront compensées par la création de 22 dans seize départements et trois collectivités d'outre-mer (Polynésie, Saint-Martin/Saint-Barthélémy, Mayotte), et 11 pour représenter les Français de l'étranger, qui, jusqu'à présent, n'en avaient pas.

 

"Notre but est de réduire les disparités et les écarts entre les différentes circonscriptions", a expliqué M. Marleix. "Actuellement il y a un rapport allant jusqu'à 1 à 7: 35.000 habitants dans la 2ème de Lozère et 220.000 dans la 6ème du Var".

 

Sur les 33 circonscriptions supprimées, 18 sont détenues par un député de gauche et 15 par un député de droite. Mais, affirme M. Marleix, l'opposition tirerait profit de la création de nouveaux sièges.

 

Pour le socialiste Bruno Le Roux, au contraire, "ce découpage reste scandaleux, pour une raison": "demain il faut que la gauche fasse plus de 51,3% pour avoir une majorité à l'Assemblée nationale alors qu'avec moins de 48,7% la droite trouve une majorité", a-t-il expliqué.

 

Le PS s'est particulièrement indigné du projet à Paris, où trois des 21 sièges vont être supprimés. Le maire Bertrand Delanoë a accusé le gouvernement de tentative de mainmise sur Paris, à travers un "charcutage" électoral. "Ca ne trompe personne", avait-il dit, promettant de se battre "bec et ongles".

 

Par ailleurs, deux départements de moins de 125.000 habitants et qui étaient représentés jusqu'à présent par deux députés vont perdre chacun un élu: la Lozère (70.000 habitants) et la Creuse (122.000 habitants). Le Conseil constitutionnel a en effet censuré la règle d'un minimum de deux députés par département, que le gouvernement voulait intialement maintenir.

 

 

Redécoupage: le PS utilisera "tous les recours", d'abord devant le Conseil d'Etat

 

Le Parti socialiste a annoncé qu'il allait utiliser "toutes les voies de recours" pour contester le redécoupage de la carte des circonscriptions législatives présenté mercredi en Conseil des ministres, à commencer par un recours contentieux devant le Conseil d'Etat.

 

Le Parti socialiste "va utiliser toutes les voies de recours pour contester" ce redécoupage "partial" et "partisan", et "va dans un premier temps déposer un recours contentieux devant le Conseil d'Etat", annonce dans un communiqué Christophe Borgel, secrétaire national du PS en charge des élections.

 

Selon lui, la nouvelle carte électorale rendra "l'alternance plus difficile dans notre pays".

 

Le Conseil constitutionnel a demandé "à juste titre" ce redécoupage pour que les évolutions démographiques soient prises en compte, rappelle-t-il, et le Parti socialiste "s'est immédiatement inscrit dans cette démarche et l'a fait savoir au gouvernement".

 

Mais M. Borgel conteste "la démarche retenue pour ce redécoupage et son résultat", qui "ne sont pas dignes d'une démocratie".

 

"Le gouvernement a pris prétexte des modifications démographiques pour conforter des circonscriptions acquises à la droite et pour rendre d'autres circonscriptions difficilement accessibles à la gauche", estime-t-il.

 

"Il a par ailleurs modifié des circonscriptions dans des départements qui ne répondaient pas aux critères démographiques initiaux du redécoupage".

 

Compte tenu des résultats des dernières législatives en 2007, fait valoir M. Borgel, sur 33 circonscriptions supprimées, "il y en a 23 de gauche et 10 de droite", alors que sur 33 circonscriptions créées, "il y en aurait 9 de gauche et 24 de droite".

 

L'écart actuel de sièges entre la gauche et la droite serait donc "augmenté de 30 sièges en faveur de l'UMP", selon M. Borgel.

 

"Contrairement à ce qui a été dit, et malgré les demandes répétées du Parti socialiste auprès du président de la République, du gouvernement et de la commission Guéna, les partis d'opposition n'ont pas eu accès à l'information et la commission Guéna ne les a pas entendus", fait-il encore valoir.

 

"On est loin de l'esprit républicain et de la transparence indispensables quand on travaille sur un sujet aussi essentiel pour la démocratie".

 

 

Statut de La Poste: "coup fatal pour l'avenir du service public postal", dénonce le PS

 

Les députés et sénateurs socialistes ont estimé mercredi que le changement de statut de La Poste présenté en Conseil des ministres constituait un "coup fatal pour l?avenir du service public postal", les sénateurs communistes y voyant "un premier pas vers la privatisation".

 

"Le gouvernement et l?UMP ont délibérément engagé La Poste sur la voie d?une privatisation programmée au risque de briser un outil d?aménagement du territoire et facteur de cohésion sociale", écrivent dans un communiqué François Brottes et Michel Teston, respectivement député et sénateur socialistes.

 

"Face à la mauvaise volonté du gouvernement pour rendre possible l?organisation d?un référendum national tel que le prévoit la réforme de la constitution", ils en appellent à "la mobilisation de tous au sein de la coordination nationale contre la privatisation de la Poste notamment au travers des consultations citoyennes sur l?avenir de ce service public".

 

Les socialistes disent "refuser le changement de statut de La Poste et dénoncent un coup fatal pour l?avenir du service public postal".

 

Dans un autre communiqué, les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen et des sénateurs du Parti de gauche estiment que "cette nouvelle déréglementation prive La Poste des moyens de mener à bien ses missions de service public notamment en terme d'aménagement du territoire".

 

Ils soulignent que "de nombreux bureaux de postes ont déjà été fermés, (...) des suppressions d'emplois ont conduit à réduire l'amplitude d'ouverture des bureaux et l'accessibilité bancaire est largement remise en cause par la filialisation de la banque postale ainsi que par banalisation du livret A".

 

Selon eux, "cette ouverture du capital, malgré les assurances données que celui ci reste 100% public, constitue de fait un premier pas vers la privatisation de la poste", "comme cela fut le cas pour EDF et GDF" ou France Telecom.

 

Ils demandent au président de la République "le retrait du texte en l'absence de mise en oeuvre d'un référendum institutionnel sur l'avenir du service public postal".

 

 

 

Les réactions au malaise de Nicolas Sarkozy
 
Les personnalités réagissent au malaise de Nicolas sarkozy, survenu dans la matinée pendant son footing. Le président français a été victime dimanche matin d'un malaise vagal dans le parc du château de Versailles. Nouvelobs
Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris :"Je lui souhaite un prompt rétablissement, qu'il aille très bien très vite".
Martine Aubry, première secrétaire du PS : "Venant d'apprendre l'hospitalisation du président de la République", elle lui a adressé "tous ses voeux de prompt rétablissement".

François Bayrou,
président du MoDem : a adressé "des voeux personnels pour que Nicolas Sarkozy retrouve le plus vite possible la meilleure des santés. Je suis sûr qu'en disant cela, je partage le sentiment de tous les Français, quelles que soient leurs options politiques".

Dalil Boubakeur,
recteur de la Grande Mosquée de Paris : "Très vivement émus par la nouvelle de votre hospitalisation, nous vous adressons nos plus ardents souhaits et prières pour votre prompt rétablissement et la reprise rapide de vos activités au service de la nation tout entière".

 

 

Hadopi 2: Ayrault estime que le PS a "marqué un point politique"
 
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, a estimé mardi que les députés PS venaient de "marquer un point politique" en faisant "reculer" la majorité sur le texte Hadopi 2 contre le piratage sur internet, dont le vote n'interviendra qu'en septembre.
 
"Ce délai n'entame en rien la détermination du gouvernement à voir ce texte", a répondu dans un communiqué le nouveau ministre des Relations avec le Parlement, Henri de Raincourt.
 
"Sur la loi Hadopi 2 nous venons de marquer un point politique. Le doute qui existait dans la majorité lors de la première loi Hadopi persiste à l'évidence avec Hadopi 2. On est dans une situation qui créée un vrai trouble dans la majorité", a déclaré M. Ayrault lors de son point de presse.
 
"On veut faire reculer la majorité et elle recule! Puisque Jean-François Copé (le patron des députés UMP, ndlr) inquiet de ce qui pouvait se passer cette semaine, de ne pas être majoritaire, de ne pas subir un nouvel affront, a demandé que le vote solennel ait lieu en septembre", a souligné le député-maire de Nantes.
 
M. de Raincourt "s'étonne de la présentation erronée faite par le groupe socialiste" de la date choisie pour le vote du texte Hadopi 2.
 
Il rappelle que le gouvernement "respecte la volonté des députés d'organiser un vote solennel" après l'examen des amendements.
 
"Les travaux de l'Assemblée nationale devant impérativement s'interrompre vendredi soir et les votes solennels étant traditionnellement organisé le mardi, il aura donc lieu à la rentrée", souligne M. de Raincourt.
 
Le vote sur le projet de loi Hadopi 2, qui crée des sanctions contre les auteurs de téléchargement illégal sur internet, dont l'examen a débuté mardi à l'Assemblée, n'interviendra qu'en septembre, a annoncé mardi le président de l'Assemblée nationale.

 

 

 

Primaires à gauche: Montebourg évoque un référendum militant
 
Arnaud Montebourg, secrétaire national PS chargé de la Rénovation, a évoqué la convocation d'un référendum militant afin de trancher la question des primaires en vue de la présidentielle 2012 et organise un "séminaire" sur le sujet le 27 août, veille de l'université d'été du PS.
 
Dans une lettre du secrétariat national à la rénovation, M. Montebourg, qui a remis un rapport sur les primaires à Martine Aubry mi-juin, estime qu'il "faut mener la bataille militante de la refondation".
 
"Elle passera si nécessaire par la mise en oeuvre de l'article 6.11 des statuts du parti qui prévoient qu'+à la demande de 35 fédérations ou d'au moins 15% des adhérents, le Conseil national peut décider, après en avoir débattu sur le fonds et à la majorité qualifiée des deux tiers de ses membres, d'organiser une consultation directe des adhérents+", poursuit-il, alors que la direction du parti met peu d'empressement à poser la question des primaires.
 
"Il faudra sans doute en passer par là", assure le député de Saône-et-Loire pour qui "il faut dès maintenant en préparer les conditions dans les fédérations et autour".
 
A l'initiative de M. montebourg, un "séminaire estival" intitulé "bilan et perspectives de la rénovation du Parti socialiste" aura lieu le 27 août à Jarnac (Charente), à la veille de l'université d'été du PS (28-30 août) qui se tient à 100 km de là, à La Rochelle (Charente-Maritime).
 
"Aucun débat sur les primaires n'est programmé ni au Bureau national ni à l'université d'été de La Rochelle", dit M. Montebourg qui ne veut "pas en rester à ce constat de l'immobilisme systémique d'un parti devenu très vieux".
 
Pour lui, organiser une convention sur la rénovation, "annoncée pour les lendemains des régionales", revient à "acter une forme d'enterrement" des primaires. "Plus nous nous rapprocherons de l'échéance des présidentielles, plus les primaires seront à la merci de manipulation par les candidats, très nombreux, d'ores et déjà, dans le seul périmètre du parti", argue-t-il.

 

 

Motion de censure: Laurent Fabius et le PS à l'assaut de la politique du gouvernement.
 
Laurent Fabius va défendre mercredi la motion de censure déposée par les députés PS contre la politique du gouvernement pour dénoncer "la dérive institutionnelle", la politique sociale, la situation économique et le refus d'envisager une autre politique.
 
Les socialistes ont officiellement déposé lundi leur motion de censure. Ils en ont pris l'initiative faute d'avoir obtenu que le Premier ministre François Fillon engage sa responsabilité devant l'Assemblée nationale après le discours du chef de l'Etat devant le Parlement réuni en Congrès de Versailles le 22 juin.
 
"L'intervention du Président de la République devant le Congrès a été le symbole d'un sacre présidentiel que nous réprouvons", dénonce la motion.
 
"Cette motion de censure entend mettre un coup d'arrêt à cette dérive institutionnelle qui permet la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul", ajoutent les députés PS, qui avaient écouté le chef de l'Etat à Versailles mais boycotté le débat organisé après son départ.
 
En second lieu, les élus PS dénoncent "l'abîme qui sépare le discours présidentiel sur la chance du modèle social français et la réalité d'une politique qui le défait".
 
"Du paquet fiscal aux franchises médicales, de la paupérisation des services publics aux plans sociaux à répétition dans l'éducation nationale, de l'assimilation de la solidarité nationale à de l'assistanat, toutes les fondations du modèle français ont été minées", écrivent-ils.
 
"La crise n'y a rien changé. Le programme présidentiel des trois années à venir continue de dépouiller l'Etat et les protections sociales", poursuivent les députés PS en citant "la destruction du droit séculaire au repos dominical" et la possibilité de travailler jusqu'à 70 ans.
 
Troisième motif avancé: "Jamais depuis plus de 60 ans, la situation économique de la France n'avait été aussi détériorée. Tous les indices sont dans le rouge : la croissance, les déficits, le chômage, l'endettement, le commerce extérieur".
 
Critiquant au passage l'emprunt Sarkozy (une "aumône" demandée aux Français), les socialistes estiment enfin "qu'une autre politique est possible" mais qu'elle "a été ignorée par le gouvernement".
 
Moment toujours solennel de la vie parlementaire, cette troisième motion de censure socialiste depuis l'élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007 n'a pas plus de chance de renverser le gouvernement que les autres, car l'UMP est largement majoritaire.
 
Au cœur de l'été, elle risque même d'être éclipsée par l'autre grande bataille de la semaine menée par l'opposition contre le texte UMP sur les dérogations au repos dominical, qui passionne l'opinion.
 
Certains députés socialistes s'étaient d'ailleurs interrogés sur la pertinence d'une motion de censure à la veille du 14 juillet.
 
Ancien Premier ministre de François Mitterrand, ancien président de l'Assemblée nationale, M. Fabius défendra la 23e motion déposée en vertu de l'article 49-2 de la Constitution depuis le gouvernement Rocard en 1988 (54e depuis 1958). Sa voix est toujours écoutée avec respect dans l'hémicycle même si sa côte de popularité ne décolle pas dans l'opinion
 
Une motion peut être déposée soit pour censurer la politique d'un gouvernement (art 49-2), soit en réaction à l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur un texte (art 49-3).

 

 

 

Mini-remaniement au PS, avec l'entrée de Pierre Moscovici.
 
La première secrétaire du PS Martine Aubry a annoncé mercredi un mini-remaniement de son gouvernement, désormais organisé en sept pôles, dont l'un est confié à Pierre Moscovici qui entre dans cette direction, tandis qu'Axel Urgin redevient secrétaire national à l'outre-mer.
 
Par ailleurs, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a indiqué mercredi que si le gouvernement Fillon n'engageait pas sa responsabilité devant l'Assemblée, le PS pouvait toujours déposer une motion de censure.
 
Les quelque 80 membres du secrétariat national restent pratiquement tous en place. Signe de rassemblement, Pierre Moscovici, député aux racines Strauss-kanhiennes, fait son retour dans la direction en étant chargé de piloter le pôle "économique et nouveau modèle de développement durable".
 
Le nouvel organigramme, publié par le PS, "vise à mettre en conformité" le travail de la direction avec la feuille de route tracée par Martine Aubry pour redresser le PS après son échec aux européennes, indique-t-on à la direction.
 
Dans une lettre aux militants mardi, Mme Aubry les avait exhortés à engager la refondation du "projet" et la "transformation" du PS. Le parti va travailler sur un "projet" définissant un "nouveau modèle de développement" et sur la stratégie de rassemblement de la gauche que Martine Aubry appelle "la maison commune".
 
Le député Christian Paul animera l'équipe chargée de la refondation du "projet", avec notamment le strauss-kahnien Alain Bergounioux et le royaliste David Assouline.
 
Le pilotage de la stratégie de rassemblement de la gauche est confié au porte-parole Benoît Hamon et au député Claude Bartolone.
 
Le député Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, est, lui, chargé du "projet pour les élections régionales", en lien avec les présidents de région.
 
Le député Arnaud Montebourg reste chargé de la "rénovation" et conduit la réflexion sur les primaires pour désigner le candidat PS à la présidentielle, sujet délicat qui divise encore le parti.
 
Ces missions sont placées sous la direction directe de Mme Aubry.
 
L'eurodéputé Harlem Désir, secrétaire national à la coordination, est lui chargé de coordonner le travail des sept pôles du secrétariat national. La restructuration en pôles vise à rendre le parti "plus efficace", indique-t-on.
 
Le "pôle économique et nouveau modèle de développement durable" de M. Moscovici donnera lieu à une Convention en janvier 2010.
 
Le pôle "protection sociale et solidarités" est piloté par le député Alain Vidalies, l'"international et défense" par le député Jean-Christophe Cambadélis, celui de l'"éducation et culture" est confié à Bruno Julliard (ancien patron de l'UNEF), "libertés et question de société" à Marie-Pierre de la Gontrie, "institutions et territoires" à la députée Elisabeth Guigou.
 
Le pôle "organisation-communication" est confié au François Lamy, proche de Martine Aubry.
M. Axel Urgin, magistrat à la Cour des comptes, qui prend le secrétariat à l'outre-mer avait déjà exercé cette fonction sous François Hollande, jusqu'en 2004.
 
Bernard Soulage, jusqu'à présent adjoint à l'économie, obtient le secrétariat aux transports. Ancien député européen, il n'a pas été réélu le 7 juin. Il remplace Cécile Ha Minh Tu, qui a renoncé pour raisons professionnelles, selon la direction.
 
Désormais, le secrétariat national se tiendra tous les mercredis matins et non les mardis, au lendemain du Bureau national (direction élargie, composée au trébuchet des courants) du mardi soir.

 

 

A lire le discours du président Nicolas Sarkozy devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles, lundi 22 Juin 09.

 

 

Les "quadras" du PS volent au secours de Benoît Hamon.
 
Une semaine après la réconciliation sur scène entre Martine Aubry et Ségolène Royal, huit "quadras" du PS, tous courants confondus, se sont coalisés mardi soir autour de Benoît Hamon, candidat aux européennes en difficulté.
 
Dans l'Essonne, ils ont participé à un "speed dating avec l'Europe" d'une heure montre en main, s'exprimant brièvement tour à tour devant un auditoire de 500 personnes où l'on distinguait de très nombreuses chevelures argentées.
 
Les sondages placent toujours le PS derrière l'UMP, entre 19 et 23% au plan national, un peu en deçà en Ile-de-France, où Benoît Hamon, est troisième sur la liste PS.
 
"Le Parti socialiste, il se révèle dans des moments comme celui-là. On a eu tout le monde contre nous et même un peu plus (...) et bien on va leur montrer", a lancé l'eurodéputé sortant, dont c'est le seul mandat électif.
 
"J'ai lu ici ou là que le mot d'ordre de cette soirée ce serait 'il faut sauver le soldat Hamon'", a plaisanté Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France.
 
"C'est bien mal connaître Benoît! Quand le pays plonge dans la crise, notre seul souci quotidien ce n'est pas nous-mêmes, ce sont les Français", a-t-il assuré, appelant les électeurs à "faire mentir les sondages" dimanche.
 
Face à la "casse sociale" de la droite, a intimé Manuel Valls, "c'est à nous de relever le gant! A nous de redonner un espoir et ça commence ici en Ile-de-France en élisant Harlem Désir et Benoît Hamon!".
 
A la tribune, sur laquelle la jeune classe socialiste était entrée au son de la musique électronique de Moby, le député-maire d'Evry était le seul à avoir conservé sa cravate.
 
2012 EN LIGNE DE MIRE
 
Pendant leurs six minutes allouées, David Assouline, "royaliste" entré dans la direction Aubry, a évoqué l'Europe politique, "principale aventure politique de notre génération".
 
Aurélie Filippetti, également proche de l'ancienne candidate présidentielle, a choisi de parler de politique industrielle.
 
"Ce n'est pas qu'en kilomètres qu'on doit compter notre campagne mais plutôt en nombre de salariés jetés sur les côtés" à cause de la crise du libéralisme, a estimé celle qui est également en position délicate dimanche dans la circonscription Est.
 
En allusion aux allégeances divergentes des orateurs, Arnaud Montebourg, aujourd'hui proche du premier secrétaire, a invoqué Vercingétorix qui "avait uni les tribus gauloises face à César".
Car si l'objectif était de battre le rappel sur l'Europe alors qu'une abstention massive menace, le meeting de Montgeron a également permis à la jeune classe de prendre date avant la présidentielle de 2012.
 
L'affiche de mardi soir "représente peut-être l'avenir du parti mais depuis longtemps aussi son présent (...) et la volonté de ne pas laisser la droite diriger la France comme elle le fait", a déclaré Benoît Hamon.
 
Le PS, sous l'impulsion de sa jeune classe, doit passer de "concurrent à Nicolas Sarkozy à concurrent sérieux à Nicolas Sarkozy. C'est notre objectif politique c'est aussi pour ça que nous sommes rassemblés aujourd'hui", a-t-il souligné. Edité par Nicole Dupont

 

 

Ce que proposent les principaux partis.
 
ÉCONOMIE

NPA : supprimer paradis fiscaux et secret bancaire; service public bancaire; contrôle de la BCE; davantage de services publics
FRONT DE GAUCHE : modifier les missions de la BCE, la contrôler; développer les services publics
PS : plan de relance de 100 milliards d'euros; marchés financiers réglementés; paradis fiscaux interdits; harmonisation fiscale. Directive pour sanctuariser les services publics
EUROPE ECOLOGIE (Verts et alliés) : contrats de conversion écologique et sociale dans l'industrie; emprunt de 1.000 milliards d'euros sur 5 ans. "Bruxelles de l'emploi" pour une sortie coordonnée de crise.
MODEM : emprunt européen de 3% du PIB; harmonisation fiscale; augmenter le budget européen; directive-cadre sur les services publics
UMP : coordonner les plans de relance; moraliser le capitalisme financier; mieux coordonner les autorités nationales de contrôle; clarifier les services publics à préserver
MPF/CPNT : "cordon d'écluses douanières", passer du libre-échange au juste échange
FN : sortie de l'euro; refus de toute compétence fiscale de l'UE.

SOCIAL


LO : harmoniser "par le haut" droits sociaux, salaire minimum...
NPA : augmenter les salaires de 300 euros net; interdire les licenciements
FRONT DE GAUCHE : bouclier social
PS : bouclier social; directive contre les licenciements boursiers; salaire minimum pour chaque pays européen
EUROPE ECOLOGIE : bouclier social; revenu minimum d'existence; directive sur le temps de travail
MODEM : harmoniser les niveaux de protection sociale; politique de l'emploi pour requalifier les salariés; augmenter les fonds sociaux européens
UMP : combler le fossé en matière de normes sociales européennes; garantir la sauvegarde des modèles sociaux français
FN : préférence nationale et communautaire

ENVIRONNEMENT/ÉNERGIE/AGRICULTURE


NPA : interdire de nouvelles autoroutes; transports en commun de proximité gratuits; développer le transport maritime et ferroviaire
FRONT DE GAUCHE : investissements dans les énergies renouvelables, le transport ferroviaire; moratoire sur les OGM
PS : 10 millions d'emplois verts; engager nouvel accord mondial sur le climat; coordonner le contrôle des centrales nucléaires. Europe de l'énergie pour ne plus dépendre du pétrole
EUROPE ECOLOGIE : PAC écologique, sans OGM, avec 30% de bio et 100% d'agriculture durable. Communauté des énergies renouvelables remplaçant Euratom
MODEM : énergies renouvelables; taxe carbone; taxer les pollueurs; moratoire OGM
UMP : énergies renouvelables; centrale européenne d'achat de gaz; taxe carbone

INSTITUTIONS/ÉLARGISSEMENT


NPA : processus constituant des peuples
PS : renforcer la législation anti-discrimination, la transparence, notamment l'action des agences de lobbying; rôle accru aux collectivités locales; poursuite des négociations avec la Turquie
EUROPE ECOLOGIE : nouveau processus constituant
MODEM : débats publics trois mois avant toute décision du Conseil européen; la zone euro en "avant-garde" européenne
UMP : lutte contre toutes les discriminations; refus de l'entrée de la Turquie
DLR (Debout la République) : "protectionnisme européen intelligent" et suppression de la commission européenne; coopérations entre les nations autour de projets concrets
MPF/CPNT : refus de l'adhésion turque et du traité de Lisbonne, "défense des valeurs"
FN : refus d'un "super-Etat euromondialiste", du traité de Lisbonne, de l'entrée de la Turquie

IMMIGRATION


NPA : régularisation des sans papiers; abrogation des lois "racistes et discriminatoires"
FRONT DE GAUCHE : abrogation de la directive retour
PS : Charte pour l'intégration des immigrés, coopération accrue contre l'immigration clandestine
EUROPE ECOLOGIE : abrogation de la directive retour, office européen d'accueil
MODEM : droit d'asile identique dans toute l'UE, réguler les flux migratoires
UMP : politique d'immigration ferme, mais fidèle aux droits de l'Homme
FN : rétablir les contrôles aux frontières intérieures de l'Europe, dénoncer les accords de Schengen, refuser une politique commune d'immigration
JUSTICE/POLICE

MODEM : procureur de l'Union, avec autorité sur les polices et les autorités de poursuite de chaque Etat-membre.

 

 

Le pari du RSA
 
En dépit de la récession, le revenu de solidarité active (RSA) va remplacer, à compter du 1er juin, comme c'était prévu, le revenu minimum d'insertion (RMI), instauré par Michel Rocard en 1990.
 
 C'est une bonne nouvelle et un pari. Le RSA est la grande réforme sociale du quinquennat de Nicolas Sarkozy, comme les 35 heures pour Lionel Jospin et Martine Aubry, entre 1997 et 2002. Quitte à ce que le RSA ait le même effet boomerang que les 35 heures... M. Sarkozy assume ce risque.
 
C'est il y a quatre ans, en 2005, que Martin Hirsch, alors président d'Emmaüs France, soucieux de faire du combat contre la pauvreté une cause nationale, avait inventé le RSA. Il s'agissait de sortir du "piège à pauvreté" qu'était devenu un RMI dont les bénéficiaires avaient intérêt à ne pas travailler pour ne pas perdre leurs prestations. Avec le RSA, qui a été expérimenté depuis plus d'un an dans 33 départements et concerne 3,1 millions de foyers (6,8 millions de personnes), se met en place un outil juste et astucieux qui favorisera le retour à l'emploi en garantissant un revenu tiré du travail supérieur à celui de l'assistance.
 
Devenu haut-commissaire aux solidarités actives, après avoir fait inscrire son RSA dans le programme présidentiel de Ségolène Royal, M. Hirsch s'est battu avec énergie pour faire passer une réforme qui prenait à rebrousse-poil une grande partie de la droite, jusqu'au sein du gouvernement. Il a ainsi obtenu un financement par une taxe sur les revenus de patrimoine et de placement qui, bouclier fiscal oblige, exonère, au grand dam de la gauche et des syndicats, les plus hauts revenus.
 
Le RSA est une réforme socialement juste qui a besoin de la croissance pour être efficace économiquement. Sa mise en œuvre en pleine récession est à hauts risques. M. Hirsch espère que le RSA va soutenir le pouvoir d'achat des travailleurs pauvres, avec la distribution de 1,5 milliard d'euros en année pleine à des bénéficiaires prompts à consommer. Le nouvel outil devrait ainsi jouer d'abord un rôle d'amortisseur face au choc de la crise.
 
Le pari sera d'autant plus difficile à tenir que Pôle emploi a les pires difficultés, alors que le chômage explose, à remplir ses missions d'accompagnement personnalisé des chômeurs. Alors que de 300 000 à 400 000 demandeurs de RSA vont solliciter Pôle emploi d'ici un an, il est déjà débordé. L'autre effet pervers tient à la qualité des emplois offerts. En temps de crise, le patronat sera tenté de faire du RSA une trappe à bas salaires. Si, au final, la réforme devait réduire la pauvreté au profit de la précarité, le pari serait perdu.

 

 

Martine Aubry : « Ségolène Royal aura la place qu'elle souhaite.
 
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, appelle à un vote efficace pour les élections européennes. Il faut « expliquer aux électeurs de gauche qu'avec cette élection proportionnelle à un tour, les listes qui font moins de 8 % à 10 % selon les régions n'auront aucun représentant, a expliqué la maire de Lille lors d’un entretien pour Télé, France Inter et Le Monde. Ils doivent se retrouver sur un vote efficace pour pouvoir vraiment changer les choses. »
 
« Il faut que le lendemain du 7 juin, Nicolas Sarkozy en France et la droite libérale en Europe, sachent qu'ils ne peuvent pas continuer comme avant. Leurs textes sont prêts. En France, c'est le travail le dimanche, la privatisation de la Poste. Au niveau européen, c'est la déréglementation des services publics que prônent les amis de M. Sarkozy, le PPE, et les amis du MoDem », a-t-elle poursuivi.

Quand à Ségolène Royal, la première secrétaire du PS a assuré qu’elle aurait la place « qu'elle souhaite ». La candidate socialiste à l’élection présidentielle sera aux côtés de Martine Aubry pour un meeting national le mercredi 27 mai à partir de 19h00 à Rezé. Elles apporteront leur soutien à la liste socialiste menée par la députée européenne sortante Bernadette Vergnaud.

 

 

Martine Aubry plaide pour "l'harmonisation fiscale et sociale" en Europe.
La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, a plaidé lundi en faveur de "l'harmonisation sociale et fiscale" en Europe, à Rouen, au cours d'une réunion de la campagne pour les élections européennes aux côtés du "patron" des socialistes en Normandie, Laurent Fabius.
 
"Nous voulons l'harmonisation sociale et fiscale (...) pas seulement pour éviter les délocalisations - bien sûr, c'est un objectif majeur - mais pour retrouver le chemin de la croissance partout en Europe", a déclaré la maire de Lille devant 800 personnes.
 
Après Gilles Pargneaux, Premier secrétaire de la Fédération du Nord du PS et tête de liste socialiste pour la région nord-ouest, elle a défendu l'idée d'un "salaire minimum" dans chaque pays "pour mettre fin à cette concurrence néfaste entre les pays européens".
 
Elle a appelé à reproduire ce qui a été fait au début des années 1980 avec l'Espagne et le Portugal ou au début des années 2000 avec la Pologne. "Ils nous faisaient concurrence alors avec des salaires nettement plus bas. Aujourd'hui ce sont des partenaires", a-t-elle assuré.
 
L'ancienne ministre du Travail de Lionel Jospin a souligné que les socialistes européens étaient prêts, face à la crise, à mettre cent milliards d'euros "pour relancer la croissance et l'emploi". A l'inverse elle a fustigé "l'Europe libérale" et plaidé pour que l'Union redevienne "ce modèle qu'on rêve de porter partout dans le monde".
 
De son côté, Laurent Fabius, député de Seine-Maritime, a assuré que le débat sur le Traité constitutionnel européen pour lequel il avait voté non en 2005 et Martine Aubry oui appartenait au passé. "Ceux qui ont voté oui comme ceux qui ont voté non sont des Européens. Nous voulons qu'il y ait de l'innovation et de l'impulsion là où trop souvent c'est la déréliction, (...) de l'harmonisation là où c'est la loi de la jungle, (...) de la protection là où c'est le laisser-faire", a-t-il résumé.
 
Laurent Fabius a estimé que le scrutin du 7 juin aura un double enjeu, national et européen. Selon lui, il offrira tout à la fois aux électeurs la possibilité de "faire barrage à la politique de Sarkozy" et d'aller vers un "changement massif" dans la direction de l'Union sans lequel "les peuples se détourneront de l'Europe".

 

 

 

Européennes: un sondage mauvais pour l'UMP, pas bon pour la gauche, selon Montebourg
 
Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire, a estimé dimanche que le dernier sondage CSA publié sur les intentions de vote pour les européennes était "mauvais" pour l'UMP, "pas bon" pour la gauche.
 
"D'abord c'est un chiffre qui est mauvais pour le parti du président de la République, et qui n'est pas bon pour la gauche qui avance en formation divisée", a déclaré M. Montebourg sur Europe 1.
 
Selon ce sondage réalisé pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, la part des Français voulant s'abstenir de voter aux Européennes est en augmentation de 3 points à 54%, l'UMP restant nettement en tête des intentions de vote mais perdant deux points par rapport à son score d'avril, passant de 28 à 26%. Derrière le PS perd un point, 22 à 21% des intentions de vote.
 
"Un des graves problèmes que la gauche a à résoudre très rapidement pour pouvoir vaincre dans les échéances nationales ultérieures, c'est de remédier à sa division", a poursuivi M. Montebourg.
 
"Il y a une juxtaposition de projets, qui d'ailleurs ne sont pas tous dissemblables (..) du coup, cette division-là peut nous empêcher de faire basculer la majorité du parlement" européen "pour peser sur un certain nombre de grandes questions", a-t-il relevé.
 
"C'est la première fois que nous avons un projet de tous les partis socialistes européens, des 27 pays", a-t-il souligné, affirmant: "Partout nous défendons un programme commun, c'est la première fois qu'en Europe il y a un parti politique unifié dans tous les pays qui défende le même projet.

 

 

Fabius: le 7 juin, choix entre une "Europe protection" et "une Europe démolition".
PARIS (AFP) — Le député PS Laurent Fabius a affirmé mercredi que le 7 juin, lors du scrutin des Européennes, s'offrait "le choix entre une Europe protection" défendue par les socialistes et une "Europe-démolition".
 
"Le 7 juin, c'est le choix entre une Europe protection que nous socialistes nous proposons et une Europe démolition", a-t-il dit devant plus de 400 personnes, militants et associatifs réunis à La Bellevilloise, lieu culturel du XXème arrondissement à Paris, pour une soirée de défense des services publics.
 
"Nous avons affaire avec cette campagne des Européennes et celui qui la mène --entendez M. Sarkozy-- à un énorme mensonge et à un très grand menteur", a déclaré l'ancien Premier ministre. "C'est le deuxième grand mensonge", a-t-il poursuivi, après la campgane présidentielle où M. Sarkozy "a fait campagne pour nous expliquer que si on voulait que la France se redresse, (..) il fallait démolir le modèle français".
 
"Il y avait des choses qui vraiment empêchaient la France de fonctionenr: les services publics, les syndicats", a-t-il ironisé.
 
Pour lui, deux ans plus tard, "incroyable tête à queue", il se pose en "plus grand défenseur de notre modèle".
 
M. Fabius a fustigé "le 2ème grand mensonsonge" des "slogans de l'UMP disant "+avec nous, c'est l'Europe qui protège. Alors que quand on prend les votes, les discours les actes, depuis des années (...), l'UMP et Bayrou qui est dans l'opposition à condition qu'il passe pas le périphérique, tout ce qu'ils peuvent démanteler, ils le font".
 
"Dans l'Europe" dirigée par la droite, "un principe domine tout, c'est le principe de la concurence libre et non faussée", a-t-il dit. "La devise de la République et du service public, c'est liberté-égalité-fraternité. La devise de M. Barroso, c'est concurrence libre et non faussée", a-t-il lancé, très applaudi.
 
Pour le député de Seine-maritime, "ce qui se passe en France" sur l'hôpital "n'est que l'application de la conception de droite au niveau européen de la santé que la droite voudrait faire entrer totalement dans le secteur du marché".
 
Aussi présent, l'eurodéputé Harlem Désir, tête de liste PS aux Européennes a affirmé : "nous n'acceptons pas que l'Europe soit l'ennemie des services publics et la volonté des citoyens européens doit reprendre le dessus sur la logique de la libéralisation qui a été celle de la commission".
 
Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics, organisateur des débats, a déclaré : "aujourd'hui, l'équivalent de la TVA sociale que nous avait cachée le gouvernement, c'est la transposition de la directive service qui met en danger nos services sociaux et de santé en les soumettant en concurrence et et en remetant en cause le financement".
 
M. Hammadi demande à la droite un "débat" avant le 7 juin.

 

 

Ségolène Royal à l'Afrique: "pardon, merci, s'il vous plaît"
 
Ségolène Royal a réitéré lundi ses propos controversés tenus à Dakar (Sénégal) début avril, lançant "pardon, merci, s'il vous plaît" à l'Afrique qui est "notre avenir", tout en refusant la repentance.
 
"Je ne m'attarderai pas longtemps sur les mots que j'ai prononcés à Dakar", a-t-elle déclaré en ouverture d'une "soirée de réflexion" sur l'"avenir commun pour l'Afrique et l'Europe au XXIe siècle". Parlant de mots "simples", "évidents", elle a lancé : "pardon, merci, s'il vous plaît".
 
"Pardon pour l'esclavage et la colonisation, merci pour tout ce que l'Afrique a apporté à l'Histoire et pour sa participation à la Libération de la France et s'il vous plaît, construisons ensemble notre avenir commun", a demandé l'ex-candidate à la présidentielle.
 
"Dans un monde menacé par les conflits et déchiré par la crise, nous savons bien que nous aurons besoin de tous, et notamment de ce continent qui est si proche de nous : l'Afrique", a-t-elle poursuivi.
 
Selon Mme Royal, "il ne fut pas question de repentance dans ce discours de Dakar car la repentance se replie sur elle-même, la repentance est dépressive". "Il ne fut question que d'une chose : nous ouvrir à nouveau à l'universel" qui "est au coeur de notre identité", a-t-elle encore dit.
 
"Oui, l'Afrique est notre avenir", a-t-elle lancé.
 
"Soit l'Europe reste ce qu'elle est, atteinte par une crise de confiance, tentée par le repli sur soi, dépassée par les nations émergentes plus dynamiques, et alors elle se met sur la voie du déclin. Soit l'Europe transforme les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un désir d'avenir, une nouvelle harmonie humaine".
 
Cette nouvelle harmonie, "il nous faut l'imaginer dans un monde dans lequel l'hégémonie occidentale n'est plus". Le partenariat entre l'Europe et l'Afrique constitue un "choix stratégique majeur", pour Mme Royal.
 
Invité par Mme Royal, José Bové, tête de liste Europe-Ecologie dans le Sud-Ouest pour les européennes du 7 juin, a estimé que "toutes les initiatives qui ont lieu et qui permettent de remettre la relation de l'Europe à l'Afrique au centre et bien montrer qu'il faut sortir de cette ère du néocolonialisme, sont à saluer".
 
Il faut "être capables d'unir tous les gens qui vont dans ce sens-là". L'Europe doit être "capable de couper les liens avec cette logique coloniale", a lancé l'altermondialiste à des journalistes.
 
Mme Royal avait déclenché une vive polémique début avril lors d'un voyage à Dakar en demandant "pardon" pour un discours de Nicolas Sarkozy sur l'Afrique prononcé au même endroit en 2007 et très controversé sur le continent.

 

Les leaders syndicaux bras dessus bras dessous manifestent à Paris.
 
Bernard Thibault, François Chérèque, Jean-Claude Mailly et les leaders de cinq autres syndicats ont commencé à défiler bras dessus bras dessous vendredi à Paris, pour une manifestation du 1er mai unitaire historique face à l'ampleur de la crise.
 
Sous une forêt de drapeaux aux couleurs des huits organisations, les manifestants sont partis vers 14H15 de Denfert Rochereau au sud de Paris et sont attendus en début de soirée à la Bastille.
 
Les partis de gauche sont également représentés dans la rue, plusieurs dirigeants nationaux du Parti socialiste notamment devant être présents.
 
La banderole de tête résume l'ensemble des problématiques liées à la crise: "Ensemble face à la crise, défendons l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics, arrêt des suppressions d'emploi, augmentation générale des salaires et des pensions".
 
Les leaders syndicaux ont salué la participation exceptionnelle pour un 1er mai, tout en reconnaissant que la mobilisation était inférieure à celle de la précédente journée nationale d'action du 19 mars. La plupart ont aussi souligné le fait que l'unité syndicale doit perdurer au delà de ce 1er mai.
 
"C'est un des plus gros 1ers mai de ces dernières années. C'est bien supérieur, c'est déjà acquis, au 1er mai 2003 qui avait été un 1er mai exceptionnel compte tenu du conflit sur les retraites" a déclaré Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
 
Pour François Chérèque, son homologue de la CFDT, "c'est certainement le 1er mai le plus important qu'on ai eu ces dernières années, mis à part 2002 où le contexte politique était différent. En province, la mobilisation est moins importante que le 19 mars mais on s'y attendait".
 
Jean-Claude Mailly (FO) a pour sa part jugé que c'est "la même chose ou un peu moins fort que le 19 mars mais dix fois plus qu'en 2008".

 

 

 

 

Menace de pandémie grippale: le gouvernement relève le niveau d'alerte.
 
Le gouvernement français a relevé jeudi "par précaution" le niveau d'alerte face à la menace d'une pandémie de grippe porcine qualifiée d'"imminente" par l'OMS, alors que cinq cas probables ont été identifiés dans le pays, mais aucun confirmé jusqu'à présent.
 
"Bien qu'il n'y ait pas d'épidémie en France, nous avons décidé par précaution de passer en phase 5 de préparation, de mobilisation des services de l'Etat", a déclaré le Premier ministre François Fillon, à l'issue d'une réunion à Matignon de ministres et experts.
 
Les autorités suivent ainsi les recommandations de l'OMS, qui a relevé mercredi soir son niveau d'alerte à 5 sur une échelle de 6. La décision correspond à un passage au niveau français 5A, le 5B équivalent à un foyer épidémique en France.
 
"Toutes les mesures sont prises, on se réunit tous les jours. Il faut être très vigilant, prévoir, s'organiser", avait souligné plus tôt dans la journée le président Nicolas Sarkozy, qui avait déjà convoqué mercredi à l'Elysée une première réunion sur l'épidémie.
 
M. Fillon a précisé que le gouvernement prévoyait "le prépositionnement sur l'ensemble du territoire national des stocks de masques, et d'antiviraux au cas où ils seraient nécessaires".
 
"Tous les passagers des vols en provenance du Mexique (où l'épidémie est apparue) vont bénéficier d'un suivi," a-t-il également indiqué.
 
"Nous avons grâce à notre système de santé, grâce à la préparation qui a été faite ces dernières années, tous les moyens pour faire face à la menace, a rassuré le Premier ministre.
 
Le niveau 5 donne théoriquement la possibilité d'envisager des quarantaines pour les cas suspects, restrictions de circulation, fermetures d'écoles et de lieux publics, interruption des transports en commun, réduction de l'activité économique.
 
Cinq cas étaient qualifiés de "probables" parmi 41 en cours d'investigation jeudi en France, mais aucun n'a été à ce stade confirmé, selon Françoise Weber, directrice de l'Institut de veille sanitaire (InVS).
 
Les tests ont montré pour un des cinq probables qu'il souffrait de grippe de type A comme le H1N1, et qu'il ne s'agissait pas du virus de la grippe saisonnière, renforçant la probabilité qu'il s'agisse de la grippe porcine.
 
Deux autres cas sont moins avancés dans les tests et deux ont une probabilité renforcée, dont l'une par des contacts avec une personne atteinte au Mexique.
 
Par ailleurs, les résultats des tests sur la fillette de 9 ans de retour d'un voyage au Mexique, hospitalisée mercredi à Paris après un malaise à son école, étaient attendus sous 48 heures. L'enfant a développé "des syndromes grippaux".
 
"Par précaution, dans l’attente des résultats des analyses, les parents des élèves scolarisés dans la même classe ont été invités à garder leurs enfants chez eux", a indiqué le maire de Paris.
 
De son côté le Service de santé des armées a annoncé jeudi que la pharmacie centrale des armées se tenait prête à produire un antiviral, composé du principe actif du Tamiflu, antiviral reconnu efficace contre le nouveau virus.
 
Et Roche France, qui distribue en France le Tamiflu, a annoncé la suspension de ses livraisons aux pharmaciens et grossistes. "Nous ne sommes pas en rupture de stock. Il est de notre responsabilité de réserver prioritairement nos stocks de Tamiflu aux hôpitaux et aux autorités de santé", a affirmé le laboratoire.
 
Le Directeur général de la Santé Didier Houssin a souligné que la France disposait d'un stock suffisamment important pour répondre aux besoins des malades en cas d'épidémie.

 

 

 

Le socialiste Claude Bartolone appelle à un "nouveau rassemblement de la gauche".
 
Le député socialiste Claude Bartolone, pour qui les partis de gauche sont "au rendez-vous de l'Histoire" avec la mobilisation "historique" du 1er mai, a appelé mardi la gauche à "se rassembler pour préparer les élections régionales" en vue de la présidentielle 2012.
 
"La mobilisation du 1er mai s'annonce historique", écrit dans un communiqué le président du conseil général de Seine-Saint-Denis : "les partis de gauche sont au rendez-vous de l'Histoire, ils seront mobilisés à l'unisson aux côtés des organisations syndicales pour leur apporter un soutien politique".
 
"Au-delà de ce soutien, la responsabilité des organisations politiques de gauche est maintenant d'offrir un débouché politique à ces revendications", poursuit-il.
 
Selon lui, "la gauche doit à présent se consacrer à la définition d'un autre projet de société permettant d'opposer au capitalisme financier une nouvelle donne politique, une règle du jeu alternative plaçant en son cœur le progrès social, la performance économique et le développement durable".
 
M. Bartolone appelle à un "nouveau rassemblement de la gauche" pour un "nouveau projet de gauche pour la France", que ce soit par des "Etats généraux de la gauche" ou des "forums".
 
Il faut qu'au lendemain des élections européennes, "la gauche puisse se rassembler pour préparer les élections régionales puis pour rendre de nouveau possible l'alternance à l'occasion des élections présidentielle et législatives", ajoute-t-il.

 

 

Les propos de Fillon "attristent" Ségolène Royal "pour les Français"
 
Ségolène Royal s'est dite mardi attristée "pour les Français" après les propos du Premier ministre, François Fillon, selon lesquels les images de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Espagne constituaient "une formidable gifle aux élucubrations de Ségolène Royal".
 
"Cela m'attriste pour les Français, ils attendent autre chose : du sérieux, de l'action, de l'efficacité. Je l'appelle à remplir ses fonctions de Premier ministre avec dignité et avec sérieux, c'est ce qu'on attend", a affirmé à des journalistes l'ex-candidate PS à la présidentielle.
 
"Le Premier ministre devrait avoir d'autres préoccupations et avoir d'autres formes de langage", a-t-elle ajouté, alors qu'elle venait d'achever une séance de dédicace de son ouvrage "Femme debout" dans une librairie du XXe arrondissement de Paris.
 
Une des lectrices lui a offert un agenda 2012, "ça tombe quel jour?", a-t-elle plaisanté en allusion à l'élection présidentielle de 2012.
 
François Fillon avait estimé mardi devant les députés UMP que les images de la visite d'Etat de Nicolas Sarkozy en Espagne constituaient "une formidable gifle aux élucubrations de Ségolène Royal".
 
La présidente de la région Poitou-Charentes avait présenté des "excuses" au chef du gouvernement espagnol pour des propos désobligeants attribués au président de la République et démentis par l'Elysée.

 

 

 

Atteinte à la vie privée: Dray gagne son procès contre L'Est Républicain.
 
Le député socialiste de l'Essonne, Julien Dray, a gagné lundi le procès qu'il avait intenté à L'Est républicain pour atteinte à la vie privée, après la publication par le quotidien en janvier d'un rapport de Tracfin sur son train de vie.
 
La 17e chambre civile du TGI de Paris a condamné le quotidien régional à payer un euro de dommages et intérêts au socialiste et à publier un communiqué judiciaire faisant état de sa condamnation.
 
Depuis le 10 décembre, le vice-président du conseil régional d'Ile-de-France est visé par une enquête préliminaire pour abus de confiance à la suite d'un signalement de la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin.
 
Les soupçons portent sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl, depuis janvier 2006.
 
Les enquêteurs soupçonnent l'élu d'avoir bénéficié d'une partie de ces sommes, évaluées au total à 351.027 euros.
 
Le 14 janvier, L'Est républicain avait publié sur son site internet un article intitulé "Les faramineuses dépenses de Julien Dray" et mis en ligne l'intégralité du rapport Tracfin, dans lequel figuraient des détails personnels de la vie de M. Dray.
 
Le député avait alors assigné le journal pour "atteinte à la vie privée".
 
La 17e chambre, présidée par Nicolas Bonnal, a estimé lundi que l'article incriminé répondait à "l'exigence légitime d'information du public".
 
En revanche, a-t-elle considéré, la mise en ligne du rapport Tracfin "excède très largement ce qu'imposait l'information du public, dès lors qu'elle permettait de reconstituer, sur une période de plus de deux années, les déplacements privés de Julien Dray, en fournissant sur eux de nombreux détails".
 
Cette action engagée au civil par Julien Dray se double d'autres procédures au pénal pour diffamation, contre des journaux comme Libération ou Le Monde.Haut du formulaire

 

 

Sarkozy présentera le "projet européen de la France" le 5 mai à Nîmes.
 
Le président Nicolas Sarkozy présentera le "projet européen de la France" le 5 mai à Nîmes, a annoncé dimanche Michel Barnier, tête de liste UMP aux élections européennes en Ile-de-France.
 
Le chef de l'Etat était "venu lui-même donner le ton et présenter son projet européen" le 24 janvier lors d'un Conseil national de l'UMP, a rappelé M. Barnier, invité de "Dimanche Soir politique" I-télé/France Inter/Le Monde.
 
"Il va le refaire à nouveau le 5 mai à Nîmes, cette fois-ci comme président de la République et pas dans une circonstance politique", à un mois des élections européennes du 7 juin, a poursuivi le ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
 
Il s'agira "d'indiquer le projet européen de la France de manière extrêmement forte" à "l'attention de tous les Français et sans doute aussi de beaucoup d'Européens", a-t-il poursuivi, en précisant que le président Sarkozy participera "à un meeting républicain, ouvert à tout le monde".
 
"Après quoi, toute l'équipe qui est avec lui sera en première ligne", a assuré M. Barnier.
 
Pour sa part, la tête de liste UMP en Ile-de-France a répliqué à l'appel à un vote sanction lancé par le PS en appelant à l'inverse à "un vote sanction contre le Parti socialiste".
 
"Pendant les six mois où nous avons présidé l'Europe (au second semestre 2008, ndlr), avez-vous entendu le Parti socialiste dire quelque chose d'intelligent et de fort sur l'Europe", a-t-il argué, lançant: "voilà ce qu'il faut sanctionner".

 

 

 

Accident d'hélicoptère en Corse: Sarkozy fait part de sa "vive émotion".
 
Le président Nicolas Sarkozy a fait part dimanche de sa "vive émotion" et de sa "très grande tristesse" à l'annonce de l'accident d'un hélicoptère de la sécurité civile en Corse qui a coûté la vie à cinq personnes dont un nouveau-né.
 
Dans un communiqué diffusé par ses services, le chef de l'Etat souligne que "ses premières pensées vont aux familles des victimes qu'il assure de tout son soutien et de la solidarité de la nation dans cette épreuve".
 
Il rend hommage "à la mémoire des pilotes de la sécurité civile et du médecin du Samu qui viennent de payer de leur vie un dévouement absolu au service de leurs concitoyens". "Ce tragique accident endeuille cruellement la Corse et la communauté des acteurs de la sécurité civile".
 
Nicolas Sarkozy demande en outre à la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, qui se rendra sur les lieux de l'accident dimanche, "de transmettre aux familles ses sincères condoléances, et de redire en son nom aux représentants des services de secours sa reconnaissance et sa confiance".
 
L'hélicoptère de la sécurité civile, parti samedi de Ponte-Leccia (Haute-Corse) à 19H15, avait disparu des écrans radar au sud-ouest de Bastia à 19H35 avec à son bord une femme enceinte, âgée de 20 ans, assistée d'une femme-médecin du Samu, un pilote et un co-pilote. Il devait emmener la jeune femme sur le point d'accoucher au centre hospitalier de Bastia, à environ vingt minutes de vol. L'épave et les corps ont été retrouvés vers 4H00.

 

 

 

 

Interpellations à Calais: la "preuve de l'inefficacité de la politique de Sarkozy" pour le PS.
 
 
Le Parti socialiste a estimé mardi que l'opération menée par les forces de l'ordre dans la matinée contre l'immigration clandestine à Calais et ses environs était "la preuve de l'inefficacité de la politique de Nicolas Sarkozy".
 
"Deux jours avant la visite du ministre de l'Immigration" Eric Besson à Calais, cette opération relève d'une "volonté ridicule de faire place nette avant une visite ministérielle", estime le PS dans un communiqué. "C'est un nouvel exemple de la politique spectacle chère à N. Sarkozy, qui préfère scénariser sa propre inefficacité que de proposer de vraies solutions".
 
Le PS observe que depuis la fermeture du centre de Sangatte en 2002 alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l'Intérieur, "des milliers d'exilés errent sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord, dormant à même le sol dans des campements appelés jungles".
 
"Loin d'avoir 'réglé le problème' comme il le prétendait, cette fermeture n'a fait que disséminer sur l'ensemble du littoral la présence de migrants", dénonce le PS pour lequel les quelque 200 interpellations de mardi matin démontrent "sept ans après, l'inefficacité de ces décisions".
 
Jugeant qu'il est temps d'engager "une politique de l'immigration et de l'asile qui réponde à une autre logique", le Parti socialiste exige que "cesse le harcèlement ostentatoire d'exilés pour l'essentiel non-expulsables au profit d'une lutte déterminée contre les réseaux mafieux". AP

 

 

 

Tarbes. Glavany : avec Obama, « tout a changé » Le député en mission parlementaire en Afghanistan. Interview.
 
Jean Glavany (PS) a repris le chemin de l'Afghanistan avec Henri Plagnol, député UMP du Val de Marne. Photo archives.
Vous n'avez pas assisté au dernier conseil municipal ?
Jean Glavany : Je n'oublie pas Tarbes. Depuis le mois de novembre, je suis chargé par la commission des affaires étrangères de rédiger avec Henri Plagnol, député UMP du Val de Marne, un rapport sur l'Afghanistan et l'équilibre politique régional.
Quel est l'objectif ?
J.G. : Nous devons rendre notre rapport pour le mois de juin et faire des propositions pour favoriser un processus de paix. L'enjeu est important pour la sécurité de la région. Et puis nous y sommes engagés. Nous avons des soldats sur place. Nos régiments tarbais y font des jours réguliers.
Comment se présente la situation ?
J. G. : La situation est très complexe. Nous nous sommes rendus en Afghanistan, au Pakistan, en Inde ou en Iran. Ce que l'on peut dire, c'est que la solution ne sera pas militaire, ou en tout cas, pas seulement.
L'élection d'Obama change-t-elle la donne ?
J.G. : Cette élection provoque des changements considérables. On n'est plus sur la ligne de Bush avec cette opposition du bien contre le mal. Les Américains se posent maintenant de bonnes et vraies questions. Ils commencent à parler avec tout le monde, même si Obama veut transférer des troupes d'Irak vers l'Afghanistan.
Peut-on négocier avec les Talibans même modérés ?
J.G. : Quand on veut faire la paix, c'est forcément avec des ennemis. Il faut discuter sans aucun reniement sur la question des droits de l'homme. Il faut chercher un compromis.

 

 

 

Claude Allègre ministre au prochain remaniement ?
 
Rédigé par Geoffrey La Rocca le samedi 18 avril 2009 à 15:00 dans ELYSEE INSIDE. Vous pouvez suivre toutes les réponses à cet article avec RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou faire un trackback de cet article.
 
Selon l’Express, Claude Allègre se verrait bien diriger un grand ministère regroupant l’enseignement supérieur, la recherche et l’industrie. Il serait ainsi le nouveau gage d’ouverture pour Nicolas Sarkozy lors du prochain remaniement.
 
L’hebdomadaire note que le 7 avril dernier, quand le président effectuait un déplacement sur la croissance par la recherche et l’innovation dans les Bouches-du-Rhône, l’ancien ministre de l’éducation nationale du gouvernement de Lionel Jospin était dans le public pendant une table ronde autour de Nicolas Sarkozy.
 
Claude Allègre ne prendrait plus d’engagements à partir de la seconde quinzaine de mai. Pense-t-il devenir ministre à cette période ?

 

 

 

 

Festival Paris en toutes lettres (A lire aussi affaire présidentielle de 2012 ci-dessous : Peignon, Valls et Amont).
 
A l’initiative de Bertrand Delanoë, maire de Paris, et de Christophe Girard, adjoint chargé de la culture, la Ville de Paris présentera, du 4 au 8 juin, la première édition du festival littéraire Paris en toutes lettres.
 
Capitale du livre avec son réseau de 69  bibliothèques municipales (300 000 inscrits), ses centaines de librairies auxquelles s’ajoutent 240 bouquinistes (inscrits au patrimoine de l’UNESCO) et une diversité incomparable d’éditeurs et d’auteurs, Paris souhaite, avec ce nouveau festival, cultiver ses liens anciens et toujours vivaces, avec la littérature.
 
Paris est en effet LA ville littéraire par excellence. La ville a constitué tout au long de son histoire une terre d’accueil, une source d’inspiration et de création pour les écrivains du monde entier.
 
Pendant 4 jours, toutes les formes seront explorées pour faire partager une littérature vivante et en dialogue : lectures d’auteurs et de comédiens, performances, cafés littéraires, ateliers d’écritures, bals et concerts littéraires, parcours des mots de Paris, projections… se succéderont.
 
En cherchant à créer un désir de lecture et d’écriture, le festival « Paris en toutes lettres » a ainsi vocation à renforcer la politique municipale en faveur de la lecture, de l’écrit et plus largement de la culture ouverte à tous

 

 

Au PS, la liste des présidentiables s'allonge par François-Xavier Bourmaud. (Webmaster : Tout militant PS a droit à se présenter aux élections, la question est …)

Vincent Peillon, Manuel Valls et Benoît Hamon (de gauche à droite), qui incarnent la nouvelle génération du PS, pourraient tenter d'obtenir l'investiture de leur parti pour la présidentielle de 2012 (photos : Le Figaro, montage : lefigaro.fr).
Le Parti socialiste compte d'ores et déjà dix candidats possibles.
 
Personne n'en parle au PS. C'est le meilleur signe que tout le monde y pense. Dans bientôt deux ans, les socialistes devront choisir leur candidat pour la présidentielle. Qui sera le plus à même de battre Nicolas Sarkozy ? La campagne pour l'investiture de 2012 a commencé en souterrain.
 
Aujourd'hui, ils sont dix à pouvoir revendiquer l'investiture. Si Ségolène Royal est officiellement candidate depuis le soir de sa défaite de mai 2007, les neuf autres se gardent bien de mettre leurs ambitions en avant. Quand ils ne l'évoquent pas eux-mêmes, ce sont leurs amis ou concurrents qui s'en chargent, pour crédibi­liser l'idée d'une candidature ou contrecarrer l'avance de leurs adversaires.
 
Parmi les favoris, outre l'ex-candidate, il y a bien sûr Martine Aubry. Sa fonction de première secrétaire du PS en fait une candidate légitime, même si elle ne s'est jamais prononcée sur le sujet. Après l'épisode fratricide du congrès de Reims, la nouvelle chef du PS sait que les militants veulent d'abord voir leurs dirigeants remettre le parti au travail plutôt que de replonger dans leurs éternels affrontements. C'est pourquoi elle ne veut pas ouvrir le débat sur les «primaires». «Les militants ne veulent pas parler de ça. Pas maintenant», explique son lieutenant, Jean-Christophe Cambadélis.
 
Strauss-Kahn pense à l'Élysée.
 
Gardien des clés du courant strauss-kahnien, celui-ci garde un œil sur son mentor qui pourrait incarner un recours. Exilé à Washington à la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn pense à la France et à l'Élysée. Pour ses partisans, lui seul a l'envergure pour battre Nicolas Sarkozy. Mais les conditions de son retour sont complexes.
 
Derrière ces trois favoris arrivent ceux qui n'ont renoncé à rien, Laurent Fabius en tête. Toujours persuadé d'avoir un destin national, l'ex-premier ministre de François Mitterrand étudie les conditions d'un retour au premier plan. Il dispose d'une stature d'homme d'État mais les socialistes ne l'aiment toujours pas. Ils gardent en revanche une réelle affection pour François Hollande. Après onze ans à la tête du parti et une participation régulière à la moindre fête de la rose, il bénéficie d'une connaissance parfaite de l'appareil. Pour 2012, il a reconnu lui-même qu'il ne s'excluait pas de la liste. Mais dans l'opinion, il demeure loin des favoris. Bertrand Delanoë se montre plus prudent. Son échec à Reims a peut-être calmé ses ambitions, mais sa bonne tenue dans les sondages lui permet encore d'espérer. Fidèle à lui-même, le maire de Paris élude la question de 2012 en répétant qu'il se veut juste utile à sa famille politique et que s'il peut jouer un rôle en ce sens, tant mieux.
 
Face à ces six poids lourds, quatre challengers pourraient tenter leur chance. Pour s'imposer en 2012, ou prendre date pour 2017. Tous appartiennent à la nouvelle génération du PS, celle qui aimerait bien tourner la page des éléphants. Avec d'abord Pierre Moscovici. Défait à Reims, l'ancien ministre de Lionel Jospin croit en ses chances pour 2012. Et presse le parti de définir le système des primaires.
 
 Créer une surprise à la Obama
 
Ces primaires, Benoît Hamon les attend aussi. Sa campagne réussie pour le congrès de Reims lui a procuré le porte-parolat du PS, un poste exposé mais très en vue. Dans le contexte de crise, son discours ancré à gauche résonne chez les militants. Lui ne s'interdit rien, pas même de créer une surprise à la Obama. Tout comme Manuel Valls qui a récemment pris ses distances avec Ségolène Royal. Mais auprès des militants, le député maire d'Évry souffre d'une image d'homme de droite. Il espère toutefois pouvoir incarner un renouveau au PS.
 
Même chose pour Vincent Peil­lon, proche de Ségolène Royal pendant toute la période du congrès. Apparatchik selon certains, fin connaisseur du parti selon d'autres, il veut désormais passer au premier plan. À Reims, il est apparu dans la lumière mais souffre encore d'un déficit de notoriété. La compétition ne fait que commencer.

 

 

 

Débat sur l'absentéisme des députés: un "rideau de fumée" pour Ayrault (PS)
 
La résurgence du débat sur l'absentéisme des députés, soulevé par l'UMP après l'échec du projet de loi internet, est "un rideau de fumée" pour cacher le fait qu'il s'agissait d'un "mauvais" texte, a déclaré mercredi Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée.
"Chaque fois qu'il y a un problème de ce type dans la majorité, ils lancent ce rideau de fumée" qu'est la dénonciation de l'absentéisme des députés, a-t-il déclaré à l'AFP.
 
"Ils n'ont aucun problème de majorité dans cette Assemblé. Le texte était un mauvais projet, il y a donc eu beaucoup de députés UMP qui ont préféré ne pas se rendre dans l'hémicyle plutôt que de voter pour", a-t-il pousuivi.
 
Le jour du vote, jeudi, des députés de l'opposition étaient entrés par surprise dans l'hémicycle pour profiter du fait que leurs collègues de la majorité n'y étaient qu'une poignée.
 
Pour appeler les élus à plus d'assiduité et éviter ce genre de pataquès, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, a prôné "des sanctions financières" contre les députés "en cas d'absences répétées", un appel relayé par le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, et le chef du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé.
 
Toutes les majorités se sont retrouvées en minorité à l'Assemblée à un moment ou à un autre, pour des raisons variées.
 
En octobre 1998, la gauche, alors majoritaire, avait subi un camouflet avec le renvoi en commission de son texte instituant le Pacs, la droite l'ayant mise en minorité au moment du vote à l'Assemblée nationale. Jean-Marc Ayrault était déjà chef de file des députés PS.

 

 

 

Hommages d'Albanel, Alliot-Marie et Darcos à Maurice Druon
 
Les ministres de la Culture Christine Albanel, de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et de l'Education nationale Xavier Darcos, ont rendu hommage mercredi à l'académicien Maurice Druon, "esprit fort" et "combattant de la liberté", décédé mardi à l'âge de 90 ans.
 
Christine Albanel a déploré la perte d'une "figure majeure" de l'Histoire de France. "Grand patriote, Maurice Druon n'a jamais cessé ... de servir la nation durant sa carrière de député, de ministre de la Culture et d'académicien", écrit la ministre dans un communiqué.
 
"Grand défenseur de la langue française et de la francophonie", Maurice Druon "était avant tout un amoureux des mots, qu'il mettait au service de sa passion pour l'histoire", ajoute-t-elle.
 
"Ce deuil accablera tous ceux qui aiment la beauté et la droiture", a estimé M. Darcos, lié "depuis de longues années" à l'ancien ministre de la Culture.
 
"Avec lui, la France ne perd pas seulement l'auteur emblématique des Rois maudits : elle pleure la disparition de l'une des figures les plus marquantes de sa vie intellectuelle", a-t-il ajouté, dans un communiqué reçu mercredi.
Michèle Alliot-Marie a salué une "personnalité hors du commun" et "un combattant de la liberté profondément attaché aux valeurs du gaullisme et à la grandeur de la France", dans un autre communiqué.
 
Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale a, de son côté, salué la mémoire d'un "immense homme de culture et inoubliable auteur du Chant des Partisans" qui s'est "attaché avec ardeur et élégance à faire rayonner et à défendre la culture et la langue française dans le monde".
 
Frédéric Lefebvre, porte parole de l'UMP, a évoqué la disparition "d'un grand serviteur de l'exception culturelle française" qui a "consacré toute sa vie au service de la culture populaire".
 
Ecrivain particulièrement fécond, ministre des Affaires culturelles en 1973-74, Maurice Druon est mort vers 18H00 mardi à son domicile parisien.

 

 

 

L'Etat doit être "au rendez-vous" pour le redressement d'Heuliez (PS).
 
Le porte-parole du Parti socialiste Benoît Hamon a estimé que l'Etat devrait être "au rendez-vous" pour le redressement de l'équipementier automobile Heuliez, menacé de liquidation judiciaire, dont le sort devrait être fixé mardi par le tribunal de commerce de Niort.
 
"On attend que l'Etat soit au rendez-vous dans le cadre d'un redressement judiciaire, d'un relèvement de la société", a déclaré M. Hamon sur Europe 1 tandis que Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie, a déploré sur LCI que l'Etat ne se soit pas montré assez "volontaire" dans cette affaire.
 
Il faut que l'Etat "fasse un effort important", a estimé M. Hamon.
 
Nicolas Sarkozy entend être "le président de l'emploi, et bien qu'il démontre aujourd'hui qu'il veut faire en sorte que dans des entreprises qui gardent de vrais savoir-faire, notamment des savoir-faire technologiques, on maintient l'emploi".
 
"Il aurait fallu que l'Etat soit dès le début dans cette affaire, dans l'entreprise, volontaire".
 
Pour Heuliez, "il faut des commandes, de l'espoir, de l'argent et une mobilisation. Que personne ne reste en arrière (...)", a-t-il dit soulignant que "l'ensemble des collectivités locales se sont mobilisées".
 
L'entreprise, basée à Cerizay (Deux-Sèvres), a besoin de 45 millions d'euros et de partenaires financiers et industriels pour éviter de disparaître.
 
Le tour de table ne sera pas bouclé mardi, mais les syndicats espèrent que le tribunal, qui doit mettre fin au plan de sauvegarde ouvert en octobre 2007, placera le groupe en redressement judiciaire avec une période d'observation.

 

 

Secret bancaire: la tension monte entre la Suisse et l'OCDE
 
La tension est montée d'un cran cette semaine entre la Suisse et l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), la Confédération envisageant dimanche d'autres sanctions contre l'organisation qui l'a placée sur une liste "grise" des paradis fiscaux.
 
Faisant fi de leur traditionnelle discrétion, les autorités helvétiques ont laissé libre cours à leur mécontentement, dix jours après avoir été inscrits par l'OCDE sur la liste "grise" des Etats ayant pris l'engagement d'échanger des renseignements fiscaux sans toutefois avoir "substantiellement" mis en œuvre des réformes.
 
Berne pourrait ainsi accentuer sa pression contre l'organisation pour forcer cette dernière à une meilleure communication avec la Suisse, indiquent des sources proches des autorités fédérales, citées dans l'édition dominicale de la Neue Zürcher Zeitung (NZZ).
 
Après avoir bloqué mercredi une somme de 136.000 euros destinée à l'organisation, la Suisse pourrait freiner le processus de coopération avec la Chine, l'Inde et d'autres pays émergents, écrit la NZZ.
 
Les autorités fédérales pourraient également tarder à régler leur cotisation annuelle à l'OCDE -- environ 10 millions de francs suisses (6,5 millions d'euros) -- ou empêcher en 2011 la réélection du secrétaire général Angel Gurria.
 
Le Département fédéral des Finances (DFF) n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter ces informations.
 
Jusqu'à présent réticente à exprimer son agacement, la classe politique suisse a essentiellement dirigé ses critiques contre l'OCDE.
 
Le ministre suisse de l'Intérieur, Pascal Couchepin, a estimé que l'organisation ne devrait pas "jouer au (guide gastronomique) Gault Millau" en établissant un classement des Etats, en référence à la liste "grise" publiée le 2 avril, et sur laquelle la Suisse a été inscrite malgré l'assouplissement de son secret bancaire.
 
Selon le ministre, cité par le journal dominical Sonntag, l'ONU a été "humiliée" lors du sommet du G20, qui l'a contournée et a transformé l'OCDE en "agence de notation".
 
La Suisse, membre de l'OCDE, estime avoir été trahie par l'organisation avec l'établissement de cette liste et ne pas avoir été suffisamment informée au préalable.
 
Décidé à changer la donne, le président de la Confédération Hans-Rudolf Merz avait affirmé mercredi vouloir "jouer un rôle plus important dans la définition" des critères de cette liste grise.
 
En réaction à ces propos, l'OCDE avait déploré jeudi la décision de la Suisse de geler des fonds qui lui étaient destinés et rendu publique une lettre où elle justifie le placement du pays sur la liste "grise".
 
Dans cette lettre, adressée à M. Merz et datée du 2 avril, M. Gurria qualifie d'"imprécis" les propos selon lesquels l'organisation n'a pas été "juste" envers la Suisse.
 
M. Gurria rappelle que les premiers contacts avec la Suisse au sujet de sa fiscalité remontent à octobre 2008.
 
"L'OCDE a agi de bonne foi et a dûment partagé (ses) informations avec les représentants des pays concernés", poursuit le secrétaire général, critiquant la Suisse pour ne pas avoir signé à ce jour "un seul accord sur l'échange d'information fiscale conforme aux standards de l'OCDE".
 
Sûre de son bon droit, la Suisse a réitéré son souhait d'être impliquée dans la définition des critères de la liste "grise", M. Gurria en ayant été informé dans une lettre du ministre des Finances, selon un porte-parole du DFF.

 

 

 

 

La parole de Sarkozy bientôt comptée ?
 
Les règles du CSA pourraient changer et prendre en compte la parole du Président dans celle de la majorité...
 
Depuis son élection, Nicolas Sarkozy peut s’exprimer comme bon lui semble à la télé et à la radio : son temps de parole, de même que celui de ses collaborateurs, n’est pas pris en compte par le Conseil supérieur de l’audiovisuel. En revanche, celui-ci veille à ce que les interventions du gouvernement, de la majorité et de l’opposition parlementaires soient réparties selon la règle des trois tiers. Tout pourrait changer. Alors qu’en octobre 2007, le CSA avait exclu “par principe toute forme de prise en compte des interventions du président de la République et de ses collaborateurs”, le Conseil d’Etat a décidé hier d’annuler cette décision, tout en renvoyant au CSA la responsabilité de fixer de nouvelles règles.
 
Satisfaction socialiste
 
Les socialistes, qui n’ont eu de cesse de dénoncer l’omniprésence médiatique de Nicolas Sarkozy, ont crié victoire. François Hollande, à l’origine de la saisine du Conseil d’Etat, a “salué” son arrêt, “dans la mesure où il rappelle les principes du pluralisme”. L’ancien premier secrétaire du PS a annoncé qu’il demandait “rendez-vous au CSA pour connaître les conséquences qu’il va tirer de cette nouvelle jurisprudence”. “Notre stratégie combative finit par payer”, a réagi de son côté le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, partisan d’une réorganisation à parts égales, “50% pour la majorité, 50% pour l’opposition”.

 

 

 

Delanoë préfère le Conseil de Paris au dîner en Turquie
 
Le maire de Paris Bertrand Delanoë, a décliné l'invitation pour participer hier soir à un dîner officiel en Turquie autour de Barack Obama.
Les raisons officielles: Bertrand Delanoë voulait assister hier après-midi aux questions d'actualité du Conseil de Paris, portant notamment sur les économies et le fonctionnement que va devoir faire la ville pour cause de chute des droits de mutation.
Il ne s'est rendu a-à Ankara que ce matin pour une réunion de représentants d'élus européens.

 

 

 

Ségolène Royal demande "pardon" pour le "discours de Dakar" de Sarkozy.
 
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, a demandé "pardon" lundi à Dakar pour le discours controversé prononcé en 2007 au Sénégal par le président Nicolas Sarkozy, puis a demandé la fin de "ce qu'on appelle la Françafrique".
 
"Quelqu'un est venu ici vous dire que +l'Homme africain n'est pas encore entré dans l'Histoire+", a-t-elle déclaré, devant plus de 500 personnes réunies au siège du Parti socialiste sénégalais.
 
"Pardon, pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et -je vous le dis en confidence- qui n'engagent ni la France, ni les Français", a-t-elle ajouté.
 
L'assistance enthousiaste, en bonne partie constituée de militants socialistes, s'est alors levée pour l'applaudir et l'acclamer.
 
Le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet a qualifié d'"irresponsables" les propos de Mme Royal.
 
"Les déclarations de Mme Royal tenues à l'étranger sont choquantes, irresponsables et antidémocratiques. Elles sont tournées vers le passé", a réagi M. Joyandet dans une déclaration transmise à l'AFP. "Désirs d'avenir, c'est vraiment du passé", a-t-il ajouté, dans une allusion à l'association "Désirs d'avenir" de Mme Royal.
 
M. Sarkozy avait suscité une vive émotion, le 26 juillet 2007, à l'occasion de son premier déplacement en Afrique subsaharienne, en évoquant notamment "le drame de l'Afrique, (qui est) que l'Homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire" ou "le paysan africain qui (...) ne connaît que l'éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles".
 
Des intellectuels ont publié depuis plusieurs livres en riposte aux propos de M. Sarkozy, résultant selon eux d'"une vision manichéenne, raciale et paternaliste" de l'Afrique.
 
"Bien évidemment, vous avez fait l'histoire et vous continuez à la faire et vous l'avez faite bien avant la colonisation, pendant, avant et depuis. Et c'est avec vous que nous allons construire notre avenir" a répliqué Mme Royal.
 
"Pardon pour le passé, merci pour le passé", a-t-elle poursuivi, 161 ans après l'abolition définitive de l'esclavage en France et 49 ans après l'indépendance du Sénégal, ex-colonie française.
 
"Pour le meilleur et parfois, hélas, pour le pire, nos histoires ont été liées. Le pire, ce fut l'esclavage (...), le pire aussi ce fut la colonisation dont une partie de la droite a essayé de nous faire croire (...) qu'elle avait des +aspects positifs+", a poursuivi Mme Royal.
 
La présidente de la région Poitou-Charentes avait débuté son discours par "mes frères et mes sœurs" et s'était présentée comme "une fille de l'Afrique", née il y a 55 ans à Dakar où son père était sous-officier.
"La France républicaine mérite que cesse ce qu'on appelle (...) la +Françafrique+ et l'opacité de décisions prises dans le secret de quelques bureaux pour quelques intérêts particuliers", a-t-elle encore déclaré.
 
"Nous ne pouvons, nous Français, ni soutenir les dictatures, ni abandonner les démocrates", a insisté Mme Royal, adversaire malheureuse de M. Sarkozy au second tour de la présidentielle de 2007, s'exprimant souvent comme une présidentiable en campagne.
 
Le premier secrétaire du PS sénégalais, Ousmane Tanor Dieng, a jugé que le discours de Mme Royal avait "réhabilité la France aux yeux des Sénégalais".
 
En revanche, son programme prévoyait lundi une audience avec le président sénégalais Abdoulaye Wade qui n'a pas eu lieu. L'attachée de presse de Mme Royal a annoncé que l'entretien avait été "reporté" mais la présidence a assuré que "cela n'était pas à l'agenda du président lundi".
 
Mme Royal doit achever jeudi une visite de cinq jours au Sénégal.

 

 

 

Conflits sociaux : Villepin donne raison à Ségolène Royal
 
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a donné raison lundi à Ségolène Royal après ses propos sur la radicalisation des conflits sociaux, prenant le contre-pied de son parti, l'UMP, qui a vivement critiqué les déclarations de l'ex-candidate PS à l'Elysée.
 
"Je ne crois pas qu'elle (Mme Royal) justifie en aucune façon la violence envers les patrons", a déclaré M. de Villepin sur Canal+ faisant valoir qu'"il y a une différence entre comprendre, ou craindre qu'à un moment donné une violence ne monte, et la justifier".
 
"Toute violence est injustifiable" mais "cette violence est au rendez-vous parce qu'il y a un désespoir et il y a une frustration", a ajouté l'ancien Premier ministre.
 
Dans un entretien au Journal du Dimanche, Mme Royal avait jugé que séquestrer des patrons est "illégal" tout en soulignant que "les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue".
 
M. de Villepin a par ailleurs reconnu avoir franchi "une étape" dans sa critique de Nicolas Sarkozy et indiqué qu'il verrait avec "beaucoup de plaisir" le président du MoDem François Bayrou, comme ce dernier le souhaite.
 
L'ex-chef de gouvernement a affirmé avoir "un certain nombre de convictions communes" avec le leader centriste, farouche opposant au président de la République", notamment sur "le modèle républicain".
 
"Je franchis une étape parce que je pense que nous avons besoin de solutions et que nous avons besoin aussi d'afficher des principes clairs", a-t-il dit soulignant que dans les réformes "l'exigence de justice sociale" doit "conditionner le reste".

 

 

 

G20 : Plus de 1 000 milliards de dollars pour la relance et l'aide aux institutions financières.
 
Les chefs d'Etat et de gouvernement réunis lors du G20, jeudi 2 avril à Londres, sont parvenus à plusieurs compromis pour réformer la finance mondiale et relancer l'économie, confrontée à sa pire récession depuis la seconde guerre mondiale. "Aujourd'hui, le monde s'est uni pour lutter contre la récession mondiale. Pas avec des mots, mais avec un plan de reprise mondiale et de réformes assorti d'un calendrier clair", a déclaré le premier ministre britannique, Gordon Brown.
Une déclaration commune intitulée "Un nouvel ordre mondial" a été rendue public en fin de journée, reprise par le premier ministre britannique, Gordon Brown, qui en a énuméré les différents points.
 
Les ressources du FMI seront multipliées par trois et portées à 750 milliards de dollars, soit 500 milliards supplémentaires financé par de "l’argent nouveau" apporté par les Etats membres. S'y ajouteront 250 milliards provenant d'une émission supplémentaire de droits de tirage spéciaux (DTS), l'unité de compte du FMI, qui lui permettra d'augmenter ses ressources propres. Le Fonds pourra également vendre une certaine quantité d'or pour aider les pays les plus pauvres touchés par la crise. Par ailleurs, les dirigeants du FMI et de la Banque mondiale seront désormais nommés au mérite, mettant fin à l'accord implicite qui réservait le FMI aux Européens et la Banque mondiale aux Américains.
 
250 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés à aider le financement du commerce pour relancer les échanges mondiaux. Le G20 accorde aussi 100 milliards de dollars d'aide aux banques de développement, comme la Banque asiatique de développement et son homologue africaine. On arrive donc à un total de 1 100 milliards de dollars pour la relance et l'aide aux institutions financières.
 
Les dirigeants du G20 ont également annoncé la publication, jeudi même, par l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), de la liste des paradis fiscaux non coopératifs, satisfaisant ainsi la demande de la France et de l'Allemagne. Le communiqué final du sommet affirme que "l'ère du secret bancaire est terminée" et que "des sanctions" seront prises contre les centres fiscaux non coopératifs.
 
Les membres du G20 se sont mis d'accord pour mettre en œuvre des contrôles accrus des agences de notation et des fonds spéculatifs. En matière de rémunérations dans le secteur de la finance, de "nouvelles règles" sur les salaires et les bonus au niveau mondial seront également prises afin d'éviter les prises de risques excessives. Aucune précision n'a cependant été apportée sur ces deux points.
 
Le G20 réaffirme qu'il "s'empêchera d'élever de nouvelles barrières" protectionnistes, et cela jusqu'à la fin 2010.
 
Les dirigeants du G20 ont enfin décidé de se réunir à nouveau d'ici la fin de l'année, a précisé M. Brown. M. Sarkozy a pour sa part indiqué que ce troisième G20 aurait lieu après la prochaine assemblée générale de l'ONU, prévue en septembre.
 
A l'issue de ce sommet, un "nouvel ordre mondial" va émerger de la crise économique, a estimé le premier ministre britannique, alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, a affirmé qu'il s'agissait "d'un compromis historique pour une crise exceptionnelle". Nicolas Sarkozy s'est, lui, déclaré "heureux", lors d'une conférence de presse, que ce sommet soit allé "au-delà de ce que nous pouvions imaginer.

 

 

 

Crise: le G20 débloquerait jusqu'à 1.000 milliards de dollars
Les dirigeants du G20 envisagent de débloquer jusqu'à 1.000 milliards de dollars pour l'économie mondiale en utilisant les ressources et les moyens du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), a-t-on annoncé de source diplomatique à Londres.
Parmi les sujets de discussion du G20 figure l'augmentation des ressources du FMI qui pourraient être doublées à 500 milliards de dollars, voir triplées à 750 milliards de dollars comme le souhaitent les Américains.
 Le FMI verrait notamment ses ressources augmentées dans la foulée des accords de prêts bilatéraux, dont plusieurs viennent d'être signés, notamment avec le Japon, l'Union européenne, la Norvège et le Canada.
 
Jusqu'à mercredi soir, 260 milliards de dollars avaient ainsi été recueillis, a précisé la source diplomatique sud-américaine.
 
Le Fonds va également agir par l'intermédiaire des Nouveaux Accords d'Emprunts (NAE), créés en 1998 et dont les montants pourraient être augmentés d'une somme allant de 250 millions à 500 milliards de dollars.
 
Le FMI utiliserait également une augmentation des Droits de Tirage Spéciaux (DTS), l'unité de compte qu'il utilise pour augmenter ses ressources, et donc ses possibilités de prêts aux pays les plus touchés par la crise. Le montant de cette augmentation, qui serait dorénavant acceptée par les Etats-Unis, pourrait être compris entre 100 milliards à 250 milliards de dollars, selon cette source qui a requis l'anonymat.
 
Enfin, le Fonds pourrait émettre des obligations directement sur les marchés, selon une formule qui doit encore être précisée, a-t-on ajouté.
 
De son côté, la Banque mondiale va augmenter sa capacité de prêts de 100 milliards par an sur trois ans, et pourrait également lever des fonds sur les marchés à hauteur de 250 milliards de dollars. L'organisme de la BM qui s'occupe de l'assistance au secteur privé, la Société Financière Internationale (SFI), apporterait entre 50 et 250 milliards de dollars sous forme de mesures de soutien au commerce international.
 
"Dans le meilleur des cas, nous pourrions obtenir un paquet atteignant 1.000 milliards de dollars", a conclu la source diplomatique sud-américaine.

 

 

 

Villepin brocarde Sarkozy et parle d'élection...
 
Dominique de Villepin a fait salle comble mercredi pour son retour dans l'enceinte de l'Assemblée -une première depuis son départ de Matignon- où il était invité par ses partisans à parler de l'Otan. Il en a profité au passage pour brocarder Nicolas Sarkozy et parler... d'élection.
 
Pour la première fois depuis son départ de Matignon, il y a près de deux ans, Dominique de Villepin s'est rendu mercredi à l'Assemblée nationale pour une réunion sur le thème "la France et l'Otan". Plus de 300 personnes ont pris place dans la salle Victor Hugo pour écouter l'ancien Premier ministre regretter le retour complet de la France au sein de l'Alliance atlantique. "Dans la vie, nos actes nous suivent. Le retour dans l'Otan, voilà un acte qui suivra le président de la République. Il est comptable des paris qu'il fait (...) Les Français pourront juger", a-t-il dit.
 
Poursuivant son attaque en règle de la politique élyséenne, Dominique de Villepin a déclaré à propos de la menace de Nicolas Sarkozy de quitter la table des négociations du G20 : "J'espère que la France continuera d'être entendue haut et fort et pas dans des stratégies d'ultimatum ou de la chaise vide". Et l'ancien Premier ministre d'ironiser : "Je ne crois pas qu'on puisse, à quelques jours d'intervalle, dire 'je reviens dans le commandement intégré de l'Otan parce que les absents ont toujours tort' et, à la veille de participer à la réunion du G20, dire qu'on envisage de s'absenter".
 
Dominique de Villepin, qui ne s'est jamais frotté au suffrage universel, a en outre laissé entendre qu'il pourrait se présenter à une élection. "L'élection, ce sont des circonstances qui font qu'elle devient naturelle. Croyez bien, je serai à ce rendez-vous", a-t-il déclaré à l'issue de la rencontre.
 
Peu après, le député UMP Christian Estrosi, proche de Nicolas Sarkozy, a jugé Dominique de Villepin "indigne" et l'a accusé de jouer "l'inspecteur des travaux finis".

 

 

 

 

Intervention Sarkozy: le G20 "pas un concours de matamores", selon Ayrault (PS)
 
Le sommet du G20 jeudi à Londres n'est "pas un concours de matamores", a commenté mercredi le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault après l'intervention de Nicolas Sarkozy à la radio.
 
Le G20, ce n'est "pas un concours de matamores, c'est pas de savoir qui va briller le plus avec la première visite en Europe de Barack Obama, la question c'est de savoir si à ce G20, il y aura des résultats", a affirmé M. Ayrault sur RMC et BFM-TV.
 
Peu auparavant, sur Europe 1, le chef de l'Etat a déclaré qu'il ne "s'associerait pas" à un sommet" du G20 conclu par "des faux compromis".
 
"Il ne suffit pas de prononcer des phrases et de faire des cours de morale (...) comme le fait le président de la République, parce qu'il faut d'abord commencer par balayer devant sa propre porte", a ajouté M. Ayrault.
 
"Ce que j'attends du G20 c'est qu'on dise: on ne va pas faire comme avant et on commence à changer les règles du jeu", a poursuivi le député-maire de Nantes, souhaitant que ce sommet marque "l'amorce d'une gouvernance mondiale", la mise en place d'un nouvel ordre économique mondial, social et environnemental".

 

 

 

Autolib' : l'Allemagne montre la voie à Paris Partager  
 
C'est l'un des grands chantiers de la seconde mandature de Bertrand Delanoë : Autolib', comprenez un service de voiture en libre service sur Paris et les communes limitrophes, à l'image de Vélib' lancé avec succès il y a moins de deux ans.
 
Annoncé en grandes pompes en 2007, durant les municipales, le projet semble depuis tâtonner... alors que d'autres ont déjà franchi le pas, notamment à Lyon.
 
Alors, l'Autolib' à Paris, Arlésienne ou pas ? «Non, répond sans détours Annick Lepetit, l'adjointe aux transports. Les choses avancent même dans le bon sens, mais cela prend plus de temps que prévu».
 
«Avant de lancer l'appel d'offres, il faut d'abord créer la structure juridique, en l'occurrence un syndicat mixte ouvert, qui regroupera Paris et l'ensemble des communes voisines qui auront adhéré au projet», explique l'élue. Quatre-vingt villes de la petite couronne pourraient en effet intégrer ce syndicat, pour une flotte attendue de 5 000 véhicules dispersés sur l'ensemble du réseau.
«Nous attendons l'accord de ces communes, ajoute Annick Lepetit. D'ici fin juin, on devrait avoir reçu l'ensemble des réponses, par délibérations de conseils municipaux. Si tout va bien, on peut donc espérer lancer l'appel d'offres cet été. Ensuite, c'est la phase de consultations. Donc, quoi qu'il arrive, Autolib' ne devrait pas voir le jour avant la fin de l'année 2010».
Car2Go, «c'est un jeu d'enfant !»
En tout cas, sur le marché, les constructeurs automobiles sont d'ores-et-déjà sur le pied de guerre, à l'image du géant Daimler. Jeudi dernier, à Ulm (Allemagne), ce dernier a présenté le système Car2Go, proche de ce que cherche à faire Bertrand Delanoë sur Paris. Il s'agit du concept le plus abouti en la matière, avec des voitures de location en accès libre partout, sans besoin de station d'accueil.
A Ulm, cité natale d'Albert Einstein, Car2Go permet d'emprunter 200 Smart Fortwo. Son principe est le suivant : après inscription sur internet, l'utilisateur se rend au «shop» pour présenter son permis de conduire. On y appose alors une puce qui sert de ticket d'entrée. Cette formalité remplie, l'emprunt peut ensuite se faire spontanément sur une des Smart stationnées sur la voie publique, ou alors en réservant à l'avance et en ligne depuis un ordinateur ou un téléphone mobile.
«Après, c'est un jeu d'enfant !», se targue Heinrich Robertz, responsable du projet. «Il suffit de présenter la puce du permis de conduire devant le lecteur situé derrière chaque pare-brise. Le portes de dévérouillent puis, après avoir tapé un code PIN à l'intérieur, on peut retirer les clés de contact situées dans la boîte à gants». Le coût ? 0,19 centimes la minute, ou alors un forfait à l'heure et à la journée, directement prélevé sur le compte bancaire.
L'exigence du véhicule propre
Contre les dégradations et les infractions, Car2Go prétend aussi avoir la solution : «Lorsque l'on tape le code PIN, il y a ensuite une série de questions sur la propreté de la voiture, son état général ou encore le niveau d'essence», explique Olivier Amelineau. «Le conducteur répond par des étoiles, ce qui permet de donner une note à l'utilisateur précédent, un peu comme sur eBay. En cas, d'infraction, on retrouve ainsi sa trace et il peut être sanctionné».
Reste à savoir, maintenant, si le concept répondra entièrement aux éxigeances d'une ville comme Paris. Une chose est sûre, Bertrand Delanoë souhaite des véhicules électriques, alors que Daimler ne propose que des Smart en version diesel. «Notre technologie sur l'électrique est en devenir. Si demain, un appel d'offre avec 5.000 voitures électriques était lancé, il est sûr que nous ne pourrions pas nous aligner. Du moins dans l'immédiat», reconnaît Rainer Becker, en charge du développement chez Daimler, avant de préciser : «Mais je rappelle, aussi, que nos Smart diesel détiennent le record du monde des émissions les plus basses en CO2».

 

 

 

 

Accusé à tort de viol, le cousin de Ségolène Royal attaque l'Etat.
 
Webmaster : Triste histoire.
 
Pierre Royal, cousin germain de Ségolène Royal a été acquitté en appel, alors qu’il avait été condamné à dix ans de prison pour "agression sexuelle" par les assises de la Loire. Une jeune fille l'avait accusé de l’avoir violée.
 
À la suite de cet acquittement Pierre Royal, a attaqué l’Etat pour "dysfonctionnement de la justice, préjudice moral et professionnel".

L’audience est prévue, mercredi, devant la 1ère chambre du Tribunal de grande instance de Paris.

Pierre Royal rappelle que lors du premier jugement aux assises de Riom, le juge d’instruction a refusé une expertise médicale, ainsi que l’audition d’un témoin et la reconstitution des faits qui auraient pu faire éclater la vérité, selon lu
Pour sa détention provisoire de dix mois, Pierre Royal a été dédommagé à hauteur de 64.000 euros. Au moment de sa condamnation par les assises, Pierre Royal était directeur d’un lycée privé catholique. (Source: Le Point)

 

 

 

Européennes: Dati avait été investie sur la liste PS en 1994
 
PARIS (AFP) — La garde des Sceaux Rachida Dati avait été investie par le PS sur sa liste nationale aux Européennes de 1994 mais s'était retirée avant le scrutin, écrit Libération dans son numéro de jeudi, ce qu'a confirmé mercredi le PS interrogé par l'AFP.
 
"Rachida Dati était sur la liste nationale du PS pour les Européennes de 1994 qui a été soumise au vote des militants, mais elle s'est retirée avant le vote des électeurs", semblant insatisfaite de "sa position" sur la liste, a dit à l'AFP François Lamy, bras droit la première secrétaire du PS Martine Aubry, se refusant à tout commentaire.
 
Selon Libération, Mme Dati était en "54e position sur la liste" conduite par Michel Rocard, alors premier secrétaire, et votée par les militants. "Mais, à l'arrivée, son nom a disparu de la liste présentée aux électeurs."
 
Interrogée par l'AFP, la Chancellerie n'a pas souhaité faire de commentaires à ce sujet.
 
De son côté, l'UMP a affirmé à l'AFP ne pas être au courant. "Si c'était vrai ce ne serait pas un problème, ajoute-t-on, ça n'aurait rien d'étonnant puisque chacun sait que Rachida Dati à cette époque était proche des réseaux Kouchner", ex-PS, actuel ministre des Affaires étrangères.

 

 

 

Le grand pari du président
  
Nicolas Sarkozy présentera le 29 avril l'un de ses chantiers les plus importants, le projet du Grand Paris. Particulièrement ambitieux, il doit faire de la région capitale l'atout maître de la France dans la compétition économique mondiale des trente prochaines années. Paris est en effet, avec Londres, New York et Tokyo, l'une des quatre seules « villes monde » recensées par l'OCDE pour leur capacité à concentrer richesses, recherche et innovation. Ces futures locomotives de l'économie mondiale se caractérisent aussi par leur art de vivre et une croissance économique supérieure à celle de leur environnement. Ainsi, Paris et l'Ile-de-France représentent 30 % du PIB national avec 18 % de la population. « Cela signifie qu'une croissance de 5 % en Ile-de-France peut soutenir une croissance nationale de 3 % », expliquait l'un des acteurs du Grand Paris à la veille de la crise. Objectif que le Conseil régional d'Ile-de-France juge inaccessible : depuis des années, les avantages de la région en termes de croissance, d'emploi et de niveau de vie se rapprochent de la moyenne nationale. Ce constat est aussi celui des Verts, alliés du président socialiste du conseil régional, Jean-Paul Huchon, qui prônent un développement qualitatif plutôt que quantitatif. Le projet de schéma directeur préparé par la région, lui aussi pour les trente prochaines années, se fonde donc sur une croissance de l'ordre de 2 %. Jugée insuffisante par l'Etat, elle vaut plusieurs remarques à la région, mais Jean-Paul Huchon maintient le cap.
C'est compter sans l'élection de Nicolas Sarkozy. Pour avoir été en charge de l'Aménagement du territoire et élu d'Ile-de-France, il connaît le potentiel de la région et en fait la pierre angulaire de sa politique de croissance. Aussi lance-t-il, dès le 26 juin 2007, son projet de Grand Paris. Un bras de fer s'engage avec Jean-Paul Huchon conforté par Bertrand Delanoë. Le maire socialiste de Paris craint que le projet présidentiel rogne son pouvoir. Nicolas Sarkozy maintient la pression et lance, le 17 septembre, une grande consultation d'architectes pour nourrir son idée. Habile, Bertrand Delanoë apporte 400.000 euros à l'opération, sûr que les architectes, farouchement indépendants, seront le meilleur rempart à d'éventuelles visées hégémoniques de l'Elysée. Sans marge de manœuvre, Jean-Paul Huchon campe sur ses positions jusqu'à pousser Nicolas Sarkozy à reprendre le dossier en main il y a un an en nommant Christian Blanc, secrétaire d'Etat chargé du Développement de la région capitale.
A lui d'adapter à l'Ile-de-France les recettes qui marchent à Londres et New York. En s'appuyant sur les travaux des architectes, il doit maintenir la cohésion économique et sociale de la région et préparer des pôles de développement économique associant environnement, enseignement, recherche et entreprises. Reliés par un système de transport collectif performant, leur mise en réseau doit alimenter la croissance, puis dans un deuxième temps entraîner celle de métropoles comme Lille, Strasbourg, Lyon... Ce n'est qu'une fois ces projets bouclés - il y intègre actuellement les conclusions des architectes - qu'il devra formuler des propositions sur la gouvernance de la région. Christian Blanc pourra alors s'appuyer sur le syndicat d'études Paris Métropole lancé par Bertrand Delanoë pour écouter les élus d'Ile-de-France, très remontés par les conclusions du comité Balladur.
Contourné, Jean-Paul Huchon, qui n'a pas pu ou n'a pas voulu attendre les projets de Christian Blanc pour faire voter le schéma directeur de la région, devra accepter de revoir sa copie. « Il sait que ses élus auxquels Christian Blanc a présenté des projets qui les intéressent risquent de le lâcher », dit quelqu'un qui le connaît bien. Pire, son principal argument, « l'Etat ne peut rien faire sans le financement de la région et des départements », s'émousse avec la crise. Les investisseurs favorisent les projets de long terme sans risque et Christian Blanc leur en propose. Enfin, à trop résister, Jean-Paul Huchon risquerait de compromettre ses chances d'investiture pour les régionales de 2010. Certains dans l'entourage de Martine Aubry, dont il se réclame, sont tentés par les projets de Christian Blanc et, en face, l'UMP vient de faire le choix, avec Valérie Pécresse, de la rupture.
Dominique Malécot est journaliste au service Régions.

 

 

 

Condamné pour un 'Casse toi pov'con': "Ce procès est un combat politique"
 
Le 28 août dernier, Hervé Eon, militant du Parti de Gauche, se rend à une manifestation lors du passage de Nicolas Sarkozy dans sa ville de Laval (Mayenne). Au moment où passe le convoi présidentiel et alors qu'il est interpellé par la police, il brandit une pancarte "Casse-toi pov' con".
 
Poursuivi par la justice pour "offense au chef de l'Etat", ce demandeur d'emploi de 56 ans et ancien conseiller général PS de Mayenne avait été condamné en novembre 2008 à une "amende de principe" de "30 euros avec sursis" par le tribunal de grande instance de Laval, alors que le parquet avait demandé une peine de 1.000 euros d'amende.
 
Très remonté à la suite de cette décision, il avait fait appel.
 
Le mardi 3 février, Hervé Eon a comparu devant la cour d'appel d'Angers (Maine-et-Loire). Lors de cette audience, il avait déclaré: "Au fond de moi-même, je n'ai pas le sentiment d'avoir offensé le chef de l'Etat" et "je n'irai pas m'excuser".
 
Ce mardi, la cour d'appel d'Angers a confirmé la condamnation à 30 euros d'amende avec sursis prononcée en première instance pour offense contre le chef de l'Etat contre Hervé Eon.
 
La cour d'appel a confirmé le délit d'offense en soulignant que Hervé Eon avait préparé son acte et délibérément brandi son affichette au passage du cortège présidentiel enaoût dernier. "Son engagement politique et la nature même des propos employés, parfaitement prémédités, exclut définitivement toute notion de bonne foi", indique l'arrêt de la cour.
 
Du coup, Hervé Éon a aussitôt déclaré qu'il allait se pourvoir en cassation et qu'il était prêt à aller, si nécessaire, devant la Cour européenne des droits de l'homme.
 
À l'annonce de l'arrêt de la cour d'appel, Hervé Éon a déclaré: "Je m'attendais à être condamné. Mais je trouve cette décision ridicule. J'irai jusqu'à la Cour européenne des droits de l'Homme pour faire changer la loi, s'il le faut. Car ce délit d'offense au chef de l'Etat est absurde, d'autant plus qu'il n'existe plus dans beaucoup de pays européens."
 
Ce procès "est un combat politique pour l'abrogation du délit d'offense", a-t-il encore expliqué.

 

 

 

       Heuliez: Royal veut "une clarification"
La présidente PS de Poitou Charentes, Ségolène Royal, venue à Cerizay chez l'équipementier automobile en difficulté Heuliez, a demandé une "clarification" sur l'utilisation du fonds stratégique pour les entreprises en difficulté (FSI). "L'enveloppe du FSI (Fonds stratégique d'investissement) est d'un montant de 400 millions d'euros et on nous refuse 10 millions" pour Heuliez, a déploré Mme Royal, en s'adressant aux salariés de l'entreprise, rassemblés devant l'entrée principale.
 
"Je souhaite une clarification de la distribution du FSI et je veux savoir pourquoi ce refus", a-t-elle ajouté. "On me dit que les gens à la tête du FSI n'auraient pas un regard bienveillant à l'égard d'Heuliez. Je ne peux le croire. De plus, j'espère que le refus n'est pas le résultat d'une pression exercée par un groupe concurrent. Je ne peux l'imaginer", a conclu Ségolène Royal, avant de reprendre la route pour Poitiers.
 
Un comité d'entreprise extraordinaire doit se tenir à 15h30 dans l'entreprise pour évoquer la situation.

 

 

 

Le G20 de Londres a le "devoir d'aboutir à des réponses concrètes" (Fillon)
 
Le Premier ministre français François Fillon a affirmé lundi que les pays participant au G20 de Londres auront "le devoir d'aboutir à des réponses concrètes", notamment sur la régulation financière, pour contrer la crise, jugeant "grandes" les "chances de succès".
 
"A Londres, nous aurons le devoir d'aboutir à des réponses concrètes", a déclaré M. Fillon à Washington devant quelque 180 personnes de la Fondation Carnegie pour la paix internationale, un des plus importants clubs de réflexion américains.
 
Selon lui, quatre piliers sont essentiels : "réforme de la régulation financière internationale, soutien à la croissance, sauvetage des banques et soutien aux pays les plus menacés".
 
"Si un seul de ces piliers manque il n'y aura pas de reprise durable ni de confiance réelle dans le système", a fait valoir M. Fillon.
 
"Je crois que nos chances de succès sont grandes", a-t-il ajouté qualifiant d'"étape décisive" le sommet des 20 pays développés et émergents le 2 avril "pour remettre l'économie mondiale sur les rails".

 

 

 

Journée d'action: mobilisation plus forte que le 29 janvier
Grève : 3 millions de manifestants © Reuters 
La deuxième journée de mobilisation, pour arracher de nouvelles mesures au gouvernement en faveur des salariés, a rassemblé jeudi autant sinon plus de manifestants que le 29 janvier.
 

Le principal cortège, dirigeants syndicaux en tête, est parti à 14H00 de la place de la République à Paris et a réuni entre 85.000 personnes, selon la préfecture de police, et 350.000 personnes, selon la CGT.

 
La CGT estimait à 1,598 million le nombre de manifestants ayant participé jeudi à un peu plus de la moitié des cortèges organisés partout en France à l'appel de tous les syndicats, selon un comptage partiel à 16H00, communiqué à l'AFP.
 
Lors de la précédente mobilisation, le 29 janvier, la centrale syndicale avait recensé à 1,5 million de manifestants à 16H00, dans la moitié des cortèges français.
 
Selon les syndicats, le défilé à Marseille a réuni plus que les 300.000 personnes du 29. Au Havre, le cortège a rassemblé entre 12.000 personnes selon la police et 35.000 selon les syndicats (plus aussi que le 29). A Lyon, selon la police, on en a compté "au moins autant", soit entre 25.000 et 30.000.
 
 A Clairoix (Oise), symbole de la colère des salariés qui s'ajoute à l'inquiétude face à la crise, un millier d'employés de l'usine de pneumatiques Continental, dont la fermeture est annoncée, sont allés gonfler les rangs des manifestants à Compiègne, deux fois plus nombreux que le 29 janvier (10.000 personnes).
 
Entre 34.000 (police) et 60.000 personnes (organisateurs) défilaient à Grenoble, touchée par les restructurations chez Caterpillar, et de 25 à 30.000 manifestants à Tarbes.
 
213 manifestations sont prévues en tout en France à l'appel des huit syndicats (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Solidaires, FSU, Unsa), un peu plus que les 195 du 29 janvier qui avaient réuni de 1,08 million (police) à 2,5 millions de personnes (syndicats).
 
Les perturbations jeudi dans les transports étaient globalement limitées, en partie grâce au service minimum. A la SNCF, 60% des TGV, 45% des TER, et 40% des transiliens étaient assurés.
 
En région parisienne, les transports en commun circulaient légèrement mieux que le 29 janvier. Ils étaient très affectés à Bordeaux, Reims, Strasbourg et Nice, mais normaux à Marseille. "On ne se contente pas de protester, on fait des propositions concrètes", a lancé jeudi François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.
 
Les syndicats réclament une relance économique par la consommation, la fin des suppressions de postes dans la Fonction publique, et de revenir sur certaines réformes, comme la remise en cause des 35 heures ou le bouclier fiscal, confirmé jeudi à l'Assemblée.
 
Le Premier ministre François Fillon, qui doit s'exprimer au 20H00 de TF1, a prévenu qu'il n'y aurait aucune "enveloppe supplémentaire" après les mesures adoptées lors du sommet social en février.
"Le gouvernement devra accepter de rediscuter", a rétorqué jeudi Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT.
 
Depuis le 29 janvier, la tension sociale s'est accrue au rythme des suppressions d'emplois et des mauvais chiffres du chômage, conduisant à des actions radicales de salariés comme chez Sony.
 
Mercredi encore, des mauvaises nouvelles sont tombées: plan social amplifié à l'usine Goodyear d'Amiens-Nord, mise en liquidation prévue du groupe français Rencast (850 salariés).
 
La mobilisation devait aussi être importante dans les milieux enseignants. De nombreux appels à des arrêts de travail ont été lancés dans le privé, comme chez Total, Saint-Gobain, Auchan, Carrefour, dans les secteurs de la banque, de la chimie, de la métallurgie ou encore dans la presse.
 
Le patronat, qui a fustigé la "démagogie" des syndicats, devrait être dans le collimateur des manifestants. La présidente du Medef Laurence Parisot s'est défendue jeudi, demandant d'"arrêter de désigner" les chefs d'entreprise comme des "bouc-émissaires".
 
Une grande majorité de Français (78%) soutiennent la mobilisation syndicale, selon un sondage Ifop publié mardi.

 

 

 

 

PARIS, 18 mars 2009 (AFP) - Delanoë: la déclaration du pape sur les préservatifs est "irresponsable"
 
Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a estimé mercredi "irresponsable" et "contraire à la vérité" la déclaration du pape Benoît XVI, selon lequel l'usage du préservatif "aggrave" le problème du sida.
 
"Dire que l'utilisation de préservatifs +aggrave le problème+ du sida, représente malheureusement un propos contraire à la vérité et irresponsable au regard des enjeux humains", affirme M. Delanoë, dans un communiqué.
 
"En usant de son autorité morale et spirituelle pour dénoncer le seul moyen de prévention contre le sida, le pape pose un acte dont chacun mesure la gravité", ajoute le maire de Paris, en soulignant que "c'est d'autant plus vrai que ses déclarations s'adressent à un continent, l'Afrique, qui concentre à lui seul plus de 60% des 33 millions de séropositifs".
 
Pour M. Delanoë, ces paroles "constituent une entrave bien regrettable" au travail des associations et des bénévoles qui "luttent chaque jour" pour venir en aide aux malades ou pour diffuser des messages d'information et de prévention.
 
"A quelques jours du Sidaction en France, je forme le vœu que l'Eglise catholique, dont les messages sont écoutés dans le monde, trouve à l'avenir les mots pour défendre les moyens de préserver vraiment la vie", conclut le maire de Paris.

 

 


Feu vert des députés au retour de la France dans l'Otan
 
L'Assemblée nationale a voté mardi par 329 voix contre 238 la confiance au gouvernement : l'exécutif avait engagé sa responsabilité sur sa politique étrangère et le retour complet de la France dans le commandement intégré de l'Otan. François Fillon a expliqué qu'il ne s'agissait là que d'"un ajustement" pour "servir une certaine idée de la France dans le monde".
 
Les députés français ont donné leur feu vert au retour de la France dans l'Otan, en votant la confiance au gouvernement. Ce vote, obtenu par 329 voix contre 238, intervient sept jours après l'officialisation, par Nicolas Sarkozy, d'un retour de Paris dans le commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique.
 
Lors du débat, François Fillon a défendu un simple"ajustement". Face aux députés et alors que les critiques continuent d'affluer, le Premier ministre a repris à son compte les termes du général de Gaulle, assurant qu'il s'agissait là de "servir une certaine idée de la France dans le monde".
 
Avec les Etats-Unis, la France est "alliée mais pas vassale, fidèle mais insoumise, toujours fraternelle mais jamais subordonnée", a encore défendu le chef du gouvernement, qui estime que "l'amitié ne se confond pas avec la naïveté". Des arguments destinés à répondre directement aux critiques formulées par certains ténors de droite, qui crient à la trahison de l'héritage gaulliste.
 
A la tribune de l'Assemblée, le député UMP François Baroin a "regretté" cette décision. Sous les applaudissements de la gauche, il a encore lancé : "On peut s'interroger sur le calendrier" et "l'urgence" d'un tel débat "en pleine crise financière". François Bayrou avait jugé mardi que le retour de la France dans le commandement intégré de l'Otan constituait "une chose très lourde de conséquences". "Je considère que la France abandonne là quelque chose d'infiniment précieux qui était le signe de son indépendance. Contre quoi ? Rien".
 
Côté socialiste, deux anciens Premiers ministres ont tiré à boulets rouges sur le retour de la France dans l'Otan. Pour Lionel Jospin, qui s'est exprimé lors d'une conférence de presse à l'Assemblée, la réintégration ne donnera "pas un poids accru" à la France dans l'Otan car "cela n'affectera pas le poids dominant des Etats-Unis". Pire, "nous allons perdre le privilège précieux de définir au cas par cas les conditions d'engagements de nos forces". De son côté, Laurent Fabius, orateur du groupe PS sur ce sujet, a souligné qu'une intégration de la France "n'a que des avantages illusoires, mais des risques bien réels".
 
C'est la deuxième fois que le Premier ministre sollicitait la confiance des députés depuis son arrivée à Matignon.

 

 


Villepin: suspendre le bouclier fiscal, un geste "de justice sociale".
 
L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin (UMP) a approuvé mardi l'idée de suspendre le bouclier fiscal, regrettant que le gouvernement ne reprenne pas à son compte "un geste très fort de justice sociale".
 
"Nous avons besoin dans cette période d'un geste très fort de justice sociale. Il faut que les efforts soient également répartis et il faut bien sûr que ceux qui ont plus donnent l'exemple. C'eût été une bonne chose d'aller dans cette direction", a déclaré M. de Villepin sur France Info.
 
"Dans une crise, il faut être rassemblés. Or pour être rassemblés, il faut que chacun fasse des efforts à la mesure de ses moyens. Je crois que l'idée de faire un geste en direction des plus aisés, l'idée qu'ils puissent contribuer davantage à l'effort, tout cela m'aurait paru tout à fait naturel", a-t-il expliqué.
 
Le ministre du Budget "Eric Woerth dit que ce bouclier fiscal, que j'ai moi-même initié, est une mesure de justice fiscale, j'eusse préféré dans cette période que des gestes de justice sociale soient décidés", a-t-il dit.
 
Peu auparavant, sur Europe 1, le ministre du Budget avait opposé une fin de non recevoir aux demandes de suspension du bouclier fiscal, affirmant que cette mesure "juste" serait maintenue.


Crise: 62% des Français jugent mauvaise la politique du gouvernement

 

62% des Français jugent que la politique économique menée par le gouvernement face à la crise est "mauvaise", soit deux points de plus qu'il y a un mois, contre 34% qui la trouvent "bonne" (+1 point), selon un sondage BVA-BPI-Les Echos-France Info.

Les Français sont également 74% à juger "justifié" l'appel à une journée interprofessionnelle de mobilisation le 19 mars, contre 23% qui le juge "pas justifié".

62% des personnes interrogées estiment que la politique du gouvernement est "mauvaise". Parmi elles, 40% la jugent "plutôt mauvaise" et 22% "très mauvaise".

Au contraire, 34% des Français estiment que c'est une "bonne" politique économique. Parmi eux, 31% la qualifient de "plutôt bonne", 3% de "très bonne". 4% des sondés "ne savent pas".

Parmi les sympathisants de droite, 62% jugent "bonne" cette politique, 36% "mauvaise" (3% sans opinion). Tendance inverse pour les sympathisants de gauche: 15% la jugent "bonne", 82% "mauvaise" (3% sans opinion). Dans la catégorie "sans proximité partisane", les chiffres sont de 28% et 61% (11% sans opinion).

Les ouvriers sont les plus mécontents (71% contre 24% de contents), les salariés du public (70% contre 24%), les quadras (69% contre 27%). A l'inverse, les jeunes de 15 à 24 ans sont les plus favorables à la politique économique du gouvernement (48% de bonnes opinions, 48% de mauvaises opinions).

Le 18 février dernier, 60% des sondés jugeaient globalement que la politique économique menée par le gouvernement était mauvaise (36% plutôt mauvaise, 24% très mauvaise), contre 33% bonne (30% plutôt et 3% très bonne).

Par ailleurs, concernant Total, 83% des sondés pensent qu'"il n'est pas normal" que le groupe pétrolier "supprime des postes même sur des secteurs moins porteurs dans la mesure où il a réalisé d'importants bénéfices". 15% trouvent "normal que Total adapte ses postes" (2% ne savent pas).

Ce sondage a été réalisé les 13 et 14 mars, auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, âgées de 15 ans et plus.

 

 

Le Web est né il y a vingt ans dans les labos du CERN.
Webmaster : Si la honte pouvait donner plein de boutons au nez aux détracteurs du savoir, quelle joie immense !
Technologie - En mars 1989, Tim Berners-Lee, alors physicien au Conseil européen pour la recherche nucléaire dévoile un projet de système de gestion des informations via Internet et les liens hypertext. Le web était né.
 
Il y a précisément vingt ans, un chercheur britannique en physique, Tim Berners-Lee, présente à ses collègues du CERN (Conseil européen pour la recherche nucléaire) une ébauche de projet visant à lier les liens hypertext à Internet, alors embryonnaire : il décide d'appeler ce système Mesh. Mais c'est sous l'appellation WorldWide Web que son concept sera appliqué un an plus tard.
 
Développé d'abord sur les ordinateurs NeXT du CERN, ce système vise à lier entre elles les différentes informations recueillies par les chercheurs. Physicien de formation, Tim Berners-Lee s'attachera les services de Robert Cailliau, un ingénieur système du Cern pour développer un navigateur apte à naviguer entre les différents ordinateurs reliés via les liens hypertext.
 
Le premier site que ces deux précurseurs créent est bien évidemment celui du CERN à l'adresse suivante, une page qui n'existe plus aujourd'hui.
 
En 1993, mise au point du premier navigateur web graphique.
 
A partir de 1991, d'autres serveurs commencent à émerger dans d'autres institutions scientifiques en Europe mais aussi aux Etats-Unis, tel celui du SLAC (Stanford Linear Accelerator Center). Fin 1992, on comptait 26 serveurs web dans le monde et 200 moins d'un an plus tard. Toujours en 1993, le National Centre for Supercomputing Applications (NCSA) de l'université de l'Illinois mettait au point Mosaic, le premier navigateur web graphique, ancêtre d'Internet Explorer, de Netscape et de Firefox.
 
Quant à Tim Berners-Lee, après avoir été considéré par le gouvernement allemand comme l'un des plus importants savants du XXe siècle, à côté d'Albert Einstein, il est aujourd'hui le directeur du W3C. Il a reçu des mains de la reine d'Angleterre l'Ordre du mérite (seconde décoration la plus importante du Royaume-Uni) et continue ses recherches au sein du MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats Unis. Par Vincent Birebent

 

 

 

Sarkozy continue d'enfermer l'hôpital dans une logique comptable" selon Le Guen
 
Nicolas Sarkozy "continue à enfermer l'Hôpital dans une pure logique comptable", a déclaré vendredi le député PS Jean-Marie Le Guen, après une intervention du chef de l'Etat sur l'hôpital.
 
Le député de Paris a aussi demandé au président de la République "de retravailler sur la loi hôpital, patients, santé, territoire", qui doit être votée mercredi à l'Assemblée, avant une navette au Sénat.
 
"Nicolas Sarkozy continue à enfermer l'Hôpital dans une pure logique comptable et n'apporte aucun remède au désordre, à la désertification et aux inégalités d'accès aux soins", a estimé M. Le Guen, porte-parole du groupe PS sur ce texte, dans un communiqué.
 
Nicolas Sarkozy est allé dans les les Yvelines défendre devant les personnels de santé le projet de loi de réforme de l'hôpital, estimant qu'il était "juste" et "nécessaire".
 
"Tout ne se réduit pas à une augmentation des crédits", a notamment répondu Nicolas Sarkozy à ceux qui dénoncent une réforme sans financement.

 

 

 

Plus d'expulsions sans relogement, selon Boutin
 
Webmaster : Une idée digne du PS, bravo madame la ministre. Par ailleurs, le programme de Lionel Jospin prévoyait zéro sdf, les journalistes véreux ironisaient de ce généreux projet. Mais hélas ! La fin de la présidentielle fut amère et l’idée avorta. Oh ! Dieu d’Olympe, qu’as-tu fait…
 - Christine Boutin ministre du Logement et de la Ville - AFP / Franck Fife -
Christine Boutin ministre du Logement et de la Ville
© AFP
 
La ministre du Logement promet une alternative aux expulsions en vue de la fin de la trêve hivernale.
 
Ce dimanche 15 mars, la trêve hivernale des expulsions cesse. Un collectif de 32 associations d'aide au mal logé avait demandé à Christine Boutin un moratoire sur les expulsions. Dans un premier temps, la ministre du Logement et de la Ville avait refusé une telle mesure lors des débats sur son projet de loi à l'Assemblée nationale.
 
Finalement, Christine Boutin a déclaré lors d'un entretien au journal Le Parisien, qu'elle souhaitait qu'il n'y ait plus d'expulsions sans proposition de relogement. En fait, elle invite les locataires sous le coup d'un avis d'expulsion à se tourner vers la préfecture. Le préfet doit ainsi être en mesure de proposer une solution de replacement. Cette solution peut-être de trois natures: soit l'hébergement, le maintien dans les lieux ou le relogement. Mais devant le manque de logements sociaux en Ile-de-France, cette proposition soulève des interrogations sur son application.

 

 

 

Grève jeudi 19 mars : Service vraiment minimum du SMA à Paris. 
 
Gardez vos enfants ! "Les parents d’élèves sont invités dés maintenant à ne pas envoyer leurs enfants à l’école le 19 mars"
 
Dans un communiqué, Bertrand Delanoë explique que Paris appliquera le Service Minimum d’Accueil, dans la mesure du possible.
 
"Le Tribunal administratif a jugé le 2 février dernier que la décision de la Ville de Paris de ne plus mettre en œuvre le service minimum d’accueil, tout en s’expliquant par les difficultés majeures d’organisation inhérentes à ce dispositif, n’était pas conforme à la loi du 20 août 2008.
 
La Ville appliquera naturellement cette décision de justice dans des conditions qui garantissent la sécurité des jeunes parisiens, exigence qui a toujours motivé ses actes.
 
L’accueil sera donc assuré par des personnels volontaires, qualifiés, connus de la Ville et connaissant les consignes de sécurité des établissements scolaires. A ces personnels, pourront venir s’ajouter des personnes désignées par le rectorat de Paris, dont les qualités et compétences sont identiques à celles des personnels de la Ville.
 
Le mouvement de grève du 19 mars prochain s’annonce massif, rendant nécessaire la mise en place du SMA dans de très nombreuses écoles parisiennes. Un mouvement de grève touchera également les personnels de la Ville de Paris.
 
Dans ces conditions, la mise en œuvre du SMA, compte tenu du nombre restreint d’agents susceptibles d’accueillir des enfants, ne pourra pas avoir lieu dans toutes les écoles concernées. Une information à destination des parents sera affichée dans toutes les écoles."

 

 

 

Gilbert Montagné analyse la voix de Ségolène Royal
Webmaster : Cher Gilbert Montagné peut mieux faire, notre grand chanteur. C’est comme au camp de concentration, les prisonniers avaient mis en place une structure pour s’évader de SOBIBOR. Le petit comité d’évasion recueillait des idées même la plus stupide pour s’en fuir…. AFFAIRE A SUIVRE AMICALEMENT !
 
Ségolène Royal vocalement déprimée ?
Le chanteur Gilbert Montagné, désormais ponte de l'UMP, "lit" l'état d'esprit des gens grâce à leur voix. Et pour Ségo, c'est pas gagné...
 
Il est vrai que les gens atteint de cécité développe des sens aiguisés. Gilbert Montagné, lui, en a développé un balèze. Il arrive, à plusieurs d'années d'intervalles, à diagnostiquer l'état d'esprit des gens par rapport à leur voix.
 
Ainsi, le Secrétaire national attaché au handicap pour l'UMP a déclaré que Ségolène Royal avait certainement un problème. Dans le Parisien, il déclare : « J’ai eu beaucoup de plaisir à rencontrer Ségolène (il y a) quelques années. Mais elle n’avait pas du tout la même voix qu’aujourd’hui. En 2007, il y a eu un changement dans son timbre de voix. Elle devait avoir pas mal de problèmes, sur le moment. »
 
Attendez, attendez… On réfléchit… En 2007, Ségolène Royal a ainsi perdu les élections présidentielles avec le score le plus bas pour la Gauche depuis les années 60… Parallèlement, elle a annoncé sa séparation avec son compagnon François Hollande…
 
Si on rajoute par dessus une campagne menée tambour battant, à coup de discours quotidien aux quatre coins de la France, voire du monde, on comprend que la voix et le moral puissent en prendre un petit coup…
 
Alors docteur Montagné, que pensez-vous de notre analyse ? P.L.N

 

 

 

 

 

Beaucoup de personnalités politiques françaises s'élèvent contre un retour complet de la France dans l'alliance militaire.
OTAN EN EMPORTE LA FRONDE
 
C'est un sujet noble. Un sujet digne de leur rang et de leur statut. Voilà pourquoi tous, anciens Premiers ministres ou candidats à la dernière élection présidentielle, s'y sont engouffrés. Qui par une tribune, qui par une interview. Même Jacques Chirac, d'ordinaire si discret, y est allé de son commentaire. Le débat sur la réintégration de la France dans l'Otan est lancé, et chacun veut y participer.
 
Nicolas Sarkozy prononcera mercredi à l'École militaire un discours très attendu où il confirmera ce que chacun sait : la France va reprendre toute sa place au sein de l'Otan, que le général de Gaulle lui avait fait quitter en 1966. L'affaire sera conclue début avril lors du cinquantième anniversaire de l'Alliance atlantique, qui sera célébré à Strasbourg.
 
Et c'est un tollé parmi les ténors de notre vie politique. « La France va se retrouver rétrécie sur le plan diplomatique », s'enflamme Dominique de Villepin. « Notre réintégration, paradoxalement, va réduire notre influence », confirme Lionel Jospin.
 
« Nous sacrifions un héritage qui était aux yeux du monde entier la marque de la France », tempête François Bayrou. « La France envoie un signal de repli sur la sphère occidentale », approuve Ségolène Royal. « Pourquoi changer quelque chose qui marche ? » se demande Laurent Fabius.
 
Vote de confiance le 17 mars
 
Ce qui frappe, dans ce feu roulant de critiques, c'est la convergence d'arguments entre personnalités de droite et de gauche. Tous soulignent la mauvaise image de l'Otan dans le reste du monde. Tous se demandent si la France, membre à part entière de l'Otan, aurait pu s'élever avec la même force contre la guerre d'Irak. La preuve que oui, leur répond Sarkozy, c'est que l'Allemagne s'y est également opposée. Mais l'Allemagne, lui a à son tour rétorqué Chirac, n'aurait rien pu dire si la France n'avait pas été en pointe contre l'invasion américaine.
 
Parfois, la similitude des termes employés frappe. « Si, malgré notre position spécifique dans l'Otan, nous en sommes un membre si actif, quel avantage allons-nous retirer à perdre cette spécificité ? » s'interrogeait Alain Juppé dans « Le Monde » du 21 février.
 
« Pourquoi, quand nos alliés nous acceptent originaux, vouloir nous banaliser ? » faisait écho Lionel Jospin dans « Le Nouvel Observateur » cinq jours plus tard.
 
Et quand Dominique de Villepin se demande, le 9 février sur iTélé, s'il faut « donner le sentiment de se crisper sur une famille occidentale », Ségolène Royal déplore la semaine suivante que la France « envoie un signal de repli sur la sphère occidentale ». Il est vrai que ces deux-là avaient déjeuné ensemble fin janvier et qu'ils avaient beaucoup parlé de politique étrangère...
 
Bref, si l'hostilité est totale à gauche, le trouble a aussi gagné les rangs de la majorité. À tel point que François Fillon, plutôt que d'organiser un vote au Parlement sur ce sujet, comme le lui demandait l'opposition, a préféré engager sa responsabilité lors d'un débat qui aura lieu le 17 mars. Ce qui contraindra la trentaine de réfractaires recensés à l'UMP à voter pour, afin de ne pas prendre le risque de renverser le gouvernement... et évitera au passage un vote du Sénat, qui s'annonçait tout aussi délicat.
 
Comme Jacques Chirac l'avait fait entre 1995 et 1997 avant de renoncer, faute de voir remplies les conditions qu'il avait posées, Nicolas Sarkozy a subordonné le retour plein de la France dans l'Otan à deux choses : obtenir quelques postes de commandement et avancer vers une défense européenne. « La France ne peut reprendre sa place que si une place (sic) lui est faite », déclarait le président français au « New York Times » en septembre 2007. « Laissons cheminer l'Europe de la défense, et nous continuerons à cheminer vers l'Otan », ajoutait-il six mois plus tard au sommet de Bucarest.
 
Quelles concessions ?
 
Nicolas Sarkozy fait valoir que ces deux conditions sont aujourd'hui remplies. La France (ce n'est pas encore officiel) aurait obtenu un poste de commandement à Norfolk, siège névralgique de l'Otan, et la direction d'un état-major régional à Lisbonne. D'autre part, le projet de nouvelle déclaration de l'Alliance atlantique entérine l'idée d'une « défense européenne plus forte et plus performante ».
 
 Mais pour nombre d'observateurs, ce ne sont là que des succès modestes ou fragiles. À Norfolk, nous n'aurions pas obtenu de commandement opérationnel, juste une mission de prospective ; et Lisbonne est considéré comme une petite structure. Rien à voir avec le commandement sud, basé à Naples, que réclamait Chirac en 1995. Quant à la défense européenne, elle n'a guère progressé durant la présidence française de l'automne dernier.
 
« Les conditions posées au départ sont-elles désormais remplies ? Il faut y regarder à deux fois », estime Alain Juppé, selon lequel « il y a place pour un débat de fond sur un choix qui engage l'avenir de la France ». Et qui mériterait même, demande François Bayrou, l'organisation d'un référendum. Auteur : Bruno Dive

 

 

 

Régionales IDF: face à face télévisé, très technique, Pécresse-Karoutchi .
 
Valérie Pécresse et Roger Karoutchi, les deux ministres qui se disputent l'investiture UMP aux régionales en Ile-de-France, se sont affrontés samedi lors d'un premier face à face télévisé, qui s'est rapidement transformé en un débat technique.
 
Les deux rivaux, qui aspirent à reprendre une région à gauche depuis 1998, ont débattu pendant une quarantaine de minutes, sans public, face à deux journalistes, dans l'émission "La voix est libre" diffusée sur le réseau francilien de France 3.
 
A leur arrivée dans le studio, ils se sont brièvement embrassés, sans se parler, alors que leur campagne a été émaillée de vives passes d'armes avant de passer au second plan, Mme Pécresse étant monopolisée par la contestation de ses réformes de l'université.
 
Les questions notamment des transports, de la fiscalité et du Grand Paris ont donné lieu à quelques escarmouches. Tous deux doivent être départagés par les 70.000 adhérents franciliens (revendiqués par l'UMP) lors d'un vote sur internet du 16 au 22 mars.
 
Roger Karoutchi a notamment défendu l'idée d'une "entreprise unifiée" SNCF-RATP pour la région. "Proposition dangereuse!", a répondu Mme Pécresse préconisant "la concurrence pour améliorer la qualité du service" et redoutant qu'avec un tel système "les métros et les trains soient en grève le même jour".
 
"Je veux ponctualité, confort, sécurité" et des gares multi-services pour les Franciliens, a rappelé Mme Pécresse, plaidant pour son "plan d'urgence" pour les transports, estimé à 2 milliards d'euros.
 
M. Karoutchi, lui, a défendu le "passe navigo à tarif unique" (50 euros). Mme Pécresse, qui y est opposée, n'a pas manqué de chiffrer cette proposition à au moins "500 millions d'euros". Un coût que M. Karoutchi entend compenser par des "économies d'échelle".
 
"Stabilité de la fiscalité en Ile-de-France", a plaidé Mme Pécresse, balayant d'un revers de mains les "fausses promesses" de baisses d'impôts de son adversaire qui, lui, entend notamment faire quelque "200 millions d'économies en deux ans" sur le budget de fonctionnement de la région.
 
Enfin, M. Karoutchi veut que le futur Grand Paris s'organise "sur des projets porteurs", auxquels on donnerait ensuite une structure de "gouvernance".
 
Mme Pécresse, a répondu que "la logique des projets est bloquée par le millefeuille administratif" qu'il faut "simplifier".
 
"On n'a pas beaucoup parlé d'insertion professionnelle des jeunes, un point très fort dans mon projet, a regretté Mme Pécresse, interrogée par l'AFP après le débat. "Ce qui nous sépare, c'est ma volonté de porter le social comme une question majeure de la campagne."
 
"En 40 minutes, on refait pas la région", a déclaré son rival. Sur la fiscalité, le Grand Paris, les transports, "il y a des différences très claires".
 
Un deuxième et dernier débat doit opposer les deux rivaux le 13 mars sur NRJ Paris et LCP-Assemblée nationale.

 

 

 

 

 

Grand Paris : les Hauts- de-Seine rallient Delanoë
Le ralliement des élus UMP à Paris-Métropole précèdait de quelques minutes l'annonce de Nicolas Sarkozy qui a estimé, devant le comité Balladur, qu'il fallait «plus de temps» pour l'organisation de la région parisienne.
 
Patrick Devedjian et Jean Sarkozy acceptent de rejoindre la conférence Paris-Métropole créée par Bertrand Delanoë.
Si elle n'était pas voulue, la coïncidence est pour le moins troublante et sa victime n'est autre que le Grand Paris d'Édouard Balladur. Au moment même où l'ancien premier ministre remettait jeudi matin son rapport sur la réforme des collectivités locales à Nicolas Sarkozy, plusieurs élus du conseil général des Hauts-de-Seine, dont son président, et ministre, Patrick Devedjian, et Jean Sarkozy, recevaient une délégation du secrétariat de la Conférence métropolitaine, l'instance créée par Bertrand Delanoë, clairement alternative au projet d'un Grand Paris. «Les membres de la délégation des Hauts-de-Seine ont confirmé leur intérêt à participer à cette instance de dialogue», explique un communiqué du conseil général. Plusieurs modifications des statuts seront effectuées, levant les hypothèques à l'adhésion au projet défendu par le maire de Paris et le président du conseil régional, tous deux socialistes. Opposé à la fusion des quatre départements centraux d'Ile-de-France que prône le rapport Balladur, Bertrand Delanoë a fait de Paris-Métropole son cheval de bataille. «Je souhaite que, dans leur diversité, ses acteurs démontrent, au cours des prochains mois, leur volonté d'accélérer le processus engagé», signalait-il la veille.
 
Report
 
Le ralliement des élus UMP à Paris-Métropole précédait de quelques minutes l'annonce de Nicolas Sarkozy qui a estimé, devant le comité Balladur, qu'il fallait «plus de temps» pour l'organisation de la région parisienne. Un report dont le président du conseil régional Jean-Paul Huchon s'est immédiatement félicité, espérant même «l'abandon définitif» du projet du comité.
» Collectivités : Le président Nicolas Sarkozy se donne du temps.

 

 

 

Le comité Balladur dessine la France de 2014
Le rapport, que «Le Figaro» s'est procuré, propose de réunir tous les scrutins locaux cette année-là.
 
Le suspense aura duré un an. Sans préjuger de ce que Nicolas Sarkozy retiendra du rapport que lui remettra Édouard Balladur, une chose semble claire : les prochaines régionales auront bien lieu en 2010 et la modification du calendrier électoral n'interviendra que plus tard. Depuis que Nicolas Sarkozy a lancé l'idée d'une grande réforme des collectivités territoriales, les spéculations allaient bon train sur un éventuel report du scrutin régional. Cette option devait permettre d'appliquer la réforme avant le renouvellement des élus régionaux.
 
Mais les propositions retenues par le comité Balladur, les délais nécessaires pour leur mise en place, même partielle, et les débats qu'ils vont susciter ont définitivement enterré cette option. «Sans compter les sempiternelles accusations de magouille politique que l'on aurait eu à subir de la part de l'opposition», souligne-t-on au gouvernement. Dans son introduction, le comité note que «les vingt propositions qui résultent de ses travaux sont assorties d'un calendrier de mise en œuvre qui dissipe tout malentendu à cet égard».
 
Disparition des cantons
 
Le comité retient ainsi la date de 2014, qui est également celle des prochaines municipales. Le rapport prévoit «une même élection» pour désigner les conseillers régionaux et départementaux. Dans cette optique, les conseillers régionaux élus en 2010 ne siégeraient que quatre ans et le mandat des conseillers généraux élus en 2011 serait ramené à trois ans. La simultanéité des élections «renforcerait leur poids dans la vie locale» et favoriserait «la clarté des choix démocratiques».
 
Un seul scrutin donc et, surprise, un scrutin de liste. La proposition risque de faire grincer les dents des défenseurs du scrutin uninominal en vigueur jusqu'ici aux cantonales. Le comité prend soin d'expliquer son choix, en écartant notamment la piste d'un système mixte, avec élections uninominales dans les zones rurales et scrutins de listes en zone urbaine : cette hypothèse paraît «mal assurée au regard des exigences constitutionnelles».
 
Victime première de ce choix, le canton, remplacé par de nouvelles circonscriptions «infra départementales», baptisées «territoires». Les premiers élus de chaque liste représenteront leur «territoire» à l'assemblée régionale, les autres ne siégeant qu'à l'assemblée départementale.
 
Le comité propose également de dédoubler le scrutin municipal, qui, par le même système, permettra de désigner les élus municipaux qui siégeront aux assemblées intercommunales.
 
Pour les DOM, qui sont à la fois département et Région, le comité préconise la fusion en une «collectivité territoriale unique», après consultation des électeurs. Pour la Corse, le comité Balladur souligne prudemment que l'éventuelle suppression des cantons entraînerait une modification du mode de scrutin pour l'Assemblée de Corse. Mais ne précise pas laquelle. Jean-Baptiste Garat et Sophie de Ravinel Haut du formulaire

 

 

 

 

 

Université : nouvelle réunion sous l'oeil sceptique des syndicats
 
Valérie Pécresse reçoit vendredi les présidents d'université, puis les syndicats. Mais beaucoup ont décidé de bouder cette réunion qui ne traite selon eux que d'une petite partie des problèmes. Prenant la main sur le dossier qui secoue les universités et laboratoires de recherche, François Fillon a pour sa part promis qu'aucune suppression d'emploi d'enseignant-chercheur n'interviendrait en 2010 et 2011. Il a également affirmé que le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, à l'origine de la contestation, serait "entièrement réécrit", une manière d'enterrer le texte envoyé au Conseil d'Etat par la ministre de l'Enseignement supérieur.
 
Après avoir reçu les présidents d'université, Valérie Pécresse rencontre ce vendredi les syndicats. Il s'agit toujours de demander le retrait du décret controversé réformant le statut des enseignants-chercheurs. Pour autant, ils ne sont que trois syndicats sur cinq à y participer. Le problème? Cette réunion trop "technique", ne traite qu'une partie des revendications. "Nous demandons la mise à plat de l'ensemble des dossiers portés par notre mobilisation", rétorque Matthieu Brunet, porte-parole de Sauvons l'université. Une trentaine de manifestants étaient postés devant le ministère en marge de la réunion vendredi.
 
Jeudi, ils étaient environ 2 fois moins nombreux que le 19 février à manifester.Derrière deux cercueilssymbolisant l'enterrement de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, environ 7.000 enseignants, chercheurs et d'étudiants marchaient à Paris. Il étaient également quelques milliers à se mobiliser à Caen, Toulouse ou encore Rennes. Malgré les signes d'essoufflement du mouvement, toutes les organisations ont maintenu leurs appels à manifester les 5 et 10 mars. En outre, sept fédérations de l'Education appellent à la grève le 19 mars, prochaine journée d'action interprofessionnelle. Car malgré les gestes d'ouverture du Premier ministre, la grogne continue.
 
Prenant la main sur le dossier qui secoue les universités et laboratoires de recherche, François Fillon a en effet promis mercredi qu'aucune suppression d'emploi d'enseignant-chercheur n'interviendrait en 2010 et 2011. Sont concernés par cette pause dans les suppressions de postes tous les emplois et pas seulement ceux d'enseignants-chercheurs. Dans le budget 2009 de l'Enseignement supérieur et la recherche, 900 emplois sont supprimés au titre de la politique de non renouvellement de fonctionnaires partant à la retraite, mais les enseignants-chercheurs ne sont pas concernés. Le Premier ministre a également affirmé que le décret sur le statut des enseignants-chercheurs, à l'origine de la contestation, serait "entièrement réécrit", une manière d'enterrer le texte envoyé au Conseil d'Etat par la ministre de l'Enseignement supérieur.
 
Tout en prenant acte de ce premier pas, les syndicats et collectifs engagés dans le conflit estiment que le gouvernement est encore très loin des demandes, d'autant qu'il ne s'adresse qu'aux enseignants-chercheurs et qu'il n'a rien annoncé pour les laboratoires. "La mobilisation des labos est en pleine croissance", a assuré Isabelle This-Saint-Jean, présidente de "Sauvons la recherche". "Après des mois de surdité et d'aveuglement, le Premier ministre marque une reconnaissance, tardive et biaisée, de l'ampleur des revendications de la communauté universitaire", explique ainsi "Sauvons l'université".

 

 

 

La polémique enfle sur la nomination de François Pérol à la tête de Caisses d'Epargne-Banque populaires
 
La polémique enflait lundi sur la nomination, envisagée par Nicolas Sarkozy, de son proche collaborateur François Pérol à la tête du futur groupe issu de la fusion entre les Caisses d'Epargne et les Banques populaires.
 
L'opposition, mais aussi certains membres de la majorité, dénoncent un problème déontologique et politique, l'intéressé ayant géré le dossier en tant que secrétaire général adjoint de l'Elysée.
 
L'information, publiée dans la presse ce week-end, n'est pas encore confirmée, mais les réactions sont déjà nombreuses. François Pérol, "M. économie" à l'Elysée depuis 2007 après avoir été en 2004 le directeur adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy à Bercy, devrait prendre la direction générale du futur groupe issu de la fusion des Caisses d'Epargne et des Banques populaires. Un retour au privé pour cet inspecteur des finances de 45 ans déjà passé par la Banque Rothschild entre 2005 et 2007.
 
La fusion des deux entités, qui donnera naissance à la deuxième banque française, doit être annoncée jeudi, a confirmé François Fillon. Selon "Le Monde", l'Etat prendra 20% du nouveau groupe, dont la constitution, annoncée début octobre, a été accélérée par l'Elysée en raison des graves difficultés des Caisses d'Epargne. L'Ecureuil est plombé par les déboires de Natixis, sa filiale commune avec les Banques populaires sur les marchés financiers.
 
L'Etat pourrait injecter entre "2,5 et 5 milliards d'euros" dans la nouvelle structure sous la forme de prêts convertibles en actions, a précisé la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
 
Tout en confirmant la tenue d'une réunion samedi sur le dossier, l'Elysée continuait lundi à affirmer qu'aucune décision n'était prise.
 
Mais d'ores et déjà, des voix s'élevaient pour dénoncer les risques de conflits d'intérêt dans ce pantouflage. François Hollande a ainsi pointé un problème "déontologique" si "celui qui traite le dossier en était le bénéficiaire en terme de direction de l'entreprise".
 
Sur le plan politique, "nommer son principal collaborateur, si cette décision était confirmée, relèverait de cette volonté que l'on constate tous les jours de Nicolas Sarkozy, qui veut décider de tout y compris de ce qui ne relève pas de ses attributions", a estimé l'ancien Premier secrétaire du PS.
 
En principe, la commission de déontologie de la fonction publique, qui devra être saisie du cas de François Pérol, interdit tout départ d'un fonctionnaire dans une entreprise avec laquelle il a eu des relations professionnelles dans les trois années précédentes. Le "pantouflage" est notamment interdit si le fonctionnaire a assuré la surveillance ou le contrôle de cette entreprise.
 
Pour cette raison, la nomination de M. Pérol à la tête du groupe serait "illégale", selon le président du MoDem François Bayrou.
 
Ces critiques sont partagées par certains membres de la majorité. "Ce serait extrêmement choquant", estime le président centriste de la commission des Finances du Sénat Jean Arthuis dans un entretien publié lundi par "Le Parisien-Aujourd'hui en France".
 
Ce point de vue n'est pas partagé par tous dans l'opposition. L'ancien secrétaire général de l'Elysée Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, a ainsi considéré comme "une bonne chose qu'un politique soit à la tête d'une banque dès lors qu'il est compétent". Pas choqué non plus, l'ex-Premier ministre Michel Rocard a aussi jugé que M. Pérol était "un fonctionnaire des Finances qualifié".
 
Le gouvernement et la majorité reprenaient lundi cet argument de la compétence. "Si c'était lui, ça me paraît un choix de confiance et de compétence", a jugé Mme Lagarde. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre s'en est pris pour sa part à la "malveillance systématique" de l'opposition.
 
En visite au salon de l'agriculture, François Fillon a quant à lui insisté sur "l'urgence" de réaliser la fusion. "La question n'est pas de savoir qui sera nommé à la tête de cette fusion", mais "de savoir s'il faut faire cette fusion", a tranché le Premier ministre. AP

 

 

 

Balladur proposerait la fusion de Paris et des départements 92, 93 et 94
 
Webmaster : Cette proposition, ça ne fait même pas intellectuel. A entendre cette chose, ça fait de la France, une nation de pacotille. On se battra pour notre Paris, contre sa défiguration !
 
Le comité de réflexion Balladur sur la réforme territoriale va proposer notamment de "fusionner" Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) pour faire un Grand Paris à l'horizon 2014, a-t-on appris samedi de sources régionales.
 
Le président du conseil Régional d'Ile-de-France élu en 2010 verrait son mandat raccourci à quatre ans, a-t-on indiqué de mêmes sources.
 
Seraient élus en 2014 des conseillers territoriaux qui seraient pour certains à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux.
 
Le grand département de Paris aurait les compétences des quatre conseils généraux actuels et des communautés d'agglomération de la région parisienne comme Plaine Commune, lesquelles disparaîtraient.
Ce ne serait pas pour autant un rétablissement de l'ancien département de la Seine. Un certain nombre de communes ne faisant pas partie des départements 92, 93 et 94 pourraient adhérer si elles le souhaitaient au Grand Paris.
 
Le président du futur Grand Paris serait élu au suffrage indirect par environ 150 conseillers territoriaux.
 
Cette procédure aurait l'avantage pour Nicolas Sarkozy de ne pas avoir à demander une révision constitutionnelle via le Congrès (sénateurs et députés) réuni à Versailles, la majorité des 3/5e -quasi inatteignable désormais en cas d'opposition de la gauche- étant requise.
 
Le nombre de régions métropolitaines serait ramené de 22 aujourd'hui à 15 tandis que "huit nouvelles métropoles" (Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nice et Nantes) verraient le jour.
 
Les départements et les régions verraient leurs compétences modifiées mais il n'est pas question d'empiéter sur celles des maires, selon une source régionale.
 
Selon cette même source, M. Balladur proposerait deux projets de loi, un projet de loi-cadre et un projet spécifique à l'Ile-de-France. Le premier serait présenté au Parlement dès l'automne 2009.
 
Le projet de M. Balladur primera sur celui du secrétaire d'Etat au développement de la région capitale Christian Blanc, notamment en matière de transports. Il sera rendu public auparavant.
 
L'attitude des membres socialistes du comité Balladur, tels Pierre Mauroy et André Vallini, n'est pas encore connue.
 
M. Balladur chercherait un consensus, indique-t-on de même source. Il n'est pas sûr qu'il puisse l'obtenir.
 
Les points durs de la discussion avec les membres de gauche du comité sont notamment le rattachement de certains départements comme l'Oise, le Loiret ou la Loire-Atlantique à telle ou telle région et la façon dont il interviendrait, le redécoupage territorial ainsi que le mode de scrutin territorial qui sera retenu à partir de 2014.

 

 

 

Nouvelle "déclaration" télé du président Sarkozy© France 2
 
Le président de la République s'adressera aux Français mercredi soir après le "sommet social" à l'Elysée
Nicolas Sarkozy s'exprimera une nouvelle fois mercredi soir devant les Français pour une "déclaration".

Contrairement à l'entretien du 5 février, une "allocution solennelle" devrait cette fois-ci être privilégiée. Le chef de l'Etat pourra ainsi tirer le premier les conclusions de cette rencontre sensible.
Anticipant ce rendez-vous avec les syndicats en pleine crise économique et sociale, le gouvernement, par le biais de son ministre du Budget, Eric Woerth, vient de proposer un allègement d'impôts. Le chef de l'Etat devrait ainsi annoncer demain la suspension du deuxième tiers provisionnel pour les contribuables les plus modestes. L'Elysée espère que cette mesure fiscale fera baisser la pression avant la prochaine journée de manifestations prévue le 19 mars.

Pour sa part, Jean-Marc Ayrault, le patron des députés PS, a de  nouveau demandé "une réorientation de la politique économique et sociale", à la veille du sommet social et de la déclaration du chef de l'Etat.

 

 

 

Primaire UMP en IDF: Pécresse met sa campagne "entre parenthèses"
 
Valérie Pécresse a déclaré dimanche qu'elle mettait "entre parenthèses" sa campagne en vue de la primaire pour les régionales en Ile-de-France, sans formellement y renoncer, après la suspension par l'UMP des débats entre ses candidats.
 
La direction du parti présidentiel avait annoncé le 7 février avoir proposé à Mme Pécresse et à son rival pour la primaire, Roger Karoutchi, "de mettre entre parenthèses leurs débats publics contradictoires, compte tenu de la réforme des enseignants-chercheurs qui est une priorité du gouvernement".
 
"Je n'ai jamais, jamais, laissé cette campagne primaire interférer sur mon travail de ministre et aujourd'hui, très clairement, cette campagne je la mets entre parenthèses", a réaffirmé Mme Pécresse au "Forum" de Radio J.
 
"Aujourd'hui, ce qui m'importe c'est la réforme que le président de la République m'a confiée", a de nouveau assuré la ministre, qui fait actuellement face à un profond mouvement de protestation dans les universités contre ses réformes.
 
Les débats prévus entre Mme Pécresse et M. Karoutchi, chef de file de l'opposition UMP au conseil régional et secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, avaient été suspendus notamment en raison de craintes de perturbations par les protestations étudiantes.
 
Un seul débat sur les huit prévus avait finalement eu lieu, le 3 février au Raincy, en Seine-Saint-Denis, dans une ambiance assez houleuse, alors que le climat entre les deux prétendants s'était récemment tendu.
 
Interrogée sur la suite qu'elle entendait donner à ses ambitions régionales, la ministre a répondu: "on verra". Quant au débat télévisé avec M. Karoutchi prévu au mois de mars, avant le vote des militants, Mme Pécresse s'est bornée à répondre: "c'est dans longtemps".
 
Les militants UMP doivent voter du 16 au 22 mars pour désigner les têtes de listes du parti majoritaire aux régionales de 2010.

 

 

 

Universités: pour Huchon (PS), l'enjeu de la crise est très profond
 
PARIS (AFP) — Le président du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon (PS) a estimé jeudi que la contestation dans les universités "dépasse le sort d'un décret" et que "l'enjeu de la crise est beaucoup plus profond".
 
Répondant à une question d'actualité du groupe socialiste, il a affirmé que "les raisons de la colère n'ont jamais été aussi si nombreuses".
 
Il a énuméré "la suppression de postes, la baisse réelle des budgets, la déstabilisation du CNRS qu'on veut découper en morceaux, la remise en question des conditions de recrutement des enseignants du premier et du second degré et enfin les changements statutaires, le tout sans aucune ou sans concertation réelle".
 
Selon lui, "on ne peut pas mener des réformes aussi décisives de l'enseignement supérieur et de la recherche en stigmatisant systématiquement ses personnels".
 
Regrettant l'absence dans l'hémicycle du conseil régional de la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, qui brigue la tête de liste UMP pour les prochaines régionales, M. Huchon a déploré que l'on affirme "à longueur de discours, au plus haut niveau de l'Etat et sans aucun fondement que la recherche française est médiocre".
 
"Mais alors pourquoi y a-t-il autant de prix Nobel, de publications de recherche ?", a-t-il demandé.
 
Plaidant pour le retrait du décret Pécresse, il a demandé "l'ouverture d'une véritable concertation" et suggéré l'idée d'un "deuxième plan de relance dont l'enseignement, la recherche et l'innovation seraient le cœur".