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Les présidentiables de 2012 : Delanoë, Ségolène, Hollande, Fabius, Aubry, DSK... Ce site accompagnera le candidat sélectionné des primaires du PS.
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  Harlem DÉSIR
  Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen
Membre
France
  harlem.desir@europarl.europa.eu
Parti socialiste
Né le 25 novembre 1959, Paris
   http://www.harlem-desir.fr 

 
 
 
 
 
 
Membre
Commission du commerce international [Voir]
Délégation pour les relations avec l'Inde [Voir]

Membre suppléant
Commission du développement [Voir]
Délégation pour les relations avec le Japon [Voir]

Curriculum Vitae
Etudes d'histoire et de philosophie. Licencié en philosophie à l'université de Paris-Sorbonne (1983). Membre du bureau national de l'Union des étudiants de France (UNEF i.d.) (1983-1984). Président fondateur de SOS Racisme (1984-1992). Membre du Conseil économique et social (1989-1994 et 1997-1999). Collaborateur d'une maison d'édition (1994-1995). Chargé de mission sur le logement des jeunes en Europe (1995-1997). Gérant de journal (1998-1999).
Membre du Bureau national et Secrétaire national à la coordination depuis novembre 2008. Membre du Conseil national depuis 1994. Secrétaire national à l'Europe de 2003 à 2005. Secrétaire national à la Mondialisation de 2005 à 2008.
Conseiller municipal d'Aulnay-sous-Bois (2001-2006).
Député au Parlement européen (depuis 1999).Vice-président de la délégation du PE pour les relations avec les États-Unis (2002-2004). Vice-président du Groupe socialiste du PE en charge des dossiers économiques et sociaux et du commerce international (2004-2009).


Déclaration d'intérêts financiers (64 ko) : 
Parlement européen
Bât. Altiero Spinelli
14G258
60, rue Wiertz / Wiertzstraat 60
B-1047 Bruxelles/Brussel
Tél : +32 (0)2 28 45853
Fax : +32 (0)2 28 49853
Parlement européen
Bât. Louise Weiss
T08149
1, avenue du Président Robert Schuman
CS 91024
F-67070 Strasbourg Cedex
Tél : +33 (0)3 88 1 75853
Fax : +33 (0)3 88 1 79853
Adresse postale :  Parlement européen  Rue Wiertz  ASP 14G258  B-1047  Bruxelles

Tous les résultats en France, région par région aux européennes 2009.
CIRCONSCRIPTION ILE-DE-FRANCE : 13 SIEGES

La liste Europe Ecologie (19,7%) devance le PS (14%) en Ile-de-france, l'UMP-Nouveau centre arrivant en tête avec 30,5%, selon une estimation TNS-Sofres. Benoît Hamon, 3e sur la liste PS, n'est pas réélu.
Le MoDem est quatrième, avec 8% des voix. L'institut n'a pas donné immédiatement le score des autres listes, notamment la liste "antisioniste" de Dieudonné.

Un siège pour la liste de Patrick Le Hyaric (PCF) : Est élu Patrick Le Hyaric (PCF)
Deux sièges pour la liste de Harlem Désir (PS) : Harlem Désir (PS), Pervenche Bérès (PS)
Quatre sièges pour la liste de Daniel Cohn-Bendit (Verts) : Daniel Cohn-Bendit (Verts), Eva Joly (DVG), Pascal Canfin (DVG), Karima Delli (DVG)
Un siège pour la liste de Marielle de Sarnez (MoDem) : Mme Marielle de Sarnez (MoDem)
Cinq sièges pour la liste de Michel Barnier (UMP) : Michel Barnier (UMP), Rachida Dati (UMP), Jean-Marie Cavada (NC), Marielle Gallo (GM), Philippe Juvin (UMP)


CIRCONSCRIPTION NORD-OUEST : 10 SIEGES


(nom des listes, nombre de voix, pourcentage, nombre de sièges)
Eric Pecqueur (LO) 51.757 2,08%
Christine Poupin (NPA) 143.969 5,80%
Jacky Hénin (PCF) 169.786 6,84% 1
Louis-Daniel Gourmelen (DVG) 605 0,02%
Gilles Pargneaux (PS) 449.479 18,09% 2
Hélène Flautre (Verts) 300.600 12,10% 1
Bernard Frau (ECO) 88.499 3,56%
Virginie Verhassel (ECO) 592 0,02%
Jacques Borie (DIV) 4.677 0,19%
Martine Audo (DIV) 437 0,02%
Jean-Michel Vernochet (DIV) 239 0,01%
Corinne Lepage (MoDem) 215.430 8,67% 1
Dominique Riquet (UMP) 601.522 24,22% 4
Thierry Grégoire (DLR) 59.527 2,40%
Frédéric Nihous (DVD) 105.747 4,26%
Dominique Fachon (CNI) 485 0,02%
Carl Lang (PDF) 37.663 1,52%
Marine Le Pen (FN) 252.992 10,18% 1

CIRCONSCRIPTION OUEST : 9 SIEGES


2 sièges pour la liste de Bernadette Vergnaud (PS) : Sont élus Bernadette Vergnaud (PS), Stéphane Le Foll (PS)
2 sièges pour la liste de Yannick Jadot (Verts) : Yannick Jadot (DVG), Nicole Kiil-Nielsen (Verts)
1 siège pour la liste de Sylvie Goulard (MoDem) : Sylvie Goulard (MoDem)
3 sièges pour la liste de Christophe Béchu (UMP) : Christophe Béchu (UMP), Elisabeth Morin-Chartier (UMP), Alain Cadec (UMP)
1 siège pour la liste de Philippe de Villiers (DVD) : Philippe de Villiers (MPF)


CIRCONSCRIPTION MASSIF-CENTRAL / CENTRE : 5 SIEGES

1 siège pour la liste de Henri Weber (PS) : Est élu Henri Weber (PS)
1 siège pour la liste de Jean-Paul Besset (Verts) : Jean-Paul Besset (DVG)
3 sièges pour la liste de Jean-Pierre Audy (UMP) : Jean-Pierre Audy (UMP), Sophie Briard-Auconie (NC), Brice Hortefeux (UMP)


CIRCONSCRIPTION EST : 9 SIEGES

2 sièges pour la liste de Catherine Trautmann (PS) : Sont élus Catherine Trautmann (PS), Liem Hoang-Ngoc (PS)
1 siège pour la liste de Sandrine Bélier (Verts) : Sandrine Bélier (DVG)
1 siège pour la liste de Jean-François Kahn (MoDem) : Jean-François Kahn (MoDem)
4 sièges pour la liste de Joseph Daul (UMP) : Joseph Daul (UMP), Véronique Mathieu (UMP), Arnaud Danjean (UMP), Michèle Striffler (GM)
1 siège pour la liste de Bruno Gollnisch (FN) : Bruno Gollnisch (FN)


CIRCONSCRIPTION SUD-OUEST : 10 SIEGES

1 siège pour la liste de Jean-Luc Mélenchon (PCF) : Est élu Jean-Luc Mélenchon (PG)
2 sièges pour la liste de Kader Arif (PS) : Kader Arif (PS), Françoise Castex (PS)
2 sièges pour la liste de José Bové (Verts) : José Bové (DVG), Catherine Grèze (Verts)
1 siège pour la liste de Robert Rochefort (MoDem) : Robert Rochefort (MoDem)
4 sièges pour la liste de Dominique Baudis (UMP) : Dominique Baudis (UMP), Christine de Veyrac (UMP), Alain Lamassoure (UMP), Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt (UMP)


CIRCONSCRIPTION SUD-EST : 13 SIEGES

La liste UMP arrive en tête dans la circonscription Sud-Est (29,50%) devant les Verts (17,30%) et le Parti socialiste (15%), selon une estimation TNS Sofres.
Selon cette estimation, l'UMP obtiendrait 5 sièges, les Verts 3 et le PS 2. Le Modem (7,50%), le Front de Gauche (6%) et le Front national (8,5%) obtiendrait chacun un siège, selon cette estimation.
Lors des européennes de 2004, le PS avait remporté 4 sièges, l'UMP 3, l'UDF et le FN chacun 2, et les Verts et le MPF chacun un.

1 siège pour la liste de Marie-Christine Vergiat (PCF) : Est élue Marie-Christine Vergiat (DVG)
2 sièges pour la liste de Vincent Peillon (PS) : Vincent Peillon (PS), Sylvie Guillaume (PS)
3 sièges pour la liste de Michèle Rivasi (Verts) : Michèle Rivasi (Verts), François Alfonsi (REG), Malika Benarab-Attou (Verts)
1 siège pour la liste de Jean-Luc Bennahmias (MoDem) : Est élu Jean-Luc Bennahmias (MoDem)
5 sièges pour la liste de Françoise Grossetête (UMP) : Françoise Grossetête (UMP), Damien Abad (NC), Dominique Vlasto (UMP), Gaston Franco (UMP), Nora Berra (UMP)
1 siège pour la liste de Jean-Marie Le Pen (FN) : Jean-Marie Le Pen (FN)


CIRCONSCRIPTION OUTRE-MER : 3 SIEGES


(nom des listes, nombre de voix, pourcentage, nombre de sièges)
Elie Hoarau (DVG) 73.127 21,02% 1
Ericka Bareigts (PS) 70.479 20,26% 1
Harry Durimel (Verts) 56.490 16,24%
Amandine Dalmasso (ECO) 106 0,03%
Jacques Etienne (DIV) 1.545 0,44%
Annie Marciniak (DIV) 102 0,03%
Gino Ponin-Ballom (MoDem) 32.317 9,29%
Marie-Luce Penchard (UMP) 103.307 29,69% 1
Erika Kuttner-Perreau (DVD) 10.029 2,88%
Daniel Mugerin (CNI) 227 0,07%
Grégoire Andriantsalama (DVD) 175 0,05%

 

Parlement européen et députés
Un grand débat public pour comprendre l'enjeu des élections européennes.
 
La campagne pour le renouvellement du Parlement européen se termine. Pour aider les citoyens à y voir plus clair à quelques jours du scrutin, un grand débat public a été organisé, mercredi 3 juin, à la Mutualité par Notre Europe, Europanova, le Mouvement européen France, France 24, RFI et les partenaires du projet Votons l'Europe. L'occasion de voir débattre les représentants des grandes familles politiques européennes sur leurs programmes et l'avenir de l'Union européenne.

Animé par Jean Quatremer, ce débat a réuni Pierre Lequiller, ancien Vice-président du Parti Populaire Européen, Cliquez sur Harlem Désir,
Vice-président du Parti Socialiste Européen, Philippe Lamberts, Porte-parole du Parti Vert Européen, Annemie Neyts-Uyttebroeck,  présidente du Parti Européen des Libéraux Démocrates et Réformateurs ainsi que Bernard Lehideux, membre du Parti Démocrate Européen. Touteleurope.fr revient sur les positions et les propositions phares des invités.
 
Quelle Europe institutionnelle après les élections européennes ?
  • Harlem Désir (PSE) : "Je suis fédéraliste". Pour la tête de liste socialiste en Ile-de-France, l'Europe fédérale est un objectif. Interpellé par M. Quatremer sur l'idée d'"Etats-Unis d'Europe" défendue par Ségolène Royal, le responsable socialiste se prononce ainsi pour un "Parlement de reconquête du projet politique européen".
  • Annemie Neyts (ADLE) : Pour l'eurodéputée belge, la priorité, c'est la poursuite de l'élargissement et non l'approfondissement de l'Union. On retrouve ici l'idée d'une "Europe-Monde" qui s''étendrait naturellement jusqu'à la Turquie mais qui engloberait également à moyen-terme les anciens pays du bloc soviétique.
  • Philippe Lamberts (Verts européens) : Le responsable écologiste a critiqué l'attitude "égoïste" des responsables nationaux pendant la crise économique et financière. Selon lui, seul le niveau européen peut répondre efficacement aux défis du XXIe siècle.
  • Bernard Lehideux (ADLE) : "Nous voulons que l'Union européenne ait un numéro de téléphone et un visage". Le responsable démocrate a ainsi mis en avant la nécessité de doter l'Union d'une présidence européenne stable et forte.
  • Pierre Lequiller (PPE) : Le président de la commission chargée des affaires européennes à l'Assemblée Nationale est un européen convaincu. Se prononçant pour une Europe politique, une préférence communautaire et une Europe qui existe sur la scène internationale, M. Lequiller a mis en avant le bilan positif de la présidence française.

Jean Quatremer a relevé tout de même le décalage permanent entre les déclarations orales des responsables politiques et leurs mises en œuvre réelles : "Tout le monde veut l'Europe politique mais on met le pied sur le frein dès qu'il s'agit de lâcher un peu de pouvoir" s'est agacé le journaliste de Libération.
Comprendre la spécificité du Parlement européen
Interpellés au cours du débat sur la question d'un budget européen, tous les intervenants ont acquiescé sur le principe de doter l'Union de ressources fiscales propres. Mais un tel consensus ne trouve que peu d'écho dans la réalité des affaires européennes. La plupart des pays, les  "grands" en particulier, refusent une telle optique.
 
La question des frontières

Deux approches différentes de la notion de "frontières" ont été exposées :

Pour le conservateur Pierre Lequiller, elles sont géographiques. La Turquie étant située principalent en Asie, elle ne peut donc rejoindre l'Union.

Pour la libérale Annemie Neyts, elles ne peuvent, au contraire, résulter que d'une décision politique.

A la fin du débat, l'idée d'une avant-garde européenne a été avancée par un participant. Les quatre principales forces politiques du Parlement envisagent tous une telle alternative pour faire avancer l'Union plus vite dans certains domaines. Le traité de Lisbonne faciliterait d'ailleurs le recours à ces coopérations renforcées.

Finalement, ce débat fut l'occasion de saisir ce qu'est le quotidien du Parlement européen. Des désaccords, des échanges vifs mais en même temps, une volonté de faire avancer et non de bloquer les dossiers.

L'"Europarlement" est une assemblée qui échappe à la logique polarisée de la vie politique française ou britannique. Et c'est "tant mieux" expliquait M. Lamberts. "Sans le mutlipartisme européen, l'écologie politique n'aurait jamais vu le jour". Aujourd'hui, tout le monde parle de "révolution verte".

 

Jacques Delors appelle au "vote utile"
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L’ex-président de la Commission européenne veut que les socialistes aient "les moyens de gagner au Parlement européen qui a des pouvoirs croissants". 
Le message était doublement symbolique : à trois jours des élections européennes, Jacques Delors, l’ancien-président de la Commission européenne, s’est exprimé par vidéo interposée, lors d’un dernier meeting du Parti socialiste organisé à Lille, la ville de sa fille Martine Aubry. "Pour l'Europe, fini les divisions, les ignorances et les non-dits" entre socialistes, a-t-il lancé, appelant au "vote utile".
 
"Votre Europe, elle vous a délaissé ces dernières années, je le reconnais, fascinée qu'elle était par le dieu finance, par l'idéologie financière, elle a subi la tyrannie du court terme alors que le projet européen est fondé sur la mémoire et le long terme", a ajouté Jacques Delors, pointant "la complicité ignorante" des "gouvernements de droite".
 
Ce message en faveur du "vote utile" a été repris par Jean-Christophe Cambadélis, le directeur de campagne du PS. Martine Aubry, la première secrétaire du PS, a exhorté les Français à "voter efficace" et à se rassembler derrière les listes socialistes, "seules capables de faire basculer la majorité européenne".
 
Laurent Fabius a, lui, été plus incisif, ciblant Nicolas Sarkozy, le président "du pouvoir d'achat de ses amis, oui, mais pas des Français".
Aubry stigmatise une droite française "brutale, cynique, menteuse".
 
La première secrétaire du PS Martine Aubry a estimé mercredi que les socialistes étaient les seuls à pouvoir "renverser la vapeur" aux européennes face à une droite française "brutale, cynique, menteuse", égratignant au passage ses concurrents de gauche et du centre.
 
Les socialistes sont les seuls à "pouvoir renverser la vapeur", le 7 juin, a déclaré Mme Aubry sur France-Inter mettant en garde contre le risque pour "la gauche et pour le centre d'être totalement dispersés et de ne pas envoyer au parlement européen assez de députés".
 
Elle s'en est pris à "cette droite brutale, cynique, menteuse" incarnée selon elle par Nicolas Sarkozy, un président qui "emploie toujours des mots doux pour cacher une réalité dure".
 
"Pourquoi ne dit-il pas aujourd'hui que la prochaine directive" européenne "sera la libéralisation, c'est-à-dire la privatisation de la santé", a notamment demandé la maire de Lille.
 
"Il y aura un tour de vis social. M. Sarkozy ne le dit pas aujourd'hui mais nous le verrons demain", a-t-elle prédit.
Elle a aussi vivement critiqué "cet extrême centre qu'est devenu" le leader du MoDem François Bayrou "qui crie, qui insulte", "qui ne parle que de lui" et "se met en scène pour 2012".
 
Quant à Daniel Cohn-Bendit "un homme engagé", "un véritable européen", il se fait quand même "un peu d'illusion sur le fait qu'il pourrait amener la droite à défendre une Europe de l'environnement", a-t-elle estimé.
 
"Dany, tout le monde le trouve sympa et nous-mêmes on le trouve sympa, simplement il a un peu brouillé son message ces derniers temps. Il faudrait qu'il soit un peu plus clair, surtout que je pense qu'on fera des grandes choses ensemble avec lui", a-t-elle ajouté.
 
Visant l'extrême gauche, Mme Aubry a jugé que le Front de gauche (Parti de gauche, PCF) est un peu là comme le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) "pour dénoncer, pour critiquer mais rarement pour proposer". "Ils ne pensent pas qu'ils seront un jour au gouvernement, même si certains l'ont été, pour changer les choses", a-t-elle critiqué.
L'abstention recule, le PS gagne un point aux européennes.
L'abstention attendue aux élections européennes diminue au profit du Parti socialiste, selon un sondage Ipsos diffusé mardi, à cinq jours du scrutin en France.
 
Dans cette enquête pour SFR, Le Point et 20 minutes, les listes UMP restent en tête avec 26% d'intentions de vote, un chiffre stable par rapport au dernier sondage Ipsos effectué les 22 et 23 mai.
 
Le PS gagne un point à 21% d'intentions de vote, enrayant une chute entamée depuis le début de la campagne, et se détache du MoDem (12%, -1) et des listes Europe Ecologie (11%, +0,5).
 
Le taux de votants potentiels déclarés est de 48%, contre 43% lors de la dernière enquête, ce qui place la participation estimée dans une fourchette entre 38 et 42%.
 
"Sans doute suite au meeting commun Aubry-Royal à Rezé, on constate que c'est surtout l'électorat de Ségolène Royal qui se mobilise davantage", écrit Jean-François Doridot, directeur général d'Ipsos.
 
Les électeurs de Ségolène Royal au premier tour de l'élection présidentielle 2007 ont l'intention d'aller voter à 62% selon l'enquête (+13 points).
 
Le total de la gauche atteint 46%, dont 7% pour le NPA, 5,5% pour le Front de Gauche et 1,5% pour Lutte ouvrière, et le total droite 38%, dont 6% pour le MPF, 5,5% pour le Front National et 0,5% pour Debout la République.
 
Cette enquête a été réalisée les 29 et 30 mai par téléphone selon la méthode des quotas auprès de 861 personnes. Clément Guillou, édité par Yves Clarisse

 

 
  EUROPÉENNES : J - 5
 
   
 

 



A 5 jours du vote pour les élections européennes Martine Aubry adresse un message de mobilisation que vous pouvez télécharger en cliquant ici
.  

  • 5 jours pour lutter contre l’abstention
  • 5 jours pour éviter la dispersion et concentrer les votes sur les listes du PS
  • 5 jours pour se mobiliser et agir, pour véritablement changer l’Europe.

    OPERATION "VOTE PAR PROCURATION"
    Il est crucial que vous et votre entourage votiez dimanche prochain. Si vous ou l'un des membres de votre entourage se trouve dans l'impossibilité de se rendre aux urnes le 7 juin, rappelez-vous qu'il est possible de faire une procuration de vote auprès d'un commissariat, d'une gendarmerie ou d'un tribunal d'instance .
    Procuration : mode d'emploi

    Nous vous proposons également d'inviter vos contacts Facebook à faire des procurations s'ils ne peuvent pas voter. Pour cela, mettez la ligne suivante dans votre statut : "Pas là le 7 juin ? Contactez-moi pour faire une procuration !"

  • 69 sièges d’eurodéputé sont à pourvoir en France métropolitaine pour 7 circonscriptions électorales :

     
    - 10 sièges pour le Nord-Ouest (Nord Pas-de-Calais, Picardie,
    Haute et Basse Normandie),
    - 9 sièges pour l’Est (Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Champagne-
    Ardenne et Bourgogne),
    - 13 sièges pour le Sud-Est (Rhône-Alpes, Alpes, Provence-Alpes,
    Côte d’Azur et Corse),
    - 10 sièges pour le Sud-Ouest (Languedoc-Roussillon, Midi-
    Pyrénées et Aquitaine),
    - 9 sièges pour l’Ouest (Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne),
    - 13 sièges pour Paris et l’Ile-de-France,
    - 5 sièges pour le Centre, le Massif Central et le Limousin,
    . 3 sièges d’eurodéputé reviennent à l’Outre-Mer (
    voir le site RFO ici).
    .
    .

    .

    Européennes: 55% d'abstentions, l'UMP en tête à 25% en légère baisse.
     
    La part des Français ne voulant pas voter aux Européennes est en augmentation de 1 point à 55%, l'UMP restant en tête avec 25% d'intentions de vote mais perdant un point, l'écart se resserrant avec le PS, selon un sondage CSA pour Le Parisien-Aujourd'hui en France dimanche.
     
    55% des personnes interrogées disent vouloir s'abstenir, voter blanc ou nul au scrutin du 7 juin, selon cette enquête. Elles étaient 54% dans la précédente vague du sondage, publiée dimanche 24 mai.
     
    A une semaine du scrutin, le parti majoritaire, qui a fait la course en tête dans les sondages pendant toute la campagne européenne, accuse un recul de 1 point en une semaine, passant de 26% à 25%.
     
    L'écart se resserre donc avec le PS, qui reste stable à 21% des intentions de vote.
     
    Le MoDem de François Bayrou perd un point à 13%, devant les listes Europe Ecologie emmenées par Daniel Cohn-Bendit, stables à 9%.
     
    Le FN progresse de 7% à 8%, les listes Libertas (MPF-CPNT) sont stables à 6%, alors que le Front de gauche (PCF-PG) gagne un point à 6%, passant devant le NPA d'Olivier Besancenot, en recul d'un point à 5%.
     
    L'alliance écologiste indépendante (Waechter) est inchangée à 2%, LO gagne un point à 2%, Debout la République (Dupont-Aignan) est inchangé à 1%. Les "autres listes" recueillent 2% d'intentions de vote.
     
    Sondage réalisé par téléphone les 27 et 28 mai auprès d'un échantillon représentatif de 862 personnes (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale de sondages.

     

    Harlem Désir : "Il faut en finir avec cette Commission européenne qui est aux mains des ultralibéraux"
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    A la traîne dans les sondages, le Parti socialiste durcit le ton. Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France tape sur l'UMP et sur José Manuel Barroso. Le député européen détaille aussi les principales propositions économiques et présente le PS comme la seule alternative crédible au changement.

     
    Capital.fr : Crise économique, faible popularité du gouvernement et pourtant le PS n'en profite pas dans les sondages…

    Harlem Désir : Contrairement à la droite où l'offre politique est concentrée, le Parti socialiste doit en plus de l'abstention se battre contre la dispersion. Les Français doivent bien comprendre que face à l'UMP, le Parti socialiste et ses alliés européens sont la seule force politique crédible pour permettre le changement et défendre une Europe sociale.
     
    Capital.fr : Les Français n'ont-ils pas du mal à croire que l'on puisse encore donner un visage social à l'Europe?

    Harlem Désir : Vu la politique menée au cours des cinq dernières années, je peux comprendre le scepticisme des Français. Pendant tout son mandat, José Manuel Barroso a martelé qu'il ne fallait pas entraver le développement du marché financier. On en voit aujourd'hui le résultat, avec la crise. A chaque fois que le Parti Socialiste Européen (PSE) a tenté d'instaurer un équilibre entre la dérégulation du marché et l'intérêt général, nous nous sommes heurtés à la majorité conservatrice et libérale. Et le pire c'est que José Manuel Barroso souhaite rester à la tête de la Commission européenne. Il faut en finir avec cette Commission, qui est aux mains des ultralibéraux. L'Europe doit changer, maintenant.
     
    Capital.fr : Que proposez-vous concrètement ?

    Harlem Désir : Tous les partis socialistes en Europe ont signé un texte commun dans lequel nous avançons de nombreuses mesures pour renforcer la dimension sociale de l’Europe. Je pense notamment à la mise en place d'un salaire minimum obligatoire dans tous les pays, première étape vers un salaire minimum européen, ou encore notre volonté de renforcer les droits des travailleurs lors des négociations collectives. Toutes nos mesures sont applicables immédiatement. Mais pour cela le PSE doit avoir la majorité au Parlement le 7 juin.
     
    Capital.fr : Votre programme prévoit aussi la mise en place d'un plan de relance de 100 milliards d'euros. Comment sera-t-il financé et comment seront alloués ces fonds ?

    Harlem Désir : L'Europe n'a pas le choix. Les sommes consenties jusqu'à présent sont trop modestes face à la gravité de la situation économique et à l'envolée du chômage. Au total, les plans de relance de l'ensemble des pays européens ne s'élèvent qu'à 200 milliards d'euros, à quoi s’ajoutent 30 milliards débloqués par l'Europe. Il faut aller plus loin. C'est pourquoi, le PSE lancera un grand emprunt européen de 100 milliards d'euros, s’il obtient la majorité au Parlement. Cette somme servira à la fois à soutenir les secteurs les plus touchés par la crise mais surtout à investir dans les transports, dans le bâtiment, en mettant l'accent sur l'isolation et les technologies vertes... Nous estimons à 10 millions le nombre d'emplois qui pourront être créés dans ces industries. Ce nouveau plan de relance permettra aussi de réorienter l'économie vers une croissance durable. Ce sont ces mesures qui permettront de développer l'Europe et de protéger les Français et les européens.
     
    Capital.fr : L'UMP fait aussi campagne sur le thème de l'Europe qui protège…

    Harlem Désir : L'UMP est devenue schizophrène. Pendant 5 ans, la majorité et ses alliés conservateurs ont dérégulé à tout crin en acceptant la directive portant le temps de travail à 65 heures par semaine, en votant la libéralisation des services publics… Et aujourd’hui l’UMP voudrait nous faire croire que sa politique protège les Français. Nicolas Sarkozy a beau jeu de vanter la présidence française, mais durant son mandat, il n'a pas fait la moindre proposition pour renforcer les droits sociaux. L'UMP tente de brouiller les cartes, c'est pourquoi j'invite les Français à regarder de plus près le programme du parti conservateur européen, celui qui a été adopté à Varsovie par la droite européenne la plus réactionnaire qui soit, celle des Juncker et des Berlusconi. Propos recueillis par Frédéric Cazenave

     

    "Attention aux contrefaçons"
     
    Le député européen, Harlem Désir, tête de liste PS en Ile de France a été interviewé par les metronautes.
     
    Bonjour à tous.
     
    Momo : Bonjour. Quelles sont vos propositions phares ?

    Un plan de relance financé par un emprunt européen de 100 milliards d'euros pour investir dans les réseaux de transport, de télécommunication, l'isolation thermique des logements, les énergies renouvelables; créer 10 millions d'emplois verts par ce soutien à ce nouveau modèle de croissance durable; un bouclier social européen avec l'instauration d'un salaire minimum obligatoire dans chaque pays pour lutter contre le dumping social. Une directive cadre de protection des services publics. Mais nous avons également beaucoup d'autres propositions.
     
    Gaucho : Vous accusez l'UMP et le Modem d'avoir des programmes "mensongers et trompeurs". N'est ce pas un facile ? Sur quoi vous basez-vous ?

    Je crois que les Français ont droit à une campagne de vérité. Aujourd'hui l'UMP prétend défendre "l'Europe qui protège" mais pendant la présidence française de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy et son gouvernement n'ont pris aucune initiative pour l'Europe sociale. Ils se sont opposés à la proposition des socialistes européens d'une directive pour les services publics. Ils ont soutenu le passage de 48 heures à 65 heures par semaine dans la directive temps de travail. Ils ont promu la dérégulation économique et sociale avec toutes les droites européennes, celles de Berlusconi etc. Leur vrai programme c'est leur bilan. Quant au modem, ils siègent dans le groupe des Libéraux et Démocrates qui défend la même politique.
     
    Smi : Comment fiancerez vous ce smic européen ?

    Dans chaque pays, nous proposons que le niveau du smic soit établi à 60% du salaire médian, ce qui est à peu près la situation en France. Comme vous le savez, le salaire minimum est fixé par la loi mais ce sont les employeurs, privés ou publics qui le paient.
     
    Mouss : Qu'est-ce que vous avez accompli en tant que député européen ?
     
    J'ai été en charge des dossiers économiques et sociaux ainsi que de commerce international pour le groupe socialiste européen dont je suis vice-président. J'ai défendu et élaboré une proposition de directive sur les services publics en lien avec les syndicats européens, j'ai été rapporteur sur le renforcement de la directive sur les comités d'entreprise européens, sur la directive pour l'égalité de traitement des travailleurs intérimaires sur le respect des normes de l'Organisation Internationale du Travail dans les accords commerciaux signés par l'Union européenne, sur les relations commerciales et de développement avec les pays d'Afrique, Caraïbes, Pacifique et beaucoup d'autres sujets.
     
    Le vrai choix dans cette élection est bien entre soit continuer avec la même politique PPE (parti populaire européen) dont est membre l'UMP, soit le projet du PSE (parti socialiste européen) qui est la seule force de gauche qui permette l'alternance au plan européen.
    Minouche : L'UMP dit qu'il veut une Europe qui protège. C'est un programme de gauche, non ? Qu'est-ce qui différencient vos programmes ?

    Avec la crise du système capitaliste financiarisé et l'échec des politiques ultralibérales, tout à coup, la droite change de discours au moment des élections et veut se donner un visage social. Je dis : attention aux contrefaçons. Les programmes des droites européennes et des libéraux européens adoptés à Varsovie et à Stockholm sont la poursuite de la libération des services publics, de l'énergie, des transports, de la santé, le refus de toute harmonisation fiscale et sociale La droite a réduit l'Europe au marché et abimé l'idée européenne en dressant le mur de l'ultralibéralisme entre les européens et l'Est et de l'Ouest.
     
    Fanchik : Le meeting de ce soir entre Martine Aubry et Ségolène Royal, c'est une pure opération de communication ou le début d'une vraie réconciliation ? Vous pensez que les voir ensemble peut relancer la campagne du PS ?

    Il était normal que Ségolène Royal participe à ce meeting, dans sa région, aux côtés de Martine Aubry et je m'en réjouis. C'est l'unité qui compte pas la communication vous avez raison.
     
    Frère : La liste "Union des gens" en IDF promet de reverser le salaire de ses élus à des associations sociales... Cela vous inspire t'il ?

    Je ne connais pas cette liste. Les élus socialistes payent des cotisations obligatoires au Parti Socialiste et peuvent par ailleurs faire des dons aux associations caritatives.
     
    Farida : Pourquoi cet ancrage en Ile de France ?

    J'ai toujours vécu en région parisienne : je suis né dans le 13ème, j'ai grandi à Bagneux jusqu'à l'âge de 10 ans, j'ai vécu à Ivry-sur-Seine, mon père était directeur d'école, j'ai vécu à Créteil où j'ai été étudiant. Puis de nouveau à Paris quand j'étais à la Sorbonne. Je vis depuis plus de 10 ans en Seine Saint Denis : à Aulnay-sous-Bois et aujourd'hui au Pré-St-Gervais. L'Ile de France est ma région et je l'aime.
     
    AC : Comment se fait-il que Bayrou fasse plus de bruit que vous ?

    Bayrou détourne cette campagne pour les élections européennes pour ne parler que de la présidentielle ce qui intéresse toujours beaucoup les média. Mais c'est au détriment de ce qui est en jeu dans cette élection, alors que les enjeux européens sont absolument majeurs aujourd'hui.
     
    Velib : Attendez-vous vous aussi que l'Europe soutienne financièrement les projets du Grand Paris voulus par Nicolas Sarkozy ?

    L'Europe soutient déjà de nombreux projets de rénovation urbaine, de développement des transports dans la région. Grâce à la mobilisation de Jean-Paul Huchon et des collectivités locales pour obtenir ces fonds européens. Le vrai projet du Grand Paris c'est celui de Paris métropole lancé par Bertrand Delanoë et les communes de l'agglomération qui se sont regroupées. L'Etat apporte son appui mais il faut respecter les élus locaux.
     
    Gérard : En tant que proche de Bertrand Delanoë, quel regard vous portez sur l'action de Martine Aubry à la tête du PS ?

    Nous la soutenons dans le travail qu'elle a entrepris pour rassembler les socialistes et répondre à l'attente des français et préparer un projet alternatif à celui de Nicolas Sarkozy pour 2012.
     
    Pascal : J'ai regardé l'émission "mots croisés" lundi soir, et, aucun des participants, ne m'a donné envie d'aller voter le 7 juin. Quand le PS arrêtera-t-il de faire systématiquement de l'anti Sarkozy, au lieu de présenter un projet clair, net, précis ? Il y a un temps pour la critique, et un temps pour proposer.

    Le temps manquait sans doute pour développer d'avantage les propositions. Je vous invite à en prendre connaissance plus complètement en allant regarder notre programme européen, commun aux 27 partis socialistes d'Europe, le Manifeste sur le site de campagne: www.changerleurope.fr C'est le programme le plus novateur et audacieux qui est le seul à permettre un vrai changement maintenant, pour l'Europe.
     
    Mouss : Vous avez demandé un débat télévisé avec Michel Barnier. Vous avez eu une réponse ?

    Indirectement oui, puisqu'il a annulé un face à face qui avait été organisé par Public Sénat.
    Or, le vrai choix dans cette élection est bien entre soit continuer avec la même politique PPE (parti populaire européen) dont est membre l'UMP, soit le projet du PSE (parti socialiste européen) qui est la seule force de gauche qui permette l'alternance au plan européen.
     
    Sophie : J'ai lu que vos rapports avec Benoît Hamon, qui n'est pas sûr d'être élu car il est en troisième position sur votre liste, étaient tendus. C'est le cas ? Vous pensez faire suffisamment de voix pour qu'il soit élu ?

    Nos rapports avec Benoît Hamon sont très bons. Je suis fier de conduire une liste où sont représentées toutes les sensibilités du Parti socialiste et nous faisons campagne ensemble avec Benoît. Nous étions lundi dans les Hauts de Seine à la rencontre des salariés de La Défense. Nous serons mardi dans l'Essonne pour un grand meeting à Montgeron. Je n'ai aucune inquiétude sur l'élection de Benoît.
     
    Verte : Votre appel aux Verts d'Europe Écologie a t'il été entendu ?

    C'est à l'ensemble des électeurs de gauche que j'ai lancé un appel. Le 7 juin, il n'y a qu'un tour. Ni abstention, ni dispersion pour faire gagner nos idées au Parlement européen.
     
    Nick : Quels sont vos arguments en faveur de l'entrée de la Turquie dans l'Europe ?

    Des conditions économiques, démocratiques, ont été posées à la Turquie. Elles concernent notamment le respect des minorités kurdes, le droit des femmes, pour moi également la reconnaissance du génocide arménien. La Turquie est loin de les remplir aujourd'hui. Chacun sait que ces négociations vont durer pendant au moins 10 ou 15 ans. Mais je crois que l'on aurait tort, alors que la Turquie évolue, de la rejeter par principe et surtout de tenir un double langage comme le fait Nicolas Sarkozy qui a accepté la poursuite des négociations à Bruxelles mais dit aux Français à Paris que jamais la Turquie n'entrera dans l'Europe. Il faut avoir une vision historique, à long terme. L'Europe doit aussi être un pont dans le monde demain, entre l'Orient et l'Occident. On ne doit pas rejeter un pays en jouant sur la peur de l'Islam parce que l'on est à la veille des élections. Mais cette question ne sera pas à l'ordre du jour des 5 prochaines années du Parlement européen. La priorité aujourd'hui c'est l'approfondissement politique, économique et social et de l'Union européenne. Chaque chose en son temps.
     
    Eric : Le meeting des dirigeants quadras du PS la semaine prochaine, ce n'est pas une image plus forte que celle de Martine et Ségo ? Il ne serait pas temps que les jeunes prennent le pouvoir au PS ?
     
    Oui ce sera aussi une belle image d'unité, de renouveau, de mobilisation et d'appel au vote notamment des jeunes. Je souhaite encourager une nouvelle génération à s'impliquer très fortement en politique et à venir travailler avec nous au Parti socialiste pour que ça change.
     
    Cha : Vous pensez encore pouvoir battre l'UMP ?

    Nous avons l'ambition que les socialistes européens soient majoritaires le 8 juin au Parlement européen pour changer l'Europe.
     
    Sim : Que pensez-vous de l'action menée pour les banlieues par Fadela Amara ?

    Les banlieues ont vraiment besoin d'un vrai plan Marshall pour les sortir de leur situation de ghetto social. L'action de Fadela Amara s'est malheureusement réduite à peu de chose faute d'un engagement réel de l'Etat qui n'a pas fait de la banlieue sa priorité. Au contraire ce à quoi nous assistons, c'est en Seine Saint Denis la suppression de postes d'enseignants, de la police de proximité et des portiques dans les établissements scolaires.
     
    Besa : Ne craignez-vous pas la concurrence de la nouvelle gauche et du NPA ? pourquoi ne pas avoir fait alliance avec Mélenchon ?


    C'est Jean-Luc Mélenchon qui a fait le choix de quitter le Parti Socialiste. Je dis : attention à la dispersion et à la division qui affaiblissent et éparpillent la gauche. La gauche utile au Parlement européen pour faire avancer l'Europe sociale et battre la droite, ce sont les socialistes alliés à tous les autres socialistes européens et qui peuvent constituer une majorité d'alternance. Nous avons besoin de changer l'Europe maintenant. Alors ni abstention, ni dispersion, rassemblons nous dès le 1er tour parce qu'il n'y en a pas d'autre. Je vous invite tous à voter pour la liste pour le changement, le 7 juin. Merci à tous et n'hésitez pas à me joindre sur mon site : www.harlem-desir.fr

     

    Royal prête à un autre meeting avec Aubry Nicolas Barotte
     
     
    Après le rassemblement de Rezé, le Parti socialiste veut croire à un rebond le 7 juin.
     
    Lendemain de fête : les socialistes sont fatigués mais contents. Et ils n'ont qu'une envie : recommencer. «Il fallait qu'il y ait un sursaut», se réjouit Delphine Batho au lendemain du meeting de Rezé, qui a réuni Martine Aubry et Ségolène Royal, dont elle est proche. «Ce serait une erreur de banaliser ce qui s'est passé à cette réunion. Il faut lui donner de la portée.» C'est une ­étape dans la campagne et peut-être pour le PS, qui a encore dix jours pour redresser la barre.
     
    Pour le dernier grand meeting de la campagne, jeudi prochain à Lille, la direction du PS réfléchit à une nouvelle configuration pour terminer «en dynamique». Une nouvelle image de rassemblement en perspective ? Dans l'entourage de Ségolène Royal on laisse la porte ouverte : «Si la direction de la campagne le souhaite…»
    Après la mise en scène de la réconciliation de la première secrétaire et de l'ex-candidate, le PS espère faire oublier les divisions du congrès de Reims. «Cette division, c'était comme une trace mémorielle chez nos sympathisants. Comme la mémoire douloureuse chez les personnes amputées, explique François Kalfon, le nouveau spécialiste des sondages du PS. La blessure n'existe plus mais la mémoire est encore présente.» Tout dans la tête, alors ?
    Entre les différents camps du PS, on a surtout choisi de faire cause commune pour éviter la catastrophe, le temps de terminer la campagne. Même si les uns et les autres réservent leurs critiques pour le lendemain du vote, personne n'a envie de voir le parti replonger dans la crise électorale. La menace existe. «Toute l'issue du vote est là. Qu'est-ce qui va l'emporter : la volonté de changer d'Europe, la sanction à l'égard du pouvoir ou la tentation, curieuse mais qui s'installe, de sanctionner… le PS ?», s'interroge l'ancien ministre Pierre Moscovici sur son blog.
    Rééquilibrer le rapport de forces avec l'UMP
    Pour les derniers jours de la campagne, le PS rêve de rééditer le coup de l'entre-deux tours des élections législatives de 2007. La polémique sur la «TVA sociale», dont l'instauration semblait envisagée par le gouvernement, lui avait permis de rééquilibrer le rapport de forces avec l'UMP. Cette fois, c'est l'affaire du travail les jours de congé qui pourrait leur servir. Certes, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a retiré l'amendement qu'il comptait déposer pour autoriser les personnes en arrêt maladie ou en congé maternité à travailler. Mais les socialistes sonnent la charge quand même. «Sa provocation n'est pas une maladresse, un impair ou une farce, c'est une anticipation», a déclaré François Hollande.
    «Alors que les socialistes redécouvrent les joies du rassemblement, Nicolas Sarkozy et ses amis se radicalisent. Il y a un effet ciseaux qui peut jouer», espère Claude Bartolone, l'un des proches d'Aubry. À cela, il ajoute le discours sur la sécurité du président, qui donne «l'impression d'être l'oiseau qui vient de naître» alors qu'il a été ministre de l'Intérieur entre 2002 et 2007 quasiment sans interruption. «Cela montre ce qu'est la France d'après… et l'Europe d'après.»
    Royal et Aubry affichent un PS rassemblé
     
    Martine Aubry et Ségolène Royal ont fait côte à côte une entrée de stars, mercredi soir, à un meeting scellant leurs retrouvailles à Rezé, près de Nantes, six mois après les déchirements de Reims et 12 jours avant les Européennes.
     
    L'image des deux dirigeantes se faisant la bise était attendue. Les retrouvailles de Martine Aubry et Ségolène Royal, toutes deux de blanc vêtu, ont été immortalisées par près de 80 photographes mercredi soir, lors d'un meeting à Rezé, près de Nantes.
     
    "Ma chère Martine, notre première secrétaire", a lancé la présidente de Poitou-Charentes. La maire de Lille a parlé du "vrai bonheur" de retrouver le PS "tel qu'(elle) l'aime", "soudé, combatif, mobilisé aussi". Elle a assuré que le parti avait été "fier quand Ségolène a dit à Dakar ce qu'elle pensait du discours de Nicolas Sarkozy."
     
    Sur scène, Martine Aubry a offert une statuette africaine qu'elle a baptisée "femme debout", le surnom donné à sa rivale aux Antilles. Ségolène Royal a choisi de remettre son présent dans les coulisses : une porcelaine Deshoulières, une entreprise menacée de plan social dans la Vienne.
     
    "On aime nous opposer", a plaisanté Martine Aubry. "C'est vrai que nous sommes différentes mais ce n'est pas gênant, nous avons l'essentiel en commun : nous sommes indéfectiblement socialistes, nous sommes des européennes et nous sommes des femmes donc nous savons nous serrer les coudes quand c'est nécessaire".
     
    Le discours de Ségolène Royal, qui était complémentaire à celui de Martine Aubry, s'est chargé de l'appel à la participation, l'unité des socialistes, et les grandes valeurs de la gauche. Celui de Martine Aubry s'est concentré sur les propositions socialistes et les attaques contre Nicolas Sarkozy ou Frédéric Lefebvre, le porte-parole de l'UMP.
     
    Si Ségolène Royal prend sa part de responsabilité dans le scrutin européen, elle attend en retour que son parti lui accorde un statut digne de son rang d'ex-candidate à la présidentielle. Elle souhaiterait se voir confier une mission de représentation à l'international, et les moyens qui vont avec, ce dont le PS ne veut pas entendre parler à ce jour.
     
    Sur fond d'abstention grandissante, les études d'opinion placent toujours les socialistes en deuxième position, cinq ou six points derrière l'UMP et loin de leur score de 2004 (28,9%). Mercredi sur Europe 1, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a estimé qu'un score de 21% aux élections européennes, comme en 1999, serait bon pour le Parti socialiste français.

     

    Elections européennes : la campagne officielle est lancée.
     
    La campagne officielle pour les Européennes du 7 juin a débuté lundi à zéro heure, alors que le ministère de l'intérieur devait rendre publique en fin de journée les listes validées.
     
    Les candidats avaient jusqu'à vendredi soir pour déposer leurs listes place Beauvau. Le ministère en a dénombré 161, dont 28 en Ile-de-France et 11 outre-mer, qui comptent entre trois (outre-mer) et 13 candidats (Ile-de-France). Tout le week-end, il a vérifié leur validité, dont celle de la très polémique liste "anti-sioniste" de l'humoriste controversé Dieudonné.
     
    Avec les suppléants, ce sont plus de 6.000 candidats qui se disputeront les 72 sièges d'euro-députés attribués à la France.
     
    Mais cette pléthore n'a pas suffi pour le moment à susciter l'intérêt, les sondages prédisant plus de 50% d'abstention.
     
    La campagne officielle s'achèvera le samedi 6 juin à minuit, quelques heures avant le scrutin, à l'exception de trois DOM et quatre collectivités d'outre-mer où elle prendra fin un jour plus tôt, le vote étant avancé.
     
    Les panneaux électoraux des 36.686 communes françaises vont se couvrir progressivement des affiches des listes qui concourent pour ce scrutin à un tour à la proportionnelle.
     
    Un affichage difficile pour les petites listes, comme le souligne Marianne Cormier-Ranke, chef de file en Ile-de-France du mouvement "Newropeans" qui présente des candidats également en Allemagne et aux Pays-Bas. "Là où nous avons des militants, nous allons coller le maximum d'affiches, mais là où nous sommes moins présents, nous invitons les gens à se rendre sur notre site internet" où ils pourront également télécharger leur bulletin de vote.
     
    La télévision va de son côté diffuser les spots des partis à raison de deux heures pour les formations ayant des groupes parlementaires. Le MoDem en bénéficie grâce une décision du groupe centriste au Sénat.
     
    Le PRG, qui ne présente pas de candidats, utilisera ses spots pour, notamment, dénoncer l'"hégémonie" UMP et PS.
     
    Les autres partis qui présentent des listes dans au moins cinq circonscriptions - 17 formations en tout - se partagent une heure. Chacun a droit à deux formats (1 minute 15 et 2 minutes 17).
     
    De son côté, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) continuera à compter les temps de parole sur l'ensemble de la programmation jusqu'à la clôture du scrutin, pour assurer un "accès équitable".
     
    Les partis ont commencé lundi à diffuser leurs clips. Le PS y fait parler "des Français de toutes origines disant l'Europe qu'ils souhaitent", l'UMP présente une campagne "humaine, moderne, pédagogique et émouvante".
     
    Son allié le Nouveau Centre présente une jeune femme née en 1979, premières élections européennes, racontant 30 années de construction de l'Union.
     
    Après vidéos décalées et chanson en play-back sur le net, Europe-Ecologie (Daniel Cohn-Bendit) met en scène ses têtes de liste dans un mélange de bandes dessinées et d'animation 3D.
     
    Olivier Besancenot (NPA) s'adresse aux électeurs avec des "images de mobilisations".
     
    Au Front de gauche, Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) et Christian Picquet (ex-NPA, Gauche unitaire), se relaient pour présenter leurs "propositions en rupture avec le libéralisme".
     
    Jean-Marie Le Pen (FN) "sera debout devant un fond bleu, rien d'autre, pour que le message ne soit pas perturbé".
     
    Nathalie Arthaud (L0) clamera, sur un fond rouge, que "ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise".
     
    Libertas -Philippe de Villiers et le chasseur Frédéric Nihous- montrera cinq petits clips thématiques : délocalisations, fromages, ou vins... pour protester contre le rosé "coupé" par Bruxelles.

     

    Le PS réclame une "campagne de vérité" pour le scrutin européen
    Harlem Désir, tête de liste socialiste aux européennes en Ile-de-France, dénonce les "programmes de contrefaçon" défendus selon lui par l'UMP et le MoDem.
     
    A deux semaines du scrutin, le 7 juin en France métropolitaine, l'eurodéputé sortant réclame dans un communiqué une "campagne de vérité".
     
    "Depuis quelques semaines, l'UMP et le MoDem prétendent défendre une Europe qui protège alors qu'ils n'ont eu de cesse, au cours des dernières années, avec leurs alliés de toutes les droites européennes de soutenir la libéralisation sans frein au Parlement européen", accuse-t-il.
     
    "Les programmes de l'UMP et du MoDem ne sont que des programmes de contrefaçon, mensongers et trompeurs (...) Ils ne proposent aucune avancée pour l'Europe sociale. Le Parti socialiste est le seul parti à proposer un véritable projet alternatif", souligne Harlem Désir.
     
    Pour Marielle de Sarnez, tête de liste du MoDem en Ile-de-France, "les Français ont du mal à voir les enjeux de cette élection parce qu'on ne leur en parle pas assez".
     
    "On parle souvent de l'Europe comme la responsable de tous nos maux, ce qui ne favorise pas l'affection" pour l'Union, a-t-elle fait valoir sur Europe 1. Le 7 juin, 28 listes se disputeront les suffrages des électeurs franciliens, un record, selon le ministère de l'Intérieur qui doit valider leur composition lundi. L'Ile-de-France envoie 13 députés au parlement européen.

    PS: les programmes UMP et MoDem pour les européennes sont "mensongers et trompeurs"
     
    Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France pour les Européennes, a attaqué avec vigueur samedi les programmes de l'UMP et du MoDem, les accusant d'être "de contrefaçon, mensongers et trompeurs".
     
    Dans un communiqué, l'eurodéputé a écrit que "depuis quelques semaines, l'UMP et le MoDem prétendent défendre une Europe qui protège alors qu'ils n'ont eu de cesse, au cours des dernières années, avec leurs alliés de toutes les droites européennes, de soutenir la libéralisation sans frein au Parlement européen".
     
    "Les programmes de l'UMP et du MoDem ne sont que des programmes de contrefaçon, mensongers et trompeurs, destinés à créer la confusion et à masquer la vraie politique européenne de la droite mise en œuvre ces dernières années: la dérégulation des services publics, le dumping social et fiscal, la mise en concurrence des travailleurs de l'Est et de l'Ouest", a accusé M. Désir.
     
    "Le MoDem et l'UMP doivent assumer la responsabilité des politiques ultralibérales qu'ils ont menées en Europe", ajoute l'eurodéputé-candidat, pour qui le PS est "le seul parti à proposer un véritable projet alternatif, qui allie la protection des salariés et la relance efficace de l'économie".

     

    Fabius ne veut pas d'une "Europe démolition"
     
    Laurent Fabius et Harlem Désir à La Bellevilloise (Paris XXe), le 20 mai 2005 © AFP/Pierre Verdy
    Selon l'ancien premier ministre, le 7 juin offre "le choix entre une Europe protection" et une "Europe-démolition".
     
    "Le 7 juin, c'est le choix entre une Europe protection que nous socialistes  nous proposons et une Europe démolition", a déclaré Laurent Fabius devant plus de 400  personnes, militants et associatifs réunis à La Bellevilloise (Paris) pour une soirée de défense des services publics.

    Il a aussi fustigé les "mensonges" de Nicolas Sarkozy.
     "Nous avons affaire avec cette campagne des Européennes et celui qui la  mène -entendez M. Sarkozy- à un énorme mensonge et à un très grand menteur", a  déclaré l'ancien Premier ministre.

    Le "tête-à-queue" de Nicolas Sarkozy sur le "modèle français".
    "C'est le deuxième grand mensonge", a-t-il  poursuivi, après la campagne présidentielle où M. Sarkozy "a fait campagne pour  nous expliquer que si on voulait que la France se redresse, (..) il fallait  démolir le modèle français". "Il y avait des choses qui vraiment empêchaient la France de fonctionner:  les services publics, les syndicats", a-t-il ironisé. Pour lui, deux ans plus tard, "incroyable tête à queue", il se pose en "plus  grand défenseur de notre modèle".

    M. Fabius a fustigé "le 2ème grand mensonge" des "slogans de l'UMP disant  'avec nous, c'est l'Europe qui protège'. Alors que quand on prend les votes, les  discours les actes, depuis des années (...), l'UMP et Bayrou qui est dans  l'opposition à condition qu’il ne passe pas le périphérique, tout ce qu'ils peuvent  démanteler, ils le font".

    "Dans l'Europe" dirigée par la droite, "un principe domine tout, c'est le  principe de la concurence libre et non faussée", a-t-il dit. "La devise de la  République et du service public, c'est liberté-égalité-fraternité. La devise de  M. Barroso, c'est concurrence libre et non faussée", a-t-il lancé, très  applaudi.
    Pour le député de Seine-Maritime, "ce qui se passe en France" sur l'hôpital  "n'est que l'application de la conception de droite au niveau européen de la  santé que la droite voudrait faire entrer totalement dans le secteur du  marché
     Aussi présent, l'eurodéputé Harlem Désir, tête de liste PS aux Européennes a  affirmé : "nous n'acceptons pas que l'Europe soit l'ennemie des services publics  et la volonté des citoyens européens doit reprendre le dessus sur la logique de  la libéralisation qui a été celle de la commission".

    Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics, organisateur  des débats, a déclaré : "aujourd'hui, l'équivalent de la TVA sociale que nous  avait cachée le gouvernement, c'est la transposition de la directive service qui  met en danger nos services sociaux et de santé en les soumettant en concurrence  et en remettant en cause le financement".
    M. Hammadi demande à la droite un "débat" avant le 7 juin.
    Harlem Désir : "Nous n'acceptons pas que l'Europe soit l'ennemie des services publics"
    Aussi présent, l'eurodéputé Harlem Désir, tête de liste PS aux Européennes a  affirmé : "nous n'acceptons pas que l'Europe soit l'ennemie des services publics  et la volonté des citoyens européens doit reprendre le dessus sur la logique de  la libéralisation qui a été celle de la commission".

    Européennes : les trois scénarios de Martine Aubry Nicolas Barotte

    Martine Aubry, ici au siège du PS, à Paris, mercredi dernier, joue son autorité dans le scrutin du 7 juin.
    Martine Aubry, ici au siège du PS, à Paris, mercredi dernier, joue son autorité dans le scrutin du 7 juin. Crédits photo : DENIS/REA
    Six mois après le congrès de Reims, la première secrétaire affronte une bataille électorale difficile.
    Elle n'est pas candidate, mais ce sera «son» résultat. Martine Aubry mène, à l'occasion des élections européennes, sa première campagne électorale en tant que première secrétaire du Parti socialiste. Un premier test pour juger de l'état du PS, plus de six mois après le difficile congrès de Reims. Un premier test aussi pour son autorité, comme ce fut le cas pour d'autres premiers secrétaires avant elle. En 2004, les élections régionales et européennes avaient permis à François Hollande de gagner ses galons de présidentiable. En 1994, Michel Rocard y avait laissé son ambition. À trois semaines du vote, le 7 juin, trois scénarios se profilent pour la numéro un du PS.
    • Le scénario rose. C'est le scénario idéal pour la Rue de Solferino : le PS fait jeu égal avec l'UMP ou même obtient un meilleur résultat que le parti présidentiel. Dans ce cas, Martine Aubry pourra se prévaloir d'avoir remis le PS en ordre de bataille. Elle pourra lancer la préparation du projet du PS pour 2012 en position de force. «Si elle réussit à la tête du PS, elle sera la candidate naturelle pour 2012», expliquent ses partisans depuis le congrès. Un succès en juin et la première étape est franchie. Même si ce n'est pas si sûr : «Au PS, les défaites sont attribuées à une personne, mais les victoires sont collectives», commente un élu. Pour Aubry, le chemin restera semé d'embûches.
    De toute façon, les socialistes ne semblent pas croire à cette éventualité, même si le «contexte devrait être favorable». Nicolas Sarkozy est parvenu à «unir la droite», explique-t-on au PS. Alors même si la droite a «dévissé», comme l'explique le directeur de campagne du PS Jean-Christophe Cambadélis, par rapport à un potentiel qu'il évalue «à 40 %», elle continue de faire la course en tête. Les enquêtes d'opinion créditent l'UMP d'environ 28 % des voix. En face, la gauche est «dispersée». «Il n'y a pas de possibilité (pour la seule liste PS) de battre la totalité de la droite», en conclut Cambadélis, même si la gauche obtient un résultat dans la moyenne des précédentes élections, autour de 22 % ou 23 %.
    • Le scénario noir. C'est l'hypothèse inverse, la catastrophe. Le PS est très largement distancé par l'UMP et obtient un résultat en dessous de ses attentes. Les plus durs vis-à-vis de Martine Aubry disent «moins de 20 %». La première secrétaire, à la tête d'une majorité hétéroclite, pourrait être mise en difficulté. De là à imaginer un renversement de la direction ? Dans les statuts du PS, c'est impossible : Martine Aubry a été élue par les militants. Mais sa capacité à être la candidate du PS en 2012 serait écornée. Ses opposants pourraient en effet être tentés de lui imposer une modification de sa ligne politique jugée trop à gauche. «Les crises obligent à des changements», prévient un adversaire d'Aubry.
    Les partisans de Ségolène Royal, de François Hollande et de Pierre Moscovici «ne forment pas une majorité», relativise un proche de la numéro un du PS. Il ne craint pas non plus que la place du leader de l'aile gauche, Benoît Hamon, soit contestée : «Sa ligne est plus en phase avec le moment. On ne va pas devenir social-libéral !»
    «De toute façon, il y aura une offensive quel que soit le résultat», pense-t-on. «La fenêtre de tir est courte avant qu'on ne se lance dans les régionales.» Bref, les aubrystes s'attendent à être critiqués quel que soit le résultat.
    • Le scénario gris. C'est le plus probable. Les socialistes remplissent leur objectif d'une vingtaine d'élus, obtiennent un résultat dans la moyenne des précédents scrutins, mais sont distancés par l'UMP. Ils n'ont pas profité du contexte de crise. La bataille du commentaire risque alors de faire rage au PS entre ceux qui verront le verre à moitié plein ou à moitié vide.
    L’UMP et le PS cherchent à cristalliser la campagne autour de leurs projets. AFP/GERARD JULIEN
     
    Martine Aubry et Vincent Peillon, mardi 19 mai à Marseille.
    Se recentrer sur l'adversaire. Créer un point de fixation dans une campagne morne. En meeting respectivement à Marseille et à Nantes, PS et UMP se sont offert, mardi 19 mai, une sorte de face à face à distance, un match de première division. Pour les deux formations, le temps n'est plus à la dispersion. Face au spectre de l'abstention, l'urgence est à la mobilisation des électeurs.
     
    François Bayrou ? Les dirigeants du PS et de l'UMP ont oublié jusqu'à son nom. A Marseille, Martine Aubry a soigneusement évité d'évoquer la concurrence du MoDem qu'elle avait pourtant l'habitude de renvoyer sans ménagement dans le camp des "libéraux".
     
    Pour le PS, rien ne saurait venir troubler le face à face entre deux visions de l'Europe qui vont s'affronter le 7 juin. Celle du Parti socialiste européen et celle du Parti populaire européen, dont est membre l'UMP. "Il n'y a que deux projets et d'ailleurs vous n'en entendez pas d'autre", a affirmé Martine Aubry devant 1 500 militants et sympathisants. Face au projet du PPE qualifié "de déréglementation et de dérégulation" Mme Aubry, s'est efforcée de convaincre "qu'une autre Europe est possible" plus protectrice notamment à l'égard des services publics.
     
    Encalminé dans les sondages, le PS cherche à fédérer derrière le slogan du "vote efficace". "Les voix qui se porteront sur ceux qui feront moins de 8 % seront autant de voix perdues", a plaidé Mme Aubry.
     
    A Nantes, les dirigeants de l'UMP se sont au contraire efforcés de démontrer qu'eux seuls avaient un programme pour l'Europe. "Les socialistes, cela fait des mois que leur seul programme se borne à critiquer la politique de Nicolas Sarkozy", a ironisé Michel Barnier. Pour l'UMP, le PS reste le promoteur d'une "vision dirigiste de l'Europe".
     
    "C'est la vision de la procédure et du règlement, celle qui a accepté qu'un vin rosé puisse se faire en coupant un rouge et un blanc", a tempêté Jean-Pierre Raffarin. Revenant sur les propositions du PS d'instaurer un smic européen, le sénateur de la Vienne a accusé les socialistes de vouloir "niveler les salaires par le bas".
     
    "C'EST BIEN LOIN"
     
    Mais pour mobiliser son électorat contre le PS, l'UMP a mieux: la Turquie. Le premier ministre, présent à Nantes, s'est réservé ce morceau de choix. "Quelle est la position du PS sur cette question stratégique ?, a interrogé François Fillon. Martine Aubry nous dit: “Discutons, et on verra si la Turquie a fait assez de progrès pour entrer dans l'Europe”.
     
    C'est se moquer du monde, c'est refuser de choisir, c'est le contraire de la volonté politique, c'est l'absence de principe érigé en méthode de gouvernement. Il faut que le Parti socialiste qui cherche encore son axe de campagne, en change au gré du vent, en essayant de faire croire que le vent changerait de sens !"
     
    Dans l'après-midi, Martine Aubry et Vincent Peillon, qui conduit la liste du PS dans le Sud-Est, s'étaient rendus dans les quartiers nord de Marseille, où les européennes, selon une habitante, "c'est bien loin". Face aux maux du quotidien, Mme Aubry a fait part de son expérience de maire de Lille et assuré que "notre combat, c'est le combat européen pour le service public, pour l'école, la Poste, l'hôpital, les logements durables".
     
    Cette journée devait ouvrir "la deuxième phase de la campagne" du PS. Dans l'entourage de la première secrétaire, on assure que "la mobilisation du camp socialiste est en marche", que "Bayrou prend des voix à la droite sans en prendre au PS" et qu'à "27 % dans les études d'opinion, l'UMP – seule et unique force à soutenir le gouvernement – se dirige tout droit vers une sanction".
     
    Cet optimisme affiché ne dissuade pas Mme Aubry de ménager son avenir, au cas où l'après-7 juin serait agité. Lors du meeting parisien, le 13 mai, elle avait fait l'éloge de Bertrand Delanoë. A Marseille, elle a rendu hommage aux dirigeants des Bouches-du-Rhône, l'une des plus importantes fédérations du PS, acquise au dernier congrès à Ségolène Royal. "Quel que soit le résultat de scrutin, il n'y aura pas de coup d'Etat au PS. Nous faisons confiance à Martine Aubry, quitte à ce qu'elle procède à quelques ajustements", soulignait mardi soir Patrick Menucci, l'un des hommes-clé du PS marseillais.
     
    François Rebsamen, sénateur et maire de Dijon, l'a-t-il bien entendu en jugeant que le scrutin du 7 juin sera "un test pour les socialistes eux-mêmes", sur leur "unité"? A Nantes, le bel ensemble marseillais a fait sourire. "Le seul objectif du PS, a ironisé Xavier Bertrand, c'est de savoir si la semaine prochaine, il y aura une photo réunissant Martine Aubry et Ségolène Royal. Le PS, c'est la division." Yan Gauchard (à Nantes), Sophie Landrin et Jean-Michel Normand (à Marseille).
    Cher(e)s camarades,
     
    Harlem Désir sera présent demain soir à Clichy de 16h30 à 18h30 pour une visite de quartier dans le secteur Victor Hugo République.
     
    Cette visite se terminera pas une conférence de presse à 18h devant le Centre Leclerc - 167, Bd Victor Hugo à 18h.
     
    Amitiés.
     
    Voici le programme de la visite d'Harlem Désir :
     
    - 16h30 : Point de départ rond point Place de la République
    - 16h30-17h : Passage au parc Salengro (mercredi après midi oblige)
    - 17h-17h30 : Passage le long du Bd Général Leclerc avec un arrêt dans les 4 cafés qui sont sur le chemin.
    - 17h30-18h : Arriver devant le centre Leclerc pour une conférence de presse avec les journalistes qui seront présents. M. Thibaut le directeur du centre Leclerc est un ami.
    -18h : Début de la conférence de presse
    Le thème de cette conférence "Paris Métropole, l'Europe et les transports" puisque c'est devant le centre Leclerc que verra le jour en 2017, la station de la ligne 14 du métro Clichy-St Ouen. (prolongation actée par le STIF).
    - 18h30 : Pot avec les camarades (les camarades de St Ouen ont également été conviés).
    Pour la maquette d’invitation : cliquez ici
    Webmaster : Communiqué. Voici ce que j’ai dans mes trousses,  rien n’est joué pour le moment…
     
    Le 7 juin, je vais voter : 3930 réponses
    »Front national : 3% »MPF-Libertas : 1%
    »Debout la République : 3%
    »UMP : 11% »MoDem : 10%
    »Europe-Ecologie : 11%
    »PS : 19% »PCF-Front de gauche : 24%
    »NPA : 8% »Lutte ouvrière : 1%
    »Je ne voterai pas : 9%
    Le PS table sur son projet européen pour sortir sa campagne de l'atonie.
     
    Face aux sondages qui confirment une nette avance de l'UMP aux européennes, le PS espère sortir sa campagne de l'atonie en mettant en avant son projet pour l'Europe, tout en durcissant le ton contre la droite accusée de profiter des facilités gouvernementales.
     
    Axée jusqu'à présent sur le "vote sanction" contre Nicolas Sarkozy, la campagne socialiste entre dans une "deuxième phase", avec l'annonce détaillée de son programme pour une "Europe sociale", a indiqué lundi Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France.
     
    "100 milliards d'euros pour un plan de relance européen", "création de 10 millions d'emplois verts", "bouclier social" et SMIC européens, seront désormais les maîtres-mots pour convaincre un électorat qui pour l'heure ne sourit pas au PS. Selon des derniers sondages, le parti piétine à 22%, nettement derrière l'UMP (27%), sur fond d'abstention record.
     
    Harlem Désir invite les Français à un "sursaut démocratique: le 7 juin, ni abstention, ni dispersion" des voix à gauche, a-t-il lancé, appelant à un "vote clair et efficace pour changer l'Europe". Il a défié son alter ego UMP, Michel Barnier, le conviant à un débat télévisé.
     
    Le PS continue aussi de dénoncer  "un mélange des genres scandaleux" entre le pouvoir et l'UMP, demandant "la suspension" d'un clip gouvernemental d'appel au vote, "qui n'est, ni plus ni moins, un clip de l'UMP", selon Benoît Hamon, porte-parole.
     
    La semaine dernière déjà le PS avait accusé les ministres-candidats Rachida Dati et Michel Barnier d'utiliser "les moyens de la République".
     
    Face aux vents contraires des sondages, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, affiche la sérénité: "Le PS n'a pas dévissé", "ces élections ne se présentent pas mal: plus de 21%, voire 22%, c'est le chiffre habituel du PS en campagne, c'est suffisant pour la dernière ligne droite", dit-il, en évoquant un émiettement de l'offre à gauche.
     
    Alors que des voix socialistes s'élèvent, comme celle de l'eurodéputé Vincent Peillon, tête de liste Sud-Est, pour fixer comme objectif "d'être devant l'UMP", M. Cambadélis en démontre l'impossibilité: traditionnellement, la droite (ex-RPR/ex-UDF ensemble) a toujours oscillé autour de 42% dans les élections. "Le parti socialiste seul" ne peut donc la battre.
     
    Selon le député de Paris, c'est l'UMP qui "dévisse", confrontée à un "scénario redouté" puisque "le PS ne s'effrite pas, le MoDem attire des déçus de la droite, le total gauche n'a jamais été si haut, et sur la droite de l'UMP, se reconstitue une droite dure aux alentours de 10%".
     
    Mais pour le politologue Pascal Perrineau (Cevipof), "il y a bien un problème d'atonie" au PS et "c'est la responsabilité collective du parti".
     
    Compte tenu du contexte - "impopularité du président", crise, scrutin intermédiaire "favorisant l'opposition" - "on aurait pu s'attendre à ce que le PS joue roue dans roue avec l'UMP ou même, qu'il domine. Or il est nettement distancé" et "il n'y a aucun frémissement".
     
    Le PS paie ses carences, selon cet expert: leadership et programmes "incertains", "projet d'alliance complètement flou".
     
    "Martine Aubry", selon lui, "a du mal a imposer sa légitimité de première secrétaire", tandis que "Ségolène Royal n'a pas fait son départ" et que "François Hollande a fait son retour".
     
    Allusion à une déclaration de l'ex-Premier secrétaire dimanche: quand "a une ambition pour son pays", il faut "se mettre dans la situation de pouvoir exercer le mandat que l'on sollicite. Cela ne veut pas dire qu'on y parvient, cela veut dire qu'on s'y prépare", a dit M. Hollande.

     

    Européennes: Aubry se veut "la proposante numéro un", appelle au "vote efficace".

    A trois semaines du scrutin européen, Martine Aubry s'est présentée dimanche comme "la proposante numéro un", en appelant au "vote efficace" en faveur des socialistes, au moment où le PS stagne dans les sondages.
     
    Après avoir débuté la campagne avec pour slogan le "vote sanction" à l'égard de Nicolas Sarkozy, puis le "vote utile" et dimanche le "vote efficace", la première secrétaire du PS a semblé vouloir changer de stratégie en se présentant comme "la proposante numéro un".
    Ce changement de pied intervient au moment où le président du MoDem, François Bayrou, dopé par le succès en librairie de son pamphlet contre le chef de l'Etat, est qualifié "d'opposant numéro un", et voit ses listes aux européennes en 3è position, avec 13-13,5% des intentions de vote.
    Dans le même temps, les listes PS stagnent autour de 21-22%, tandis que celles de l'UMP caracolent en tête à 27-28%.
    Pour Martine Aubry, invitée du Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien, rien de grave. Il s'agit d'un "étiage normal" pour le PS quand il est "en forme". Le PS avait obtenu 23,5% des voix en 1981 et 21,9% en 1999.
    "Je ne veux pas", a-t-elle dit, "être l'opposante numéro un mais la proposante numéro un", contrairement à François Bayrou, un "extrême-centre", qui "ne pense qu'à lui, à 2012 et à lui en 2012". "Il crie, dénonce, mais être le porte-voix des inquiétudes n'est pas suffisant (...) il faut proposer". Ce sera chose faite lundi, le PS ayant prévu de "détailler ses propositions".
    Pour autant, les proches de Mme Aubry réfutent tout infléchissement de stratégie.
    "Le PS, dès le départ avait décidé d'une campagne en deux temps. Première phase: l'installation de la campagne dans le paysage politique français avec une vaste opposition" à la politique du gouvernement, et "deuxième temps: le volet propositions", a expliqué à l'AFP Claude Bartolone.
    "Il n'y a pas d'infléchissement", "il y a une stratégie de campagne", a renchéri François Lamy auprès de l'AFP.
    En tous cas, une campagne sur les propositions devrait satisfaire les soutiens de Mme Royal qui, à l'instar de Jean-Louis Bianco, le demandaient, jugeant que "c'était une grosse erreur que de commencer la campagne par +stop Barroso, stop Sarkozy+".
    Martine Aubry a, elle aussi, un motif de satisfaction dimanche, après l'annonce la veille de la participation de l'ex candidate à la présidentielle à un meeting à ses côtés le 27 mai à Rezé (Loire-Atlantique).
    Les deux rivales du congrès de Reims ont eu les mêmes mots: "cela allait de soi". Voire, au regard des escarmouches de ces derniers jours entre les deux femmes.
    Six mois après le congrès de Reims d'où le parti est sorti divisé, il devenait urgent d'afficher l'unité. Une première tentative de rapprochement avait fait long feu le 1er mai, Mme Royal préférant au dernier moment défiler à Niort aux côtés des salariés d'Heuliez plutôt qu'avec Mme Aubry à Paris.
    "Personne n'aurait compris qu'elle ne soit pas là", a commenté Mme Aubry, en promettant, sans précision, que Mme Royal "aura la place qu'elle souhaite avoir" dans le PS.
    Trois semaines avant le scrutin, le mot d'ordre est "mobiliser" et dissuader les électeurs de gauche de voter pour les listes à gauche du PS. "Tout vote qui va sur une liste qui fera moins de 8, 9, 10% n'aura pas un représentant au Parlement européen", a fait valoir Martine Aubry.
    Dans les récents sondages, aucune liste à gauche du PS n'atteint les 8, 9, 10%. Europe-Ecologie est aux alentours de 10%, le NPA d'Olivier Besancenot est à environ 7%, le Front de gauche (PCF et Parti de gauche) à 5-6,5%.

     

    Royal et Aubry mettent leur querelle entre parenthèse pour les Européennes.
    Ségolène Royal et Martine Aubry seront finalement côte à côte lors d'un meeting commun fin mai pour les Européennes, mettant entre parenthèse leur querelle à un moment où le PS peine dans les sondages.
     
    Finalement, c'est l'ex-candidate à la présidentielle qui a signé samedi l'armistice "pour l'unité des socialistes". Dans un communiqué, ses deux porte-parole, Jean-Louis Bianco et Delphine Batho, ont expliqué: "Ségolène Royal répondra positivement à la demande qui lui est faite : elle ira au meeting de Nantes Rezé, cela va de soi".
    "Elle ira pour les Français qui attendent un message d'espoir et pour les militants qui se battent. Elle ira pour sa famille socialiste qui sait qu'elle a toujours pu compter sur elle dans les moments difficiles et pour laquelle elle a toujours fait primer l'intérêt général. Elle y va pour l'unité des socialistes", poursuivent-ils avant de conclure: "Nous devons tous et toutes faire le même effort de rassemblement et de respect".
    "Tous les socialistes sont en campagne, c'est parfait!", a commenté laconiquement auprès de l'AFP, François Lamy, proche de la première secrétaire du PS.
    Pour sa part, Claude Bartolone, également proche de Mme Aubry, s'est dit auprès de l'AFP "pas surpris" de la décision de Mme Royal. "Je ne vois pas comment elle aurait pu ne pas y aller. C'est presque sa région et la tête de liste de la région Ouest, Bernadette Vergnaud, est une de ses proches", a-t-il poursuivi.
    En outre, a-t-il ajouté, cette division était "une arme incroyable donnée à la droite". "La droite essayait de disqualifier les socialistes" par ce biais, "il fallait que cela rentre dans l'ordre".
    Toute la semaine, le ton avait été peu amène entre les deux femmes sur le casting de ce meeting du 27 mai.
    Mardi, Martine Aubry lâchait: "Je n'envoie pas de bristol et je n'attends pas de réponse. Chacun décide".
    Vendredi, elle éludait la question: "Chacun fait la campagne comme il veut, c'est à Ségolène de répondre".
    Mme Royal n'avait pas répondu, mais avait fait savoir jeudi par un proche qu'elle souhaiterait "auparavant" que soient clarifiées "une mission ou des missions que Martine pourrait lui confier". Allusion à une proposition lancée par la première secrétaire depuis février et jamais aboutie.
    François Lamy avait répliqué: "A ma connaissance, de la part de Ségolène, il n'y a pas eu de proposition concrète. On est dans une période où tout le PS est engagé en campagne, tous courants confondus. L'urgent pour les socialistes est d'être en campagne".
    Au moment où le PS, qui oscille entre 21,5 et 22% des intentions de vote, est à la peine face à un UMP en tête avec 27%, la carte Royal est importante pour le parti de la rue de Solférino, la médiatique présidente de Poitou-Charente restant populaire.
    Et six mois après le congrès de Reims d'où le parti est sorti divisé, il devenait urgent d'afficher l'unité.
    Une première tentative d'affichage de rapprochement avait fait long feu le 1er mai, Mme Royal préférant au dernier moment défiler à Niort aux côtés des salariés d'Heuliez plutôt qu'avec Mme Aubry à Paris.
    Reste que les divergences sur la stratégie de la campagne demeurent. M. Bianco a jugé jeudi que "c'était une grosse erreur que de commencer la campagne par +stop Barroso, stop Sarkozy+", et a réclamé une campagne sur "des propositions concrètes".
    Lundi, le PS doit "détailler ses principales propositions".

     

    Eurodéputé, tête de liste PS en Ile-de-France pour les européennes

    L'objectif du PS pour les européennes, "c'est le plus grand score".

     

    Delanoë face aux charmes d'une campagne au PS

    Le maire de Paris est allé soutenir, vendredi à Nice, Vincent Peillon, l'un de ses anciens adversaires du congrès de Reims.
    SÉGOLÈNE ROYAL ne viendra sans doute pas le soutenir. Pour l'instant, ce n'est pas prévu. Mais Vincent Peillon, tête de liste du PS dans la grande circonscription Sud-Est, ancien allié de l'ex-candidate lors du congrès de Reims, a d'autres amis au Parti socialiste. Vendredi, c'est Bertrand Delanoë qui l'a accompagné en meeting, à Nice. « Les congrès, c'est tous les trois ans », relativise le maire de Paris, sur la promenade des Anglais, au bord de la mer.
    Ses déplacements de campagne « ne dépendent pas de ce que les gens ont fait au congrès », précise-t-il. « Les gens ont envie de nous voir rassemblés », assure Vincent Peillon. Tandis que les commentaires vont bon train sur la campagne du PS et son efficacité, Peillon et Delanoë relativisent. Les critiques peuvent « mobiliser notre électorat », pense le maire de Paris en montrant la « combativité » du PS.
    En attendant, il faut faire des efforts pour trouver le bon argument. Surtout « parler d'Europe ». En s'appuyant sur quelques exemples (les services publics, budget ou immigration), Vincent Peillon veut redonner « une perspective historique » au projet européen.
    Pas d'appel au vote sanction donc ? « Chacun fait ce qu'il veut, explique Bertrand Delanoë en maniant l'euphémisme. Moi je parle d'Europe et de la différence entre la droite et la gauche. Mais il n'est pas inutile de rappeler que Nicolas Sarkozy fait partie de la droite française et européenne. » Dans les rues de Nice, le débat ne porte pas vraiment sur les projets comparés du PS et de l'UMP. Delanoë fait profiter de sa popularité à Vincent Peillon.
    Hommage de Martine Aubry
    On le disait distant vis-à-vis du Parti socialiste. Bertrand Delanoë est en fait sur le terrain. Bordeaux, Brest ou Toulouse, il a déjà effectué plusieurs déplacements. Mercredi, il était évidemment présent dans sa ville, pour le grand meeting d'Ile-de-France. La première secrétaire Martine Aubry lui a rendu un vibrant hommage que plus d'un dans la salle a noté.
    « Parfois, j'ai du mal à le lui dire quand nous sommes en tête-à-tête », a-t-elle commencé. « Paris dérivait et Bertrand Delanoë lui a redonné son honneur, Paris s'endormissait et Bertrand Delanoë lui a redonné un temps d'avance », a-t-elle ajouté, inventant une nouvelle conjugaison qui a fait sourire. Ensuite, elle a « salué le militant du PS qui n'a jamais critiqué son parti ». Apparemment Martine Aubry veille avec beaucoup d'attention sur son alliance avec le maire de Paris au sein du PS. Après le 7 juin, la bataille interne pourrait redémarrer.
    Même s'il pèse toujours au sein du PS, Bertrand Delanoë semble ne pas avoir d'ambition immédiate. « Être moins impliqué dans la politique nationale me permet de profiter plus de la vie », glisse-t-il à l'oreille de Vincent Peillon, au détour d'une ruelle du Vieux Nice. Mais Bertrand Delanoë dit rarement non à une invitation.

     

    Un nouveau nom pour le Parti socialiste européen ?
    pse (2).JPG"Alliance des socialistes et démocrates", voici le nom que pourrait prendre le groupe des députés du Parti socialiste européen (PSE) après les élections européennes.
     
    Selon le site Euractiv, il s'agirait pour le PSE de se renforcer en intégrant la totalité des élus du Parti démocrate italien. Car le Partido democratico est divisé: 8 eurodéputés siègent dans le groupe PSE, tandis que 9 ont choisi le groupe Alliance des démocrates et libéraux pour l'Europe (ALDE).
     
    Au delà du centre-gauche italien, un changement de nom du PSE pourrait permettre à d'autres partis centristes de le rejoindre, explique Euractiv.
     
    Dans le Parlement actuel, le PSE compte 216 députés, et l'ALDE, 99. A eux deux, ils pourraient concurrencer le Parti populaire européen et ses 288 eurodéputés - même si, bien sûr, les équilibres vont changer avec les élections.
     
    Il est cependant peu probable que les libéraux allemands du FDP ou les centristes français du MoDem aceptent de siéger avec le SPD et le PS...
     
    Reste qu'un PSE renforcé pourrait se tourner vers le groupe des Verts. Hostile à la reconduction de Jose Manuel Barroso à la tête de la Commission, Poul Nyrup Rasmussen, le président du PSE, envisage l'abandon de l'alliance informelle avec le PPE, au profit d'une alliance avec les Verts.
     
    Une hypothèse saluée par Daniel Cohn-Bendit, pour qui "l'alliance Rouges-Verts est l'alternative crédible à la grande coalition qui paralyse l'Europe". Baptiste Legrand

     

    Européennes: Aubry et Delanoë au Cirque d'Hiver pour "dynamiser" la campagne.
     
    A moins d'un mois du scrutin, Martine Aubry, au côté du maire de Paris Bertrand Delanoë, a lors de son meeting parisien mercredi soir au Cirque d'Hiver, tenté de "dynamiser" la campagne socialiste.
     
    Dans un Cirque d'Hiver plein --1.700 personnes -, l'atmosphère était de kermesse, avec drapeaux rouges et blanc des MJS déployés, des "l'Europe à gauche, c'est maintenant", "Socialistes, tous ensemble!" fusaient et de nombreux participants arboraient des tee-shirts rouges frappés du slogan de campagne "Changer l'Europe maintenant!".
     
    Une ovation debout a accueilli Martine Aubry, arrivée avec le maire de Paris et le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon. Le maire de Lisbonne Antonio Costa était également présent.
     
    Alors que dans deux derniers sondages (Ifop, OpinionWay), l'UMP devance avec 27% des intentions de vote le PS qui recule à 21,5%-22%, tandis que le MoDem est à 13%, les socialistes veulent afficher leur sérénité.
     
    Permier intervenant, Bertrand Delanoë a déclaré : "Le 7 juin, nous ferons vivre l'Europe de gauche. Peut être que cette campagne est difficile, ne ménageons rien, soyons partout". "C'est souvent dans l'épreuve que les socialistes se réveillent."
     
    "Le PS est en bonne position pour réussir cette élection", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis, avant d'ironiser sur les commentaires selon lesquels les socialistes seraient "paniqués, affolés, tétanisés. Il suffit de regarder cette salle pour voir que ce n'est pas le cas!".
     
    De son côté, l'ancien ministre Robert Badinter, dont le nom a été ovationné, assurait à son arrivée que le PS doit faire comprendre l'importance du Parlement européen.
     
    Claude Bartolone a minimisé l'avance de l'UMP sur le PS: "la seule liste qui soutient le président de la République fait moins de 30%", a-t-il fait valoir.
     
    M. Cambadélis a fustigé les "quelques manipulations" sur les sondages, alors que le député de Paris avait affirmé que "le PS manifeste un mépris de fer pour toutes les manifestations médiatico-sondagières concoctées dans les arrière-salles de l'Elysée".
     
    Jean-Paul Huchon a lancé son mot d'ordre : "N'ayez pas peur! Il y a un vote de conviction, un vote utile, c'est le vote socialiste (...) Le 7 juin, c'est un vote de résistance, un vote de lucidité".
     
    De son côté, Martine Aubry avait décrété mardi la "mobilisation générale", entourée des ténors du parti qui ont appelé au "vote utile".
     
    Le PS appelle au "vote-sanction" contre Nicolas Sarkozy et, malgré l'indifférence affichée par ses ténors à l'endroit de François Bayrou, il cible également le très médiatique président du MoDem.
     
    Après Toulouse, Strasbourg, Clermont-Ferrand, ce quatrième grand meeting national du PS réunit le maire de Paris et son homologue de Lille, deux anciens rivaux pour la direction du Parti socialiste. M. Delanoë interviendra en début de meeting et Mme Aubry clôturera.
     
    Avec les candidats franciliens sur la scène, les premiers de la liste se succèdent: les eurodéputés sortants Harlem Désir (tête de liste), Pervenche Bérès, Benoît Hamon ainsi que Monique Saliou (proche de Ségolène Royal).
     
    Des témoins de la société civile en lutte rythmeront la soirée comme le président de l'Université Paris 13, un représentant CGT de l'usine Magnetto Automotive d'Aulnay-sous-Bois, sous-traitant de PSA.

     

    Européennes: Aubry sonne la "mobilisation générale" du PS
     
    Martine Aubry, numéro un du PS, a sonné la "mobilisation générale" des socialistes en vue des élections européennes, face à une droite qui n'a "pas envie" d'entrer en campagne, mardi, devant les grands élus de son parti.
     
    La première secrétaire avait rassemblé, rue de Solférino, dans "la maison commune", les parlementaires socialistes - français et européens - les présidents de conseils régionaux et généraux. Le but: mobiliser "l'ensemble des forces socialistes dans la dernière ligne droite de la campagne".
     
    Les sondages actuels donnent l'UMP devançant de plusieurs points le PS dans les intentions de vote pour le 7 juin.
     
    "Que de talents dans notre parti !", s'est exclamé le maire de Lille, sous un vaste dais blanc et rouge disposé dans la cour du siège du PS. "Haut les cœurs, je compte sur vous et nous gagnerons!", a-t-elle exhorté, reprenant l'expression du porte-parole Benoît Hamon: la "mobilisation générale pour changer l'Europe".
     
    Nombre de caciques du parti étaient présents - plusieurs prenant la parole - dont François Hollande, ex-numéro un, Laurent Fabius et Pierre Mauroy, anciens Premiers ministres, Bertrand Delanoë, maire de Paris, les députés Manuel Valls, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg...
     
    Une absence: celle de Ségolène Royal, à Athènes pour une réunion des gauches européennes.
    Mme Aubry a, à cette occasion, lancé une charge contre la droite qui "n'a pas très envie d'entrer dans cette campagne".

     

    Xavier Bertrand : "Parce que l'Europe intéresse", ah bon ?
     
    J'ai du mal à retenir un fou rire à la vue de cette vidéo de la caravane UMPXavier Bertrand nous explique très, très sérieusement :

    "C'est ici que la caravane ce dimanche a décidé de faire une halte et vous voyez il y a du monde, parce que l'Europe intéresse et puis les militants, les amis sont tous rassemblés pour distribuer, pour engager le dialogue pour  ces élections européennes du 7 juin prochain. On le voit bien l'Europe intéresse mais on a besoin d'intéresser d'avantage à l'Europe."
    Oui, Xavier Bertrand, on le voit bien, tous les jours que l'Europe intéresse nos concitoyens et votre vidéo est très parlante : à peine 9 jeunes gens autour de vous et un aveu en forme d'euphémisme :

    "On a besoin d'intéresser d'avantage à l'Europe."
    Et oui, c'est dur à avouer de la part de nos politiques. Mais la campagne européenne n'intéresse pour ainsi dire personne. La crise, les difficultés quotidiennes, le discrédit de la gente politique alimentée par les promesses non tenues depuis 2 ans, un débat inexistant, phagocyté par l'omniprésence médiatique de Nicolas Sarkozy mais aussi par les beaux week-end de Mai qui auront raison de cette campagne.
     
    J'ai assisté hier à une visite de marché de Bertrand Delanoë, maire de Paris venu présenter aux habitants du 13ème Arrondissement, Harlem Désir, tête de liste du PS aux européennes.  Une visite typique de ce désintérêt pour ce scrutin européen.

    Le marché était vide. Les militants étaient plus nombreux que les habitants. Les rares questions posées concernaient les trottoirs et la politique de la ville...
    Et la plupart des habitants ignoraient la candidature d'aux européennes et Bertrand Delanoë a dû  "vendre" son poulain.
    Tout cela pour dire que l'on est encore loin de voir cette campagne européenne décoler. Il faudrait pour cela changer les termes du débat et l'ouvrir vraiment aux citoyens... comme en 2005.

    Posez vos questions à Harlem Désir
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    Harlem Désir propose aux blogueurs et aux internautes une rencontre lundi 4 mai de 19h à 21 heures à l'occasion du lancement de son nouveau blog, en présence de candidats de la liste Ile-de-France aux élections européennes.
     
    Rendez vous à La Cantine - 151 rue de Montmartre - Paris (2e), lundi 4 mai de 19h à 21 heures.

    Harlem Désir a choisi La Cantine, lieu important des nouvelles technologies et de la nouvelle économie, pour dévoiler son nouveau blog et exposer ses propositions pour une Europe de l'innovation et de la connaissance
     
    Cette rencontre sera l'occasion d'un échange avec des blogueurs, des jeunes et des "amis Facebook", sur le thème des nouvelles technologies.

    Européennes: Aubry appelle à un vote sanction contre Sarkozy et Barroso
     
    La première secrétaire du parti socialiste, Martine Aubry, a appelé mercredi à Strasbourg à sanctionner la politique intérieure du président de la République, Nicolas Sarkozy, lors des élections européennes du 7 juin.
     
    Venue soutenir la tête de liste socialiste dans le Grand Est, Catherine Trautmann, le maire de Lille a appelé devant un millier de militants à "un vote sanction contre le trio Sarkozy-Barroso-Berlusconi". "Il faudra dire non à (cette) Europe du libéralisme (...) et de l'autoritarisme", a-t-elle expliqué.
    Mme Aubry a critiqué le bilan national du président de la République, lui reprochant de multiplier les lois sécuritaires et sur l'immigration.
    Elle l'a également appelé a faire "enfin voter des lois qui permettent de réduire les écarts de salaires et qui empêchent les parachutes dorés" et à supprimer le "délit de solidarité".
    Auparavant, la députée européenne Catherine Trautmann s'était engagée en cas de victoire de la gauche aux élections du 7 juin à la mise en œuvre d'une charte sociale pour l'Europe, rappelant que François Mitterrand avait déjà appelé de ses vœux un tel texte en 1989 à Strasbourg.

     

    Pour Aubry, Fillon "n'a pas dit un mot sur l'Europe qu'il veut construire".
     
    Martine Aubry a répliqué mercredi aux critiques de François Fillon sur "le vide sidéral" du PS sur l'Europe, affirmant que le Premier ministre n'avait lui-même "pas dit un mot sur l'Europe qu'il veut construire" lors du lancement de la campagne de l'UMP pour le scrutin de juin.
     
    Mardi soir à Rueil-Malmaison, "M. Fillon paradoxalement n'a fait que défendre le discours de Nicolas Sarkozy tout en nous contestant d'en apporter quelque critique et n'a pas dit un mot sur l'Europe qu'il veut construire", a déclaré Mme Aubry sur France-Inter.
     
    "Nous, au contraire, nous étions avec les 27 dirigeants socialistes et sociaux-démocrates européens à Toulouse et nous avons présenté notre manifeste", a-t-elle fait valoir faisant référence au coup d'envoi, vendredi dans la ville rose, de la campagne des socialistes européens.
     
    "François Fillon ne défend pas son programme. Il nous explique que nous n'en avons pas" alors que "nous étions 27 pays tous réunis pour la première fois autour d'un manifeste avec des mesures d'urgence à prendre dès le 7 juin", a insisté la maire de Lille.
     
    "Nous sommes un parti de gouvernement, nous ne sommes pas seulement dans la dénonciation comme le fait le NPA, comme le fait notre ami Bayrou, nous sommes dans la proposition d'un autre modèle", a-t-elle également affirmé.

     

    Harlem Désir (PS) appelle à un vote sanction contre Barroso et Sarkozy.
     
    Harlem Désir, tête de liste PS aux élections européennes en Ile-de-France, a appelé dimanche les Français à faire du scrutin du 7 juin "un vote sanction" contre "la politique menée par José Manuel Barroso" et contre celle "de la droite en France".
     
    "J'appelle les Français" à faire de ce scrutin "un référendum pour ou contre la politique menée par José Manuel Barroso avec le soutien de Nicolas Sarkozy et Sylvio Berlusconi, et toutes les droites européennes depuis 5 ans", a déclaré le député européen, invité du "Forum" de Radio J.
     
    "Evidemment au travers de ce scrutin, les Français peuvent à la fois sanctionner la politique de la droite européenne, qui a échoué et a dressé les citoyens contre l'Europe, et la politique de la droite en France, car c'est la même, tout aussi injuste et inefficace", a ajouté Harlem Désir.
     
    "J'appelle les Français à en faire un référendum pour ou contre la poursuite de la politique européenne de MM. Barroso, Sarkozy et Berlusconi et aussi à s'en saisir pour un vote sanction contre la politique" du gouvernement, a-t-il insisté.
     
     
     
     
    Elections européennes. Elles ont lieu le 7 juin en France (entre le 4 et le 7 juin dans les 27 pays de l'Union européenne).
     
    736 sièges de députés en jeu. 72 pour la France contre 78 dans la législature 2004-2009. La répartition des sièges par pays se fait en fonction de la population. L'Allemagne disposera de 99 élus, l'Italie et le Royaume-Uni, de 72. L'Espagne et la Pologne désignent 50 députés.
     
    Députés français. Ils sont élus à la proportionnelle dans huit grandes régions électorales : l'Ile-de-France (13), le Sud-Est (13), le Sud-Ouest (10), le Nord-Ouest (10), l'Est (9), l'Ouest (9), le Massif central-Centre (5) et l'outre-mer (3).
     
    Les socialistes européens unis, veulent changer le cours de l'Europe.
     
    La grande famille socialiste européenne a lancé vendredi a Toulouse sa campagne pour les élections du 7 juin en invoquant avec ferveur son unité pour "gagner la majorité" au parlement européen et "changer le cours de l'Europe".
     
    "Les socialistes européens seront au rendez vous de l'histoire, pour changer le cours de l'Europe", a lancé la première secrétaire du PS Martine Aubry devant 1.600 personnes réunies a la Halle aux grains.
     
    "Nous allons nous battre ensemble pour une autre Europe, sociale", "une Europe moins sauvage" a poursuivi la numéro un socialiste en se référant à Jean Jaurès.
     
    Dans une ambiance chaleureuse, les représentants des 27 partis socialistes et sociaux démocrates européens, réunis pour la première fois en campagne, se sont succédé à la tribune pour affirmer que "seuls les socialistes peuvent faire sortir l'Europe de la crise", reprenant en français ou en anglais le slogan de campagne: "citoyens d'abord, people first".
     
    La référence à "l'internationalisme" a soulevé l'enthousiasme ainsi que le volontarisme. Un cri a jailli de la salle "yes we can !".
     
    Martin Schulz président du groupe socialiste au Parlement européen a été ovationné debout par l'assistance lorsque le député allemand a rappelé avec émotion les massacres de la deuxième guerre mondiale pour lancer: "avec la justice sociale, cela ne se répètera pas".
     
    M. Schultz a dénoncé "une Commission qui a mené l'Europe au désastre". "Nous avons encore 45 jours pour bouger l'Europe à gauche", a-t-il lancé.
     
    Dans un message audiovisuel, le premier ministre espagnol José Luis Zapatero a apporté "son appui à tous les socialistes européens pour construire une Europe plus unie, qui préserve une politique sociale (...) et soit un acteur fondamental de la paix". "Nous devons choisir la voie du progrès".
     
    Poul Nyrup Rasmussen, président du parti socialiste européen, a énuméré le en clôturant le meeting les sept premières mesures qu'une majorité socialiste européenne prendrait dans les 100 jours suivant sa victoire. Il a notamment mis l'accent sur "un véritable plan de relance donnant la priorité à l'emploi et à une croissance verte", une "régulation efficace des marchés financiers et une "solidarité nouvelle entre tous les pays de l'UE".
     
    "Si en Europe, on ne fait rien de plus, au printemps 2010, il y aura 27 millions de chômeurs" a estimé le leader du PSE. "Notre ambition de prendre la majorité est réaliste, nous en sommes très proches" a-t-il poursuivi, alors que la droite est majoritaire au parlement de Strasbourg sortant.
     
    Evoquant le scrutin en France Mme Aubry avait déclaré: "La colère monte partout (...) nous devons agir" face à "la politique inefficace et injuste de Nicolas Sarkozy".
     
    "Le 7 juin, beaucoup ont envie de dire non à Sarkozy (...) nous ne serons pas les derniers à dénoncer, mais nous, avec le PSE, nous sommes une force politique pour trouver un débouché politique", a-t-elle dit dans une critique de l'extrême-gauche.
     
    Quant à François Bayrou, "sa voix n'a pas souvent manqué à la droite au Parlement européen", a-t-elle dénoncé.
    M. Bayrou a également été visé par M. Schulz: "A la maison, il parle comme Karl Marx en exil, mais à Bruxelles, il est avec de sauvages néolibéraux".
     
    Dans l'après-midi, Mme Aubry et M. Rasmussen avaient rencontré des syndicalistes d'EADS et ceux de l'équipementier automobile Molex, devenus emblèmes de la résistance aux "licenciements boursiers".

     

    Européennes: à Toulouse, les socialistes de l'UE unis pour "l'Europe sociale"
     
    La première secrétaire du PS Martine Aubry, entourée de leaders socialistes des 27 pays de l'UE, a lancé vendredi à Toulouse la campagne pour les européennes sous le signe "d'une autre Europe", une Europe "sociale", rompant avec "les désordres de l'économie libérale".
     
    A six semaines du scrutin du 7 juin, Mme Aubry devait animer dans cette ville, avec le président du Parti socialiste européen (PSE) Poul Nyrup Rasmussen, un meeting commun donnant le coup d'envoi à la campagne des socialistes des 27 pays de l'UE, réunis pour la première fois autour d'un "manifesto".
     
    Mais avant, Mme Aubry et M. Rasmussen ont rencontré des syndicalistes d'EADS, "symbole de la réussite de l'industrie européenne", et ceux de l'équipementier automobile Molex, devenus emblèmes de la résistance aux "licenciements boursiers".
     
    "Le dossier Molex concentre tous les désordres de l'économie libérale" a déclaré la maire de Lille à l'adresse des 283 salariés de cette entreprise de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), menacée de fermeture par son propriétaire américain.
     
    "Si nous sommes majoritaires au Parlement européen le mois prochain, on pourra empêcher ce qui est arrivé à Molex" a-t-elle assuré.
     
    Evoquant la séquestration de deux dirigeants, Mme Aubry s'est démarquée de "la violence", mais "face au mépris, on peut comprendre, je prends cet acte comme un dernier cri d'alarme", a-t-elle tempéré, favorable à une loi "rendant extrêmement coûteux les licenciements boursiers".
     
    "Nous allons nous battre ensemble pour une autre Europe", a poursuivi la numéro un socialiste, "pour changer de majorité au Parlement européen", et "pour une Europe sociale".
     
    Les socialistes européens comptent proposer "non seulement un modèle social, mais aussi des mesures concrètes pour les cent premiers jours de la législature européenne" s'ils deviennent majoritaires.
     
    Dans ce programme des cent jours que le PSE devait détailler à Toulouse, Martine Aubry a évoqué des "mesures de relance économique, de régulation financière" ainsi que des mesures visant les licenciements boursiers.
     
    M. Rasmussen, qui a trouvé également "scandaleuse" l'affaire Molex, s'est prononcé pour le développement d'une "véritable stratégie industrielle de crise" en Europe pour 2010 et 2011.
     
    "Si en Europe, on ne fait rien de plus, au printemps 2010, il y aura 27 millions de chômeurs" a estimé le leader du PSE. "La différence entre ce qui a été fait en Europe jusqu'ici et l'aide apportée par le président Obama à Ford, Chrysler et General Motors, est tout à fait inacceptable".
     
    "Notre ambition de prendre la majorité est réaliste, nous en sommes très proches" a-t-il poursuivi.
    La droite est majoritaire au parlement de Strasbourg sortant, avec le PPE (Parti Populaire européen).
     
    Au meeting dans la soirée, à la Halle aux Grains, les principales têtes de liste des 27 devaient prendre la parole. Kader Arif, tête de liste dans le sud-ouest de la France, s'est réjoui de ce lancement de campagne à Toulouse, ville dont le maire est le PS Pierre Cohen. "C'est une terre rebelle qui ne supporte pas les injustices", a-t-il dit.

     

    Sondage : l'UMP devant le PS
     
    Les listes UMP arrivent en tête des intentions de vote aux élections européennes des 6 et 7 juin en France
     
    A moins de deux mois des échéances, le parti de la majorité récolterait 27%, soit deux points de plus que le PS qui totaliserait 25% des suffrages, selon un sondage CSA pour Le Parisien diffusé mardi.

    Les listes du MoDem de François Bayrou arrivent en troisième position (12%) suivies d'Europe Ecologie menées par Daniel Cohn-Bendit (10%).
     
    En dessous des 10%, se succède le Front national de Jean-Marie Le Pen avec 8% d'intentions de vote, devant le NPA d'Olivier Besancenot (7%), le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers (5%) et le Front de gauche (3%.)

     

    Les élections européennes
     
    Le vote
     
    Le dimanche 7 juin 2009, les citoyens français et les résidents communautaires résidant en France sont appelés à voter pour désigner 72 députés européens au Parlement situé à Strasbourg.
     
    Le mode de scrutin
     
    Le pays a été divisé en 8 grandes circonscriptions : Nord-Ouest, Est, Ouest, Ile de France, Massif central-Centre, Sud-Est, Sud-Ouest et Outre-mer. Le nombre de députés par circonscription est fixé en fonction de sa démographie. Dans chacune des 8 circonscriptions, les principaux partis politiques présentent des listes de candidats. En se rendant dans son bureau de vote, chacun peut voter pour les députés de sa circonscription.
     
    C’est un scrutin de liste proportionnel à un tour. Les sièges sont répartis entre les listes ayant obtenus au moins 5% et attribués dans l’ordre de présentation sur la liste. Les députés sont élus pour cinq ans.

    Les résidents communautaires vivant en France et inscrits sur les listes électorales peuvent participer au scrutin.
     
    Le Parlement Européen
     
    Le Parlement européen est l'unique institution européenne dont les membres sont élus au suffrage universel direct. Il est actuellement composé de 785 députés élus dans les 27 pays membres de l'Union européenne.

    Les membres du Parlement européen se regroupent en groupes politiques et non par nationalité. Ils élaborent et votent les lois qui vont déterminer la vie de tous les Européens.
    Le député européen a de plus en plus de pouvoirs dans tous les domaines : l'environnement, la protection des consommateurs, les transports, mais aussi sur l'éducation, la culture, la santé...

     

    Harlem Désir (PS): interpellation de migrants à Calais, "une mise en scène médiatique déplorable"
     
    Harlem Désir, tête de liste PS aux européennes en Île-de-France, a qualifié mardi "de mise en scène médiatique déplorable" l'opération d'interpellation de migrants à Calais, et mis en garde le gouvernement contre une politique de "stigmatisation permanente des étrangers".
     
    "Cette opération, qui intervient deux jours avant la visite sur place du secrétaire d’État Eric Besson, est une mise en scène médiatique déplorable destinée à faire oublier l’échec du gouvernement sur la question de l’immigration", affirme dans un communiqué M. Désir, membre de la direction du PS.
     
    Selon lui, l'opération est "le symbole de l’absurde politique du chiffre menée depuis deux ans par Brice Hortefeux et son successeur Eric Besson, qui porte atteinte aux droits des étrangers sans aucun résultat réel en matière de démantèlement des filières clandestines ou mafieuses".
     
    "J’adresse une mise en garde au gouvernement: sa politique de stigmatisation permanente des étrangers et de leurs familles contribue à instaurer un climat xénophobe insupportable dans notre pays", ajoute M. Désir qui propose "une politique d’immigration européenne humaine et raisonnée".
     
    Dans un communiqué, M. Besson se déclare "surpris et choqué qu’un secrétaire national du parti socialiste, Harlem Désir, d’ordinaire mieux inspiré et plus subtil, puisse évoquer une +stigmatisation des étrangers+ à propos d’une opération de police et de gendarmerie visant les trafiquants qui exploitent à Calais la misère humaine et exercent un commerce aussi lucratif qu’odieux".
     
    "Harlem Désir devrait pourtant savoir", affirme-t-il, "que la +politique d’immigration européenne humaine et raisonnée+ qu’il appelle de ses vœux existe : c’est celle qu’appliquent désormais, liés par un pacte négocié par mon prédécesseur sous présidence française, les 27 pays de l’Union européenne et qui repose sur un trépied clair : immigration légale maîtrisée, lutte contre l’immigration illégale, développement solidaire en faveur des pays d’émigration".
     
    Environ 300 policiers et gendarmes ont interpellé mardi matin près de 150 personnes dans une zone de squats de migrants à Calais, une opération destinée, selon le préfet Pierre de Bousquet de Florian, à enrayer "une augmentation du nombre de migrants et le développement d'une assez grande agressivité contre les riverains, contre les forces de sécurité".
     
    "Les gens veulent tellement flatter M. Besson qu'ils en rajoutent avec une opération de +nettoyage+ pour faire croire que tout va bien, tout est propre, qu'il y a moins de migrants", a déploré Jean-Claude Lenoir, vice-président de l'association d'aide aux migrants Salam.

     

    Européennes : réunion publique du PS à Saint-Lô
     
    Clotilde Valter, 4e de la liste PS aux Européennes, Stéphane Travert, premier secrétaire du PS Manche, et des militants de Coutances.
    « Nous n'avons pas l'impression que la campagne passionne les électeurs », admet d'emblée Stéphane Travert. Il était samedi à Coutances, avec Clotilde Valter, élue de Lisieux et 4e sur la liste socialiste. « Nous sommes prêts : ces élections sont importantes. L'Europe touche à beaucoup de sujets de la vie quotidienne. »
    Dans la Manche, le PS organisera deux réunions publiques avant le vote du 7 juin : ce mercredi 22 avril à 20 h 30 au centre culturel de Saint-Lô avec Gille Pargneaux, tête de liste des socialistes pour la Région Nord-Ouest, puis le 27 mai à Cherbourg. À noter également : la venue de Benoît Hamon, porte-parole national du Parti socialiste, le samedi 16 mai à la Fête de la rose d'Hauteville-sur-Mer.
    « Nos listes sont prêtes depuis le 21 mars. On ne connaît toujours pas celles de l'UMP », ne manque pas de souligner Clotilde Valter. « Nous voulons changer de majorité en Europe : la majorité au parlement est à droite, son président José-Manuel Barroso est à droite, le conseil européen est à droite. »
    Ségolène Royal sur la Turquie: "Mon opinion sera celle du peuple français".
     
     Nicolas Sarkozy aborde les élections européennes sur le même mode opératoire que pendant sa campagne présidentielle, c'est-à-dire en affirmant son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'UE. Cette prise de position est destinée à flatter l'électorat de l'ultra-droite en leur rappelant qu'avec lui il n'y a pas de risque de voir une horde de musulmans déferler sur l'Europe.

    Cette prise de position péremptoire peut être considérée comme insultante à l'égard du peuple turc qui aspire à rentrer dans l'UE et dont le pays est engagé dans un processus d'adhésion en cours! Cela vient quasiment à dire que ce processus ne sert à rien et que de toute façon la France s'assoira dessus...

    C'est en tout cas symptomatique de la conception démocratique et des institutions internationales de Sarkozy.
     
    Lors de la campagne présidentielle Ségolène Royal avait affirmé "que sa position serait celle du peuple français." Une posture politique qui lui avait valu quelques railleries alors qu'elle est à l'image de la démocratie citoyenne que veut porter Ségolène Royal pour le pays.
     
    Cela ne l'empêche pas d'avoir un avis plutôt favorable sur l'adhésion tout en rappelant que la Turquie doit continuer sa volonté de réforme démocratique, et que l'Europe devait réformer aussi ses institutions avant d'envisager un nouvel élargissement. L'objectif est de mettre en avant une Europe citoyenne.
     
    Cette volonté est clairement présente dans le manifesto que soutiennent les socialistes pour les prochaines élections. L'Europe ne doit plus se faire sans nous. Le Manifesto a d'ailleurs était conçu en mode participatif à travers le PSE.

     

    Non bis repetita : pour de vraies élections européennes. Par Camille Lépinay, Jeune européenne
     
    Webmaster : A notre dernière AG du PS, il y a été longtemps question de l’Europe dans la discussion, chacun a essayé de s’exprimer sur ce vaste champs qu’est l’Europe. Moi, je ne dis jamais rien aux réunions… Mais, si j’avais eu envi de dire quelque chose, j’aurais fait mention comme Camille a fait de son Non bis repetita. Normalement, j’aurai souhaité qu’on nous parle aussi  de la relation qui reste entre les partisans du NON et du OUI aujourd’hui. Pour le moment, c’est l'un des éléments essentiels de la campagne, s'il y a entente, les gens iront peut-être voter. Lisez attentivement la jeune Camille. Ce n’est pas du bla bla bla.
    Il nous aura, parait-il, fallu attendre la remarque d'Obama sur la Turquie pour lancer le débat pour les élections européennes. A moins que la controverse Rama Yade/Rachida Dati sur leur participation à la liste UMP d'Ile de France n'ait déjà donné le ton. Une petite plongée dans les archives de la presse de 2004 donne un curieux goût de déjà vu : la Turquie sujet n°1 en avril 2004 fut une préoccupation secondaire au moment du vote, les partis peinaient déjà à constituer des listes, les journaux parlaient de sanction pour le gouvernement, du désintérêt des électeurs ... Alors bis repetita ? Risque-t-on de se retrouver le 7 juin avec la même impression qu'il y a quatre ans d'une campagne terne ? Tirons plutôt les leçons de 2004.
     
    Deux ingrédients semblent essentiels pour une vraie campagne européenne: à la fois montrer aux électeurs l'utilité de leur vote et débattre de l'orientation souhaitée pour l'Europe. Partageons les tâches. D'un côté, à la société civile, au média et au gouvernement français de montrer l'utilité du vote. De l'autre, aux partis de véritablement débattre de leur projet européen.
     
    Une nécessaire pédagogie
     
    Une grande absente de la campagne européenne en 2004 fut la pédagogie sur le fonctionnement de l'Union européenne (UE). Que peuvent faire ces députés européens ? En quoi leur action peut avoir un impact sur notre vie de tous les jours ? On objectera que "l'Europe c'est compliqué", "ça n'intéresse pas". Pour être intervenue dans des collèges et lycées dans le cadre du programme "Europe à l'école" des Jeunes Européens, je peux témoigner qu'il est possible d'expliquer l'Europe simplement à des adolescents qui me surprennent souvent par leur réactivité. Au contraire, à force de dire que "l'Europe c'est compliqué", on risque d'ancrer l'idée que "rien ne sert d'essayer de la comprendre". Or, lors de la campagne référendaire de 2005, beaucoup de gens ont fait l'effort de se renseigner. Ainsi, l'Europe n'est pas compliquée, elle est complexe, elle exige un minimum d'explications.
     
    En particulier, la question des compétences est souvent oubliée. Car l'UE ne peut pas tout faire. Ses compétences sont attribuées par les Etats. Par exemple, en matière sociale, enjeu central en 2004 et sans doute encore en 2009, l'UE ne peut que prendre des "mesures d'appui" aux politiques des Etats membres, le terme parle de lui-même. Au lieu d'accuser l'Europe de n'être pas assez sociale, c'est à nos gouvernements qu'il faut demander "pourquoi ne voulez-vous pas que l'UE intervienne plus en matière sociale ?". D'autant que nos gouvernements sont aussi représentés à Bruxelles.
     
    Certes, un effort sur la forme est effectivement nécessaire, mais ce contenu permettrait de fixer un cadre serein afin d'éviter des prises de position démagogiques qui ne feraient qu'exploiter des peurs sociales ou nationales. Et les médias ont un rôle clef à jouer. Or, en 2004, les derniers articles de presse avant les élections étaient consacrées au désintérêt des français. Or, à trop en parler n'a-t-on pas réussi à convaincre les français de ne pas s'y intéresser? Seulement 42,76% allèrent voter.
     
    Un débat politique européen
     
    Cependant, ce cadrage ne sera pas suffisant. La mobilisation des partis politiques pour un vrai débat sur leur projet pour l'UE est indispensable. Au lieu de solutions françaises à des questions européennes, nous avons besoin de réponses européennes crédibles aux préoccupations des Français. Comment les citoyens peuvent-ils se prononcer sur les enjeux européens si les partis ne leur proposent que des programmes nationaux? Ne jouons pas non plus les élections régionales en avance, malgré la configuration du scrutin. Or, cette offre politique européenne existe : en 2009 les grands partis européens ont rédigé des manifestes, et lancent de véritables campagnes. D'ailleurs, en 2004, les partis ayant fait le choix d'un discours européen, comme l'UDF, ont fait un bon score.
     
    Mais un véritable débat européen ne peut se limiter à l'échelle nationale. C'est tout l'intérêt d'élections européennes : permettre aux citoyens européens de discuter en même temps des sujets européens. Les médias devraient aussi rendre compte des débats chez nos voisins européens. Certes, nous n'élirons que les députés français; mais en tant qu'électrice, l'avis d'un portugais socialiste ou d'un libéral danois avec qui ils vont travailler m'intéresse. D'ailleurs, les candidats ne devraient-ils pas indiquer dans quels groupes politiques ils comptent siéger au Parlement européen? Car ces groupes jouent un rôle considérable. Les partis politiques ont donc aussi un travail d'information à assurer sur l'action qu'ils ont pu et qu'ils comptent mener au Parlement.
     
    Le contexte est favorable en 2009 à un vrai débat européen. La crise a montré le besoin de coordination et la Présidence française la possibilité de faire preuve de volontarisme. C'est le moment où jamais de discuter sereinement de la direction que nous souhaitons donner à l'Europe.

    Barroso par défaut ?
    Les élections européennes du 7 juin ne détermineront pas seulement la composition du nouveau Parlement Européen, mais aussi la couleur politique du futur président de la Commission Européenne. En principe. Car pour l’instant le sortant José Manuel Barroso n’a pas de rival déclaré et devrait donc logiquement être reconduit.
     
    A droite le Parti Populaire Européen, principal groupe au Parlement Européen, affiche un soutien sans faille au libéral portugais, comme le souligne son président Joseph Daul qui se félicite du travail accompli. La gauche européenne part en ordre de bataille dispersé. Chez les socialistes, deuxième groupe au Parlement Européen, on soutient José Manuel Barroso, d’autant plus que le président du groupe, l’Allemand Martin Schultz, vise un poste de commissaire européen. Seuls les eurodéputés français réclament un candidat socialiste, qui aurait déjà le soutien des Verts. L’eurodéputé danois Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, est ce candidat naturel de la gauche, mais il n’a toujours pas été intronisé et ne s’est d’ailleurs même pas porté candidat. Et pourtant la règle veut que le président de la Commission Européenne soit issu de la famille politique arrivée en tête des élections : le respect des électeurs imposerait de leur faire connaître tous les prétendants avant le scrutin.

     

    MoDem, UMP, PS : veillée d'armes en vue des européennes
      
    À deux mois des élections européennes du 7 juin, la campagne peine à démarrer mais les grands partis fourbissent leurs armes pour un scrutin qui pourrait se transformer, en ces temps de crise économique, en un nouveau test pour la politique de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État "s'engagera" dans la bataille, selon son entourage, en participant à "des meetings" dont l'un le conduira outre-Rhin au côté de la chancelière allemande Angela Merkel. Preuve de l'intérêt de Nicolas Sarkozy pour un scrutin qui interviendra après deux ans à l'Élysée et à un an des élections régionales, il va boucler lui-même dans les jours à venir les listes de la majorité dont la composition provoque des bisbilles.
     
    Le Premier ministre François Fillon montera lui aussi en première ligne avec un meeting le 28 avril en Île-de-France, selon un responsable de l'UMP. L'exécutif, précise-t-on au parti présidentiel, privilégiera l'angle européen en "vendant au maximum les résultats très concrets" de la récente présidence française et en plaidant pour une Europe "bouclier contre la crise". Mais l'opposition tentera d'amener la droite sur le terrain des réformes portées par le président de la République pour appeler à un vote sanction, comme elle l'avait fait avec succès lors des municipales l'an dernier. "C'est la première fois que les socialistes peuvent sanctionner la droite sortante", en l'emportant au Parlement européen, estime Jean-Christophe Cambadélis. "Et comme dans la droite, il y a Sarkozy, on peut faire d'une pierre deux coups", ambitionne le secrétaire national au PS, misant sur une "double sanction". "Nous allons dire aux Français : Si Sarkozy est en tête, il n'en fera qu'à sa tête ", lance le député de Paris.
     
    Le NPA et les écologistes au coude à coude
     
    À ce stade, les rares sondages créditent l'UMP et le Nouveau Centre, qui font liste commune, de 27 % des voix (16,6 % en 2004) devant le Parti socialiste, avec 24 % (28,9 % en 2004). Au PS, la machine électorale est enclenchée pour tenter d'inverser la tendance. Huit meetings nationaux sont prévus à partir du 24 avril avec Martine Aubry, mais aussi, espère-t-on chez les socialistes, d'autres leaders comme les euro-convaincus Bertrand Delanoë, Ségolène Royal mais aussi des "nonistes" de 2005 tels que Laurent Fabius. Même posture anti-Sarkozy au Modem. Lors de la présentation de ses listes, son chef François Bayrou a défendu un "modèle républicain démocratique, laïque et social" opposé à une "idéologie" d'"inégalités croissantes" du chef de l'État.
    En revanche, le rassemblement Europe-écologie (Verts et associatifs) veut privilégier sur ce "blitzkrieg" contre le Président "une campagne de fond" portant des thématiques proprement européennes, a expliqué l'un de ses membres. Reste que l'une de ses figures de proue, Daniel Cohn-Bendit, s'en prend régulièrement à Nicolas Sarkozy. Quant aux petits partis d'extrême droite, Front national en tête, ou d'extrême gauche, ils utilisent habituellement la campagne européenne comme une "tribune" nationale, selon Elizabeth Dupoirier, chercheuse au Cevipof. Le Nouveau Parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot, qui ne manque jamais de critiquer le pouvoir, est ainsi crédité de 9 % dans les sondages - ce qui serait un record pour ce parti héritier de la LCR -, soit autant que les écologistes.
     
    Habituellement, les élections européennes sont peu mobilisatrices. Mais "si l'enjeu européen passe au second plan", explique Mme Dupoirier, la participation pourrait être plus forte.

     

    Européennes: le PS prévoit "mille initiatives" et plusieurs meetings
     
    Le PS va lancer pendant la campagne des élections européennes "mille initiatives dans toute la France", tiendra huit meetings nationaux en présence de Martine Aubry et sollicitera les "leaders nationaux Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, François Hollande".
     
    Le secrétaire national du PS aux Relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, a expliqué vendredi à l'AFP qu'il concevait cette campagne en deux temps. Première "orientation": une "thématique de double sanction" à l'égard de Nicolas Sarkozy et du président de la Commission européenne de droite, José Manuel Barroso.
    Puis, après le 24 avril, date du premier meeting national à Toulouse avec Mme Aubry, le PS compte "basculer" dans une seconde phase, avec "mille initiatives" dont des visites d'usine, rencontres avec des ONG, en clin d'oeil aux 1.000 projets de relance du gouvernement.
    Parallèlement, le PS compte tenir "un millier de réunions", dans toute la France "pour être au plus près des Français et motiver notre électorat".
    Huit meetings sont prévus avec Martine Aubry. "Nous allons demander à l'ensemble de nos leaders nationaux de participer au maximum à ces réunions: Laurent Fabius, Ségolène Royal, François Hollande, Bertrand Delanoë", explique le député de Paris.
    Ces européennes sont "une chance" car "les socialistes européens peuvent pour la première fois sanctionner la doite sortante en devenant majoritaire au Parlement européen et barrer la route à Barroso", souligne M. Cambadélis.
    Le 8 avril "toutes les sections vont faire des réunions de formation sur la question européenne, sur le thème du +manifesto+" commun à tous les socialistes européens.

     

     

    Européennes: le PS prévoit "mille initiatives" et plusieurs meetings.
     
    PARIS (AFP) — Le PS va lancer pendant la campagne des élections européennes "mille initiatives dans toute la France", tiendra huit meetings nationaux en présence de Martine Aubry et sollicitera les "leaders nationaux Laurent Fabius, Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, François Hollande".
    Le secrétaire national du PS aux Relations internationales, Jean-Christophe Cambadélis, directeur de campagne, a expliqué vendredi à l'AFP qu'il concevait cette campagne en deux temps. Première "orientation": une "thématique de double sanction" à l'égard de Nicolas Sarkozy et du président de la Commission européenne de droite, José Manuel Barroso.
    Puis, après le 24 avril, date du premier meeting national à Toulouse avec Mme Aubry, le PS compte "basculer" dans une seconde phase, avec "mille initiatives" dont des visites d'usine, rencontres avec des ONG, en clin d'œil aux 1.000 projets de relance du gouvernement.
    Parallèlement, le PS compte tenir "un millier de réunions", dans toute la France "pour être au plus près des Français et motiver notre électorat".
    Huit meetings sont prévus avec Martine Aubry. "Nous allons demander à l'ensemble de nos leaders nationaux de participer au maximum à ces réunions: Laurent Fabius, Ségolène Royal, François Hollande, Bertrand Delanoë", explique le député de Paris.
    Ces européennes sont "une chance" car "les socialistes européens peuvent pour la première fois sanctionner la droite sortante en devenant majoritaire au Parlement européen et barrer la route à Barroso", souligne M. Cambadélis.
    Le 8 avril "toutes les sections vont faire des réunions de formation sur la question européenne, sur le thème du +manifesto+" commun à tous les socialistes européens.

     

    Européennes : Delanoë revient sur le devant de la scène
    Cinq mois après son échec dans la conquête du Parti Socialiste, Bertrand Delanoë revient sur le devant de la scène politique nationale, pour les européennes. Il est le président du comité de soutien de la liste PS en Ile-de-France.
     
    Le maire de Paris aura mis cinq mois à digéré son échec dans la conquête du PS. Aujourd'hui il entend jouer les têtes d'affiche dans la campagne des européennes : Bertrand Delanoë est le président du comité de soutien de la liste PS en Ile-de-France.
    Il a assisté, dans le 10e arrondissement de Paris, à la présentation de la liste PS pour les européennes et il a déjà prévu de participer à plusieurs meetings de campagne. Une manière de revenir sur le devant de la scène en se mettant au service du collectif sans ambition personnelle assumée :

     

    Harlem Désir veut une campagne de terrain sur l’Europe.
     
    La campagne du Parti socialiste en Ile-de-France sera une campagne européenne « de terrain au contact des citoyens », selon Harlem Désir, qui a présenté, mardi 31 mars, la liste qu’il mènera au scrutin du 7 juin.
    Le parti socialiste (PS) a présenté, mardi 31 mars, les membres de sa liste Ile-de-France pour les élections européennes du 7 juin. L’occasion de présenter les axes de campagne de la liste dirigée par Harlem Désir, qui a surtout souligné les enjeux européens du scrutin.
    Pour l’eurodéputé, cette échéance est « une élection décisive » en période de crise économique. Il a pointé du doigt une « Europe qui manque, une Europe défaillante » pour répondre à la crise. « Sont responsables ceux qui sont majoritaires dans les institutions européennes », a-t-il souligné, faisant référence aux « gouvernements libéraux » de la plupart des Etats membres constituant le Conseil de l’UE, ainsi qu'à « la majorité conservatrice » au Parlement européen (PPE-DE).
    Harlem Désir a alors « lancé un appel aux votes » des citoyens pour qu’ils se prononcent en faveur « d’un changement de majorité au Parlement européen ». Les électeurs « doivent se saisir de ce rendez-vous » pour renouveler l’hémicycle strasbourgeois « de droite », a-t-il poursuivi. Il estime qu’une autre couleur sera donnée à la Commission européenne, dont le président est « élu » par le Parlement européen.
    Il est vrai que le futur président de la Commission devra présenter son programme et son équipe de commissaires devant le nouveau Parlement, qui a son mot à dire sur ces investitures. Mais le véritable pouvoir de désignation reste celui du Conseil de l’UE et donc des gouvernements nationaux.
    La tête de liste du PS en Ile-de-France a ensuite présenté la campagne qu’il mènerait avec ses colistiers dans la région, « pour définir son avenir en Europe ». Une attention particulière sera portée « aux salariés de la région touchés par la crise », qui « votent peu aux élections européennes », selon Harlem Désir.
    « C’est à l’échelle européenne que se définit le modèle social» face à la mondialisation, compte-t-il bien leur indiquer tout au long de la campagne. Il a ensuite repris les propositions du Parti socialiste européen (PSE), notamment celles visant à lutter contre « les directives de libéralisation des services publiques faites par la droite » sur la poste ou les hôpitaux lors de la dernière mandature. Les jeunes aussi seront au centre de cette campagne. « La génération Erasmus doit devenir une génération engagée » en faveur de l’Europe, a-t-il lancé.
    La campagne en Ile-de-France sera organisée autour de débats sur les parvis des mairies, sur les marchés et à la sortie des gares RER de la région, a décliné le député européen. « Nous allons sillonner les huit départements » de la région, a ajouté Harlem Désir. Des représentants des partis socialistes d’autres Etats membres participeront également, comme le maire de Lisbonne Antonio Costa. Le PS entend « faire vivre l’Europe de cette manière », a déclaré l’eurodéputé.
    Le comité de soutien de la liste d'Harlem Désir est présidé par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, présent à la conférence de presse. Ce dernier a dit vouloir « s’engager pleinement pour un projet de gauche à l’échelle européenne ». Il s’est désigné « supporter de cette liste » qui a su, selon lui, rassembler « les talents du PS ». « Paris porte très fort son idéal européen », a-t-il scandé.

     

    En vue des européennes, le PS gomme ses divisions
     
    Le PS a présenté sa liste pour les élections européennes en Ile-de-France dans un bar à la mode, avec Harlem Désir, Benoît Hamon et Bertrand Delanoë. Il veut convaincre les électeurs que la réponse à la crise passe par l’Europe.
     
    Benoît Hamon et Harlem Désir, respectivement deuxième et premier sur la liste PS en Ile-de-France pour les européennes. (AFP)
     
    Cet après-midi, à Paris, il n’y pas eu de concert au Point éphémère. Sur les bords du canal Saint-Martin, en face de ce bar qui accueille les musiques du moment, on trouve comme d’habitude quelques jeunes un verre de bière à la main. A l’intérieur, surprise, des costumes-cravates. Les bobos, habitués des lieux, jettent un œil étonné. Ce n’est pas un de ces groupes de rock formé de parfaits dandys, mais Bertrand Delanoë, Benoît Hamon et Harlem Desir. Le groupe de socialistes est venu présenter la liste du PS pour les élections européennes en Ile-de-France.

    L’occasion pour le maire de la capitale de sortir d’une certaine réserve médiatique qu’il occupait depuis le congrès de Reims. En tant que président du comité de soutien de la liste, «l’humble supporteur» Bertrand Delanoë est venu dire au treize membres de la liste «qu’ils sont beaux globalement». Particulièrement, tous ne sont pas des soutiens du maire de Paris. La tête de liste Harlem Désir, si. Le troisième, Benoît Hamon, non. Mais aujourd’hui, les dissonances de congrès de Reims sont loin. «Benoît Hamon doit jouer un rôle important dans cette campagne, il a un rayonnement.» Le maire de Paris n’oublie pas son poulain Harlem Desir, «qui ne la ramène pas, n’est pas bling bling. Il est sérieux».
     
    «La crise a le mérite de montrer qu’on peut s’asseoir sur les traités»
     
    Les divisions du PS du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 sont-elles pour autant oubliées ? «Oui et non», lance d’abord Benoît Hamon, à l’époque fervent défenseur du vote non. Heureusement pour les socialistes, la crise est passée par là. «La crise a eu le mérite de montrer qu’on peut s’asseoir sur les traités», affirme-t-il à Libération, prenant pour exemple le Pacte de stabilité et de croissance et ses fameux critères, dont «tout le monde reconnaît aujourd’hui qu’ils sont stupides».

    De nouveau unis donc – du moins pour le moment – les socialistes entendent mener campagne en direction des «travailleurs les plus durement touchés par la crise», pour la défense des services publics, et «en direction des jeunes», explique Harlem Désir. Il veut que «la génération Erasmus devienne une génération engagée».
    L’un des enjeux – et des espoirs – pour les socialistes sera d’allier vote sanction et vote utile. «Sanctionner, mais effacement, sans se disperser», explique Hamon, en allusion au NPA de Besancenot ou au «Front de gauche» (qui regroupe le PCF et le Parti de Gauche pour ces élections).
    Sarkozy «gesticule» mais reste «inactif»
     
    Selon les socialistes, l’autre point clef de cette élection, dont les résultats auront valeur de premier grand test pour Martine Aubry, sera de persuader les électeurs que «l’espace pertinent» pour répondre à la crise est l’Europe, souligne Delanoë, qui rêve d’«un projet de gauche à l’échelle européenne». Et le maire de Paris de dénoncer Barrosso le «conservateur», actuellement président de la commission européenne.

    Benoît Hamon concentre lui son attaque sur Sarkozy «qui gesticule» mais reste «inactif» pour supprimer les paradis fiscaux au sein de l’Europe, prenant pour preuve le refus au Parlement européen des conservateurs, «auquel appartient l’UMP», de réviser la directive épargne, qui permettrait de lutter contre le secret bancaire.
    Reste à mobiliser. Des réunions publiques, il y en aura. Des campagnes d’affichage aussi, «mais ne polluez pas trop les murs de Paris», demande Delanoë. «Je peux distribuer des tracts !», propose même le maire de Paris. Le 13 mai, «un grand meeting» est prévu au cirque d’hiver. Pour compléter leur attirail de campagne, les socialistes d’Ile-de-France annoncent un «chapiteau-débat», sorte de stand «mobile» à placer sur les marchés ou à la sortie des gares RER. Ils le savent, les socialistes devront mouiller la chemise pour cette campagne. Et comme le souligne Bertrand Delanoë, «c’est un challenge pour nous d’intéresser les Français au scrutin du 7 juin».

     

    Européennes: Bertrand Delanoë "totalement" engagé aux côtés de Harlem Désir.
      
    PARIS (AFP) — Le maire de Paris Bertrand Delanoë, co-président avec Jean-Paul Huchon du comité de soutien de la liste PS pour les européennes en Ile-de-France conduite par Harlem Désir, a affirmé mardi son "total" engagement dans la campagne.
    "Je suis heureux de m'engager totalement pour un projet de gauche à l'échelle de l'Europe", a affirmé M. Delanoë lors d'une conférence de presse aux côtés de l'ensemble des candidats de la liste de la région capitale, dans un café branché d'une association du Xe arrondissement.
    Pour M. Delanoë, "les dernières années de l'action de l'Europe sont particulièrement décevantes". "L'Europe a été une magnifique construction dédiée à la paix", mais "elle s'est enlisée dans une forme de bureaucratie entretenue par les conservateurs".
    Le maire de Paris entend mener une campagne de terrain, en "humble supporter", en distribuant des tracts sur les marchés à partir de dimanche prochain. "Mais ne polluez pas trop les murs de Paris!", lance-t-il à l'adresse de ses camarades. Il participera aussi à des meetings départementaux et au grand meeting parisien au Cirque d'Hiver le 13 mai aux côtés de la première secrétaire du PS Martine Aubry.
    Il a en particulier salué le numéro trois de la liste francilienne, Benoît Hamon, pour son "rayonnement" et sa "force", et la tête de liste Harlem Désir qui est "sérieux, qui bosse et qui n'est pas bling-bling!".
    M. Delanoë entend aussi répondre positivement aux "demandes" d'autres régions pour soutenir la campagne PS des Européennes.
    De son côté, Harlem Désir, eurodéputé sortant, a souligné que ces élections étaient "décisives". Avec la crise, "l'Europe est à un carrefour de son histoire", a-t-il dit, dénonçant un "Barroso conservateur, une Europe engluée, des gouvernements qui ne se coordonnent pas, et une majorité de droite incapable de proposer un autre modèle". "Il faut une nouvelle direction, c'est le thème de notre campagne", a-t-il dit.
    Il a stigmatisé l'UMP, estimant que pour le parti majoritaire, le Parlement européen est l'endroit où "on case des ministres déchus", des "sarkozystes en disgrâce" qui "disent déjà qu'ils attendent la première occasion pour pouvoir quitter le Parlement européen".
    La campagne PS, a précise M. Désir, est dirigée vers "les salariés les plus durement affectés" par la crise, vers "les jeunes", et sera axée sur la défense "des services publics". Elle sera conduite "au plus près des citoyens" avec huit grandes réunions prévues dans les huit départements de la région présidée par M. Huchon et des "chapiteaux débats" dressés à l'entrée des universités ou des gares pour animer des discussions.
    De son côté, l'eurodéputé sortant Benoît Hamon a estimé qu'il y a un "décalage" dans l'attitude du président Nicolas Sarkozy qui "bouge beaucoup et nous fera un grand numéro sur les paradis fiscaux très loin de l'Europe", mais qui est "totalement inactif et immobile au moment de s'attaquer aux paradis fiscaux dans l'Union européenne".
    Il a souhaité que "ces élections servent aussi de moyen aux Français de sanctionner ce double langage".

    Gilles CATOIRE appelle les militants socialistes à se mobiliser le 12 mars pour exprimer par leur vote, leur soutien à Harlem DESIR et à la liste
    qu’il conduira en Ile-de-France
    pour les élections européennes
    et à ratifier le rassemblement des socialistes
    dans une direction réconciliée autour de Martine AUBRY
     
    Devant les militants rassemblés au local de la section socialiste de Clichy pour fêter ses 60 ans, Gilles CATOIRE a rappelé que cela correspondait à 41 ans de vie militante depuis la St Valentin puisque c’est le 14 février 1968 qu’il avait participé à sa première action militante dans le cadre de l’UNEF à la fac de Nanterre pour participer à la reconnaissance de la mixité à la Cité U.
     
    Le Maire de Clichy a rappelé qu’il avait souhaité dès le lendemain du Congrès de Reims, que tous les socialistes se rassemblent autour de la 1ère secrétaire désignée et de la ligne politique qui en découlait. Certains élus de province semblent contester la composition des candidatures socialistes proposées pour les élections européennes mais il faut bien comprendre que dans la situation actuelle du parti, le rassemblement de toutes les composantes au sein de la direction ainsi que l’accord autour des listes formait un ensemble.
     
    En tout état de cause, il n’y a pas à ma connaissance de contestations concernant la liste conduite par Harlem DESIR en Ile-de-France.  La seconde place est occupée par Pervenche BERES qui a toujours été très active au Parlement Européen. La troisième par Benoit HAMON qui nous vient de Bretagne mais Clichy, ayant été une des premières villes d’immigration Bretonne est très connu par tous les Bagadous, elle ne peut que l’accueillir comme une autre composante de notre diversité.
     
    Je me félicite que la candidature des Hauts-de-Seine soit représentée par Lucille SCHMIDT, dont la pugnacité sera nécessaire dans cette campagne. J’aurais souhaité qu’elle soit placée plus haut dans cette liste pour prendre en compte davantage le poids électoral des Hauts-de-Seine dans l’Ile-de-France. Mais je note aussi la présence sur cette liste de Benoit MARQUAILLE et je sais que nous pouvons compter sur ses capacités organisationnelles qui contribueront, j’en suis sûr, à la mise en place d’un véritable staff de campagne pour mener cette bataille et préparer même déjà les régionales de 2010.
     
    En Ile-de-France, les socialistes ont su montrer un front uni face au plan BALLADUR, derrière Jean Paul HUCHON, Bertrand DELANOE et tous les élus socialistes d’Ile-de-France.
     
    Le vote du 12 mars est aussi l’occasion pour les militants de marquer à nouveau leur cohésion pour mettre la droite sur la défensive en Ile-de-France.
     
     Gilles CATOIRE, a rappelé, non sans avoir beaucoup hésité, qu’il a voté pour Martine AUBRY. Il s’est longtemps demandé s’il avait bien fait. Il a indiqué qu’aujourd’hui la question ne se posait plus et qu’il trouvait tout à fait injuste les critiques de ceux qui reprochaient à la 1ère secrétaire d’affirmer son autorité car c’est ce qui justement pour lui, ce qui paraissait le plus positif dans l’opinion qu’il portait sur elle. En effet, il a indiqué que Martine AUBRY et lui avait à peu près le même caractère et que si ses propos arrivait à ses oreilles, elle le prendrait pour un compliment.
     
    Il se félicite de l’appel des socialistes de Clichy autour d’Harlem DESIR et de sa liste et ne doute pas qu’elle sera largement ratifiée. D’ailleurs, Harlem DESIR sera à Clichy le lundi 16 mars à 20h30 pour une réunion publique, un an jour pour jour après les municipales de 2008.

     

     

    Les Français veulent une politique commune de l'UE
    Un sondage indique qu'ils sont 59% à souhaiter une coordination entre les membres de l'Union européenne. 33% préfèrent des solutions nationales.
    (c) Reuters(c) Reuters
    Les Français sont 59% à souhaiter une politique commune entre les membres de l'Union européenne, selon un sondage CSA – Europanova et Toute l'Europe.fr, publié mardi 3 mars. 39% des Français attendent un renforcement de la coordination entre les politiques économiques et financières des Etats-membres de l’Union Européenne. 20% sont pour l’impulsion de politiques européennes communes. En revanche, un tiers (33%) préfèrent des solutions nationales.


    Les femmes et les ouvriers préfèrent l'échelon national

    37% des femmes souhaitent que soit privilégiée une action à l'échelon nationale. Les 30-49 ans (39%), les ouvriers (40%), les sans diplôme (37%), les sympathisants des Verts (43%) ou du MoDem (41%) ainsi que les abstentionnistes de 2005, sont également bien représentés dans cette catégorie. Les Verts et le MoDem sont pourtant des fervents partisans de la construction européenne.

    Sondage exclusif Europanova / Toute l'Europe.fr / CSA réalisé par téléphone les 25 et 26 février 2009 au domicile des personnes interrogées. Echantillon national représentatif de 962 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.
     

     

    Direction du PS: dix jours pour apaiser les tensions et lancer la campagne
     Martine Aubry lors du Conseil national du ...
    La direction du PS qui, avant le vote des militants le 12 mars, a dix jours pour aplanir les tensions nées de la composition des listes pour les européennes, se montre "totalement confiante" sur l'issue de cette consultation et veut vite passer à la campagne électorale.
    Alors que le PS a présenté samedi les listes validées par le Conseil national, certains mécontentements ont surgi pour contester ces candidatures, pesées au trébuchet des résultats du Congrès de Reims.
    Le parachutage d'eurodéputés sortants - le royaliste Vincent Peillon dans le Sud-est, le fabiusien Henri Weber vers le Centre -, la candidature de la députée Aurélie Filippetti (Est), l'éviction de sortants comme Gilles Savary, Jean-Paul Denanot ou André Laignel, ont fait grincer des dents et provoqué la zizanie au sein des courants de Bertrand Delanoë et Ségolène Royal.
    "700 candidatures pour 142 places et 20 à 24 éligibles. Imaginez l'effet portillon!", lance un dirigeant du parti pour qui "la seule façon de s'en sortir, c'était que les courants s'impliquent et fassent la police".
    Mais ces mécontentements sont "limités", assure à l'AFP le député François Lamy, lieutenant de Martine Aubry, qui n'a "pas d'inquiétudes sur le vote".
    L'élu de l'Essonne se dit convaincu que "les soubresauts vont s'apaiser très vite, ça se passe toujours comme ça pour les déçus". Il fait valoir que le texte d'orientation a été adopté à "l'unanimité moins une voix" et "les listes à 93% par le Conseil national, composé des courants mais aussi des Fédérations".
    Le PS va "affiner" ses listes "dans les deux jours", en raison du retrait de quatre candidats: Safia Otokore et Pierre Pribetich (Est), Bernard Soulage (Ouest), Marie-Madeleine Miallot (Centre), tous en position non éligible.
    Mais en dehors de ces ajustements, il n'est pas question de revoir les copies d'ici au 12 mars.
    Les militants voteront donc dans chacune des 8 grandes régions.
    Dans le Sud-est, où Vincent Peillon dirige la liste au grand dam du maire de Lyon Gérard Collomb, "il ne devrait pas y avoir de problèmes", prédit un fin connaisseur du PS, grâce aux Bouches-du-Rhône, tenues par le royaliste Jean-Noël Guerini (6-7.000 cartes).
    Pas de problème non plus dans le Nord-Ouest, où les proches de Martine Aubry tiennent le Nord/Pas-de-Calais, et dans le Sud-Ouest, où le "hollandais" Kader Arif mène la liste.
    En revanche, d'autres militants pourraient se montrer plus rétifs.
    Dans le Centre tout le Limousin (4.000 cartes) va se mobiliser pour Jean-Paul Denanot, delanoïste sortant, évincé de la liste. Mais l'Auvergne, plutôt fabiusienne, votera pour Henri Weber.
    Dans l'Est, des réticences sont prévisibles, Pierre Moscovici prenant ses distances avec la motion A (Delanoë). Mais François Rebsamen en Côte-d'Or et Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire tiennent bien leurs cartes.
    Dans l'Ouest, où la liste est menée par Bernadette Vergnaud, sortante royaliste, les Bretons mécontents "peuvent faire une grosse minorité".
    Après "le temps des déceptions, on va passer à la campagne du PS, avec un Comité de campagne monté mardi", indique M. Lamy, avec notamment comme porte-parole Vincent Peillon et Harlem Désir
    "Tous les socialistes auront à coeur de faire le meilleur score possible nationalement et dans leurs régions", souligne M. Lamy.
    Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national à l'international, a annoncé lundi que, le 24 avril, toutes les têtes de listes européennes du Parti socialiste européen (PSE) se retrouveraient à Lille. "Martine sera partout", promet le député de Paris.
     

     

    Européennes : Martine Aubry lance la campagne du PS
     
    Après de difficiles tractations, les socialistes ont désigné leurs têtes de liste pour les élections européennes. Leur texte d'orientation critique les politiques « néolibérales » et prône un « pacte européen du progrès social ».
     
    Le Parti socialiste a établi samedi les listes pour les élections européennes du 7 juin. Entourée de ses têtes de liste, Martine Aubry s'est dite « heureuse que les socialistes soient rassemblés face aux Français pour les défendre ». « C'est un grand jour aujourd'hui pour le PS », a-t-elle estimé, à l'issue du conseil national, qui s'est tenu à huis clos à la Maison de la Mutualité.
     
    Ces listes ont été adoptées par 189 voix pour, 18 abstentions et 14 contre. « On peut être contents », a-t-elle souligné, jugeant qu'il n'était « pas facile de trouver un équilibre ». En effet, ce score éloquent a été obtenu après un accouchement long et dans la douleur (lire ci-dessous). La direction du PS, qui escompte obtenir de 20 à 25 sièges, a dû faire le tri entre quelque 500 candidats pour 72 postes d'eurodéputés français, en tenant compte de la parité, de la diversité, des eurodéputés sortants, des particularismes locaux et des intérêts particuliers. Des 31 élus sortants, cinq ne se représentent pas, et 13 sont en position éligible. Les listes seront soumises au vote militant le 12 mars, avant une convention nationale le 21 mars.
    « Juste échange »
    Les huit têtes de liste socialistes sont les « royalistes » Vincent Peillon (Sud-Est) et Bernadette Vergnaud (Ouest), les « delanoïstes » Harlem Désir (Ile-de-France), Catherine Trautmann (Est) et Kader Arif (Sud-Ouest), les « aubrystes » Gilles Pargneaux (Nord-Ouest) et Henri Weber (Centre). Pour l'Outre-mer, il s'agit d'Ericka Bareigts, deuxième maire-adjoint de Saint-Denis-de-La Réunion. Martine Aubry a eu un mot gentil pour Vincent Peillon, dont l'atterrissage dans le Sud-Est n'a pas été un parcours de santé, qualifiant le chef de file des « royalistes » de « cerise sur le gâteau ». Elle n'a pas oublié de remercier également le porte-parole du PS, Benoît Hamon, qui s'est effacé au profit d'Harlem Désir et figure en troisième position en Ile-de-France : « Benoît n'a pas besoin d'être numéro un : c'est l'idole des femmes françaises, des grands-mères aux plus jeunes ! »
     
    Par ailleurs, le texte d'orientation baptisé « Donner une nouvelle direction à l'Europe » prône un « besoin impérieux d'Europe » tout en critiquant la dérive de « la présidence Barroso, qui a vu les institutions européennes être gagnées par les idées du libéralisme économique ». « Aveuglée par son idéologie libérale, dévouée avant tout à la défense des intérêts de ses clientèles, la droite n'a pas vu venir la crise », poursuit le texte. Martine Aubry a critiqué une nouvelle fois Nicolas Sarkozy, qui « continue de prendre des mesures d'accompagnement de la crise, alors que ce qu'il faut faire, c'est la combattre ». « Nous voulons un autre modèle, a-t-elle ajouté. Et ce nouveau modèle passe par l'Europe. (...) Nous voulons remplacer le libre-échange par le juste échange. » Le texte préconise un plan de relance au niveau européen, et « un pacte européen du progrès social » dans lequel, notamment, les salaires minimaux « devraient atteindre 60 % du salaire médian de chacun des pays (...) étape vers un salaire minimum européen ».
    « Socialistes unis »
    « Oui, les socialistes sont unis sur la question européenne », s'est-elle amusée, faisant allusion aux déchirements du PS sur le traité constitutionnel européen de 2005. Pour elle, le PS a « l'occasion de renverser la table et de donner un nouveau sens à l'Europe ». RENAUD CZARNES.

     

     

    Voici les cinq premiers candidats de chaque liste régionale du PS aux élections européennes du 7 juin, annoncés samedi par le parti sous réserve de confirmation par un vote des militants le 12 mars.
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    ILE-DE-FRANCE : L'eurodéputé Harlem Désir, proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, est n°1. Suivent l'eurodéputée Pervenche Bérès, Benoît Hamon -porte-parole du PS-, Monique Saliou et l'ancien ministre de la Défense Alain Richard.
     
    NORD-OUEST : Le premier secrétaire fédéral du Nord Gilles Pargneaux dirige la liste. Suivent Estelle Grellier, le sortant Jean-Louis Cottigny, l'ancienne conseillère de Lionel Jospin à Matignon Clotilde Valter et Philippe Cordery.
     
    EST : L'eurodéputée sortante, ancienne ministre et maire de Strasbourg Catherine Trautmann, est n°1. Suivent le secrétaire national adjoint Liem Hoang Ngoc, la députée Aurélie Filippetti, Mustapha Sadni et la sortante Catherine Boursier.
     
    SUD-EST : L'eurodéputé royaliste Vincent Peillon mène la liste. Suivent la conseillère régionale de Rhône-Alpes Sylvie Guillaume, Karim Zeribi, Farida Boudaoud et Jean-David Ciot.
     
    SUD-OUEST : L'eurodéputé Kader Arif est n°1. Suivent Françoise Castex, Eric Andrieu, la conseillère régionale d'Aquitaine Frédérique Espagnac, Renaud Lagrave.
     
    OUEST : Les eurodéputés sortants Bernadette Vergnaud et Stephane Le Foll, Isabelle Thomas, le sortant Yannick Vaugrenard, Françoise Menard.
     
    CENTRE : le sortant Henri Weber, Cécile Jonathan, Alain Calmette, le secrétaire nationale adjointe à la Culture Karine Gloannec-Maurin, François Cassany.
     
    DOM-TOM : Ericka Bareigts, Patrice Tyrolien.
    Avec AFP

     

     La tâche du nouveau premier secrétaire du PS Martine Aubry pour les élections européennes de juin est une mission quasi impossible. La constitution des listes, qui doit être un savant dosage entre les courants nés du congrès de Reims, favoriser le renouvellement et éviter les cumuls, s'avère très douloureuse. /Photo prise le 4 février 2009/REUTERS/Vincent Kessler
    Par Laure Bretton
    PARIS (Reuters) - Les socialistes tentent de se mettre en ordre de bataille pour les élections européennes de juin mais la constitution des listes s'avère beaucoup plus douloureuse que prévu.
     
    Pour le nouveau premier secrétaire, Martine Aubry, la tâche relève quasiment de la mission impossible : il s'agit de respecter tous les critères qu'elle a elle-même fixés - parité, diversité, renouvellement, non-cumul - et de réussir un savant dosage entre les courants nés du congrès de Reims, en novembre.
     
    Au-delà des questions de personnes, la maire de Lille doit trouver un modus vivendi sur le fond entre anciens partisans du "non" et du "oui" à la Constitution européenne, quatre ans après le référendum qui avait conduit le PS au bord de l'implosion.
     
    Prévue vendredi en fin de journée, la réunion du Bureau national du PS qui devait approuver la composition des listes a été émaillée de tensions et s'est prolongée jusqu'au milieu de la nuit. En jeu, les positions éligibles - entre 20 et 25 sur cent candidats - et les positions "charnières".
     
    "Tout le monde ne peut pas être content", a reconnu le député Arnaud Montebourg sur Europe 1. Au PS, "on veut recoller les morceaux du congrès de Reims", a-t-il admis, mais le mode de scrutin des européennes est "un casse-tête pour tous les partis".
     
    Samedi, Martine Aubry devait présider à huis-clos - un fait rare - le parlement du PS, le Conseil national (CN), pour valider les listes qui seront soumises au vote des militants, le 12 mars, avant le lancement officiel de la campagne, le 21 mars.
     
    Le CN doit également adopter le projet électoral du PS, basé sur le "Manifesto" du Parti socialiste européen (PSE), qui faisait encore l'objet de discussions en début de matinée.
    RECONCILIATION ET RENOUVELLEMENT ?
     
    En 2004, les socialistes français ont obtenu 28,9% des suffrages, le meilleur score de leur histoire aux européennes, soit 31 de 78 eurodéputés hexagonaux.
     
    Selon un sondage Ifop publié mi-février dans Paris-Match, le Parti socialiste et l'UMP sont au coude-à-coude avec 22% d'intentions de vote, devant le MoDem de François Bayrou (12%).
     
    A l'exception de Gilles Pargneaux, l'un des artisans de la victoire de Martine Aubry en novembre, qui devrait conduire la bataille dans le Nord-Ouest, "toutes les têtes de listes sont des sortants, dont une seule femme", Catherine Trautmann dans l'Est, rapporte samedi un dirigeant, déplorant un "rendez-vous manqué" pour la rénovation.
     
    "Tout y est : parité, renouvellement, catégories populaires !", ironise de son côté l'ancien président du Mouvement des jeunes socialistes, Razzye Hammadi. "On fait du développement durable en évitant d'utiliser de nouvelles ressources".
     
    Kader Arif, un proche de Bertrand Delanoë, devrait conduire la liste dans le Sud-Ouest et Vincent Peillon, l'un des lieutenants de Ségolène Royal, migrerait du Nord-Ouest au Sud-Est.
     
    En Ile-de-France, la liste devrait être conduite par Harlem Désir, le "bras armé" de Bertrand Delanoë au sein de l'équipe Aubry, préféré à Benoît Hamon, porte-parole du PS et pilier de la gauche du PS.
     
    Symbole de la réconciliation en cours entre "royalistes" et "aubrystes" après les affres du congrès, Harlem Désir et Vincent Peillon seraient les deux porte-parole officiels de la campagne jalonnée par huit grands meetings régionaux.

     

    Parti socialiste : les têtes de liste aux élections européennes.
     
    Le Bureau national du Parti socialiste s'est réuni jusqu'à 3 heures ce samedi matin pour procéder aux derniers ajustements de ses listes pour les Européennes de juin. Ce n'est pas encore complètement bouclé mais les têtes de listes semblent arrêtées. Les proches de Ségolène Royal obtiendraient deux têtes de liste, dans le Sud-Est, Vincent Peillon et dans l'Ouest, Bernadette Vergnaud; ceux de Bertrand Delanoë, trois têtes de listes, en Ile-de-France avec Harlem Désir, dans l'Est avec Catherine Trautmann, dans le Sud-Ouest avec Kader Arif. Le camp de Martine Aubry mènerait la liste PS dans le Nord-Ouest, avec Gilles Pargneaux.

    L'Europe s'installe au Salon de l'Agriculture 2009

    Le Salon International de l'Agriculture ouvre ses portes au public jusqu'au 1er mars 2009. L'occasion pour la Commission européenne, présente sur le salon, de revenir sur la réforme de la Politique agricole commune.
     
    Un Salon axé sur l'alimentation et le développement durable
    Du 21 février au 1er mars 2009, le Salon International de l'Agriculture accueille le grand public autour du thème "Génération agriculture, produire aujourd’hui, nourrir demain, respecter toujours !".
    En choisissant cette thématique pour 2009, les responsables du Salon ont souhaité montrer que l'agriculture n’était pas "une activité du passé, mais bien au contraire un actif stratégique pour l'Union Européenne et pour la France". Le "SIA 2009" a également axé son message autour de l'alimentation et du développement durable. "Assurer la sécurité alimentaire des populations tout en préservant les ressources naturelles, tel est le grand défi de ce début de 21e siècle. L'Europe et plus particulièrement la France s’inscrivent dans cette démarche, consistant à produire plus et produire mieux", peut-on ainsi lire dans le communiqué de presse du Salon.
     
    600 000 visiteurs sont attendus au Salon, qui regroupe des acteurs divers du monde agricole : ministères, organisations professionnelles agricoles, organismes de formation, recherche, environnement, et déploie plusieurs espaces dédiés bien sûr aux animaux et à la dégustation de produits du terroir et du monde, mais aussi au jardin, à l'environnement, à l'éco-habitat et aux nouvelles énergies.

    L'occasion pour la Commission européenne, présente sur le Salon, de revenir sur la réforme entamée de la Politique agricole commune. Sur ce sujet, Touteleurope.fr a recueilli les analyses de M. Rudolf Mögele, Directeur du service Législation agricole à la Direction générale de l'Agriculture et du Développement rural à la Commission européenne et de M. John Bensted-Smith, Directeur pour les Analyses économiques et l'Evaluation à la Direction générale de l'Agriculture et du Développement rural de la Commission européenne.
     
    Une Politique agricole européenne en mutation
     
    Mise en place dans les années 1960 pour assurer l'autosuffisance alimentaire de la Communauté européenne, la politique agricole commune (PAC) s'efforce  de suivre l'évolution du contexte mondial. Elle fait ainsi l'objet d'un processus de réforme continu depuis les années 1990 pour garantir une agriculture européenne compétitive, respectueuse de l'environnement, capable de maintenir la vitalité du monde rural et de répondre aux exigences des consommateurs en matière de bien-être animal, de qualité et de sécurité des denrées alimentaires.
     
    Dans ce cadre, la Commission européenne a publié le 20 novembre 2007 une communication sur la réforme de la Politique agricole commune. Ce document marque le début d'une consultation qui a duré jusqu'au 20 novembre 2008, date à laquelle les ministres de l'agriculture se sont accordés sur un "bilan de santé" de la PAC. Ce bilan, s'il ne constitue pas en tant que tel une grande réforme de la PAC, vise à sa rationalisation, sa modernisation et constitue, selon Rudolph Mögele, une "source énorme de simplification".

    Ce dernier insiste en effet sur la nécessaire simplification de la PAC, "politique de marché" dans les années 1970-80, mais qui a "profondément changé en 1992 avec la (...) réforme 'Mac Sherry'". Or, toujours selon Rudolph Mögele, "on a bien compris aujourd'hui que pour rendre l'agriculteur capable d'être compétitif et de gagner sa vie sur le marché il faudrait aussi réduire les charges administratives qu'il subit actuellement".
     
    Le bilan de santé
     
    Le bilan de santé de la PAC prévoit un éventail de mesures, parmi lesquelles la suppression progressive des quotas laitiers jusqu'en avril 2015 ; le découplage des paiements directs aux agriculteurs (suppression du lien entre ces aides et une production particulière) ; une aide plus souple aux secteurs rencontrant des problèmes spécifiques ; la prolongation du régime simplifié de paiement unique à la surface (RPUS) jusqu'en 2013 ; un financement supplémentaire de 90 millions d'euros pour les agriculteurs des 12 nouveaux États membres de l'UE ; l'utilisation des fonds actuellement non dépensés pour les États membres appliquant le régime de paiement unique ; le transfert de fonds entre le budget des aides directes et celui du développement rural ; un renforcement des aides à l'investissement pour les jeunes agriculteurs ; la suppression des jachères obligatoires ; la subordination de l’aide aux agriculteurs au respect de normes dans les domaines de l’environnement, du bien-être animal et de la qualité des aliments (conditionnalité) ; ou encore l'évolution des mécanismes d'intervention. Enfin, "la Commission a beaucoup insisté pour augmenter la 'modulation', une diminution progressive des paiements directs aux agriculteurs, dont l'argent est dirigé directement dans des projets à vocation environnementale", rappelle Rudolph Mögele.

     
    Si le dispositif législatif résultant du bilan de santé a été adopté le 19 janvier 2009 en Conseil des ministres, il reste en effet à régler plusieurs questions, en particulier le financement de la PAC après 2013, une pomme de discorde entre les membres de l'UE. John Bented-Smith rappelle ainsi que si "certains plaident en faveur du maintien du budget", d'autres souhaitent modifier "la répartition entre les Etats membres", une demande souvent avancée "par les nouveaux Etats membres". Enfin, les Etats en "position de contributeur net (...) veulent essayer de diminuer les dépenses".

    En effet, la Politique agricole européenne représente environ 40% du budget de l'Union européenne. La France est le premier bénéficiaire de cette politique avec un taux de retour de 21 % en 2004, loin devant l'Espagne (14,1 %), l'Allemagne (13,5 %), l'Italie et le Royaume-Uni. Selon John-Bented Smith, qui rappelle les mots de la commissaire européenne à l'agriculture Mariann Fischer Boel, il serait toutefois "prudent et sage de ne pas s'attendre à une augmentation des ressources, surtout pour ce qu'on appelle le premier pilier (développement rural)", bien que ce dernier soit actuellement "en pleine programmation", selon Rudolph Mögele.
     
     La PAC en période de crise
     
    Interrogé sur les effets de la crise économique et financière sur le secteur agricole, John Bented-Smith admet que la crise aura une influence "très importante" sur la situation du secteur agricole comme sur les débats en cours, et que tous les acteurs de cette politique sont confrontés aux mêmes "incertitudes".

    "Malgré tout, affirme John Bented-Smith, l'agriculture résiste un peu mieux aux crises économiques que d'autres secteurs", bien que "pour les agriculteurs ce [ne sera pas] une situation facile, loin de là".
     
    Agriculture et OGM
     
    Alors que la question des OGM a récemment opposé la France à la Commission européenne, Rudolph Mögele rappelle enfin que le sujet "ne s'inscrit pas directement dans le contexte de la Politique agricole, qui s'occupe notamment des revenus agricoles et de la situation de marché conjoncturelle du développement des structures agricoles. Mais bien sûr les OGM ont un impact sur les activités agricoles, et c'est la raison pour laquelle la Commission est actuellement en train de réfléchir profondément sur la politique à suivre", bien qu'actuellement il n'y [ait] pas de consensus entre les Etats membres" sur cette question.
    ELECTIONS EUROPEENNES
    A la question, "mènerez-vous la liste en Ile-de-France ?", Benoît Hamon a répondu : "Non! Si les militants le souhaitent, ce sera Harlem Désir qui mènera probablement cette liste".
     
    Harlem Désir (Sipa)
    Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a annoncé dimanche 22 février à Radio J que l'eurodéputé Harlem Désir, proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, serait probablement tête de liste en Ile-de-France pour les élections européennes de juin.

    A la question "mènerez-vous la liste en Ile-de-France ?", il a répondu: "non! Si les militants le souhaitent, ce sera Harlem Désir qui mènera probablement cette liste".
     
    "C'est une hypothèse qui est très probable"
     
    "Je dis probablement car ces sujets-là ne sont pas encore tranchés. C'est une hypothèse qui est très probable. J'en ai parlé avec Martine Aubry et Bertrand Delanoë", a indiqué le député européen.
    Figurera-t-il lui-même en troisième position sur la liste ? "C'est aussi une possibilité. En tout cas, je suis candidat en Ile-de-France", a-t-il dit. (Avec AFP)

     

    Harlem Désir devrait mener la liste PS aux européennes en Ile-de-France
     
    PARIS (AFP) — Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a annoncé dimanche à Radio J que l'eurodéputé Harlem Désir, proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, serait probablement tête de liste en Ile-de-France pour les élections européennes de juin.
     
    A la question "mènerez-vous la liste en Ile-de-France ?", il a répondu: "non! Si les militants le souhaitent, ce sera Harlem Désir qui mènera probablement cette liste".
     
    "Je dis probablement car ces sujets-là ne sont pas encore tranchés. C'est une hypothèse qui est très probable. J'en ai parlé avec Martine Aubry et Bertrand Delanoë", a indiqué le député européen.
     
    Figurera-t-il lui-même en troisième position sur la liste ? "C'est aussi une possibilité. En tout cas, je suis candidat en Ile-de-France", a-t-il dit.

     

    PS: Harlem qui?
     
    L'ex-star de SOS Racisme, numéro deux du PS, est aussi discret que réputé compétent. "Faire en sorte que le parti puisse travailler de façon coordonnée", c'est ainsi qu'Harlem Désir, nommé responsable de la coordination par Martine Aubry, définit sa tâche. A lui, par exemple, d'assurer le lien entre les secrétaires nationaux travaillant au contre-plan de relance. Rencontre.
    L'ex-président de SOS Racisme, Harlem Désir, à droite, coordonne le Parti socialiste. (Reuters)
     
    Humour socialiste: "Le numéro deux de Martine? C'est Aubry." Pas sûr que cela fasse rire Harlem Désir. Le député européen a été bombardé responsable de la coordination auprès de la première secrétaire, théoriquement numéro deux du parti. Pourtant, on l'entend peu, contrairement au porte-parole, Benoît Hamon. "Numéro deux ne signifie pas hanter les salles de presse, s'agace Désir. Mon but n'est pas d'être plus souvent dans les magazines, je ne suis pas un acteur de cinéma." D'ailleurs, quand le lieutenant de Delanoë réunit, comme hier, ses camarades de la motion A pour parler Europe, c'est dans les sous-sols de l'Assemblée, hors caméra.

    Enfermé par fonction rue de Solferino, Désir se dit heureux de servir. Mais que fait-il au juste? "On a mis en place une nouvelle équipe", "on est à la fois force d'opposition et de proposition"... Un "on" collectif. Le bilan de la nouvelle direction. Et son rôle à lui? "Faire en sorte que le parti puisse travailler de façon coordonnée." A lui, par exemple, d'assurer le lien entre les secrétaires nationaux travaillant au contre-plan de relance. Ou de préparer la campagne sur les libertés publiques.


    "Un parti politique, c'est une équipe"
     
    Son bureau, assure-t-il, est plein les mardis et mercredis. Ce vendredi-là, en tout cas, c'est calme. Décor sobre. Des dossiers alignés sur l'étagère: Afrique, mondialisation, Europe... Député européen depuis 1999, Désir, 49 ans, porte de fines lunettes, des costumes sombres, et jouit d'une compétence reconnue. Difficile d'imaginer qu'on parle à l'ancien président de SOS Racisme, la jeune bête médiatique des années 1980.

    "J'étais président d'une association. Un parti politique, c'est une équipe." Etre lui-même, pas son passé. Et échapper à cette tentation, qui monte dans le PS, de l'assimiler à sa couleur de peau et à ses origines, pour faire de lui un "représentant de la diversité", au temps de Barack Obama. "J'ai toujours existé indépendamment de la peau, et j'étais tête de liste en Ile-de-France en 2004, alors que personne ne connaissait Barack Obama." Pour les européennes, Désir compte rempiler en chef de file. Martine Aubry aurait tranché en sa faveur, au détriment du médiatique Hamon, promis à une troisième place. "Il n'y aura pas de problème, assure Désir. Avec Benoît, nous allons faire campagne ensemble." Par Marie QUENET.

     

    Harlem Désir (PS) juge Yves Jégo "désavoué", "sans boussole, sans cap"
    Harlem Désir, chargé de la coordination au PS, a jugé vendredi que face aux événements en Guadeloupe, le ministre à l'Outre-mer, Yves Jégo, était en "quelque sorte désavoué" comme beaucoup d'autres membres du gouvernement, "sans boussole, sans cap".
     
    "Nous voyons un ministre en quelque sorte désavoué, flanqué de deux médiateurs, Yves Jégo, comme beaucoup d'autres membres du gouvernement d'ailleurs" donnent "le sentiment qu'ils sont sans boussole, sans cap et sans véritable soutien à la tête de l'exécutif", a souligné le député européen sur LCI.
     
    M. Desir a rappelé l'envoi de délégations du PS aux Antilles et à La Réunion ce week-end pour "être au côté de ceux qui se battent, apporter notre soutien et prendre des informations et revenir avec des propositions".
     
    Interrogé sur une possible contagion en métropole, Harlem Désir, qui a des origines antillaises, a estimé qu'il y avait "des aspects très spécifiques dans les DOM", "qui tiennent notamment à la situation économique, sociale, aux pertes du pouvoir d'achat et à la vie chère".
     
    Il a évoqué une situation "de crise, plus exacerbée, plus dure, plus rapide dans les DOM, mais que connaissent de plus en plus nos régions et de plus en plus de familles en France".

     

    Européennes au PS; faites vos jeux.
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    Les candidatures pour les élections européennes de juin, ouvertes depuis le 2 février, continuent d’affluer à la direction du PS. Précision : la lettre doit être adressée à la première secrétaire en personne. A compter de la semaine prochaine, les commissions électorales de chacune des huit grandes régions se réuniront pour élaborer les listes. En fait, celles-ci sont arbitrées au plan national par les courants, représentés à la proportionnelle de leur influence, via la commission électorale centrale (qui se tiendra les 18 et 27 février). Le conseil national du 28 février devra les avaliser. Les militants se prononceront le 12 mars
     
    Grilles de départ. Les situations vont se décanter la semaine prochaine mais, en attendant, les grilles de départ se constituent.
     
    En Ile de France, la tête de liste sera probablement confiée à Harlem Désir, delanoïste et bras-droit de Martine Aubry, député européen sortant. Il dispose du soutien de cinq des sept premiers secrétaires fédéraux sortants ce qui devrait contraindre Benoît Hamon, bras-gauche de la première secrétaire et lui-aussi eurodéputé sortant (mais dans la région grand-Est), à se satisfaire de la troisième place. La fabiusienne Pervenche Berest, sortante, brigue la troisième place. Pour la cinquième, le choix pourrait se porter entre la strauss-kahnienne Michèle Sabban et la royaliste Dominique Bertinotti. De son côté, Malek Boutih a fait acte de candidature.
     
     Autre situation compliquée : la région Nord-Ouest. Gilles Pargneaux, premier secrétaire fédéral du Nord et artisan controversé de l’élection de Martine Aubry est en lice. Vincent Peillon, député sortant et leader de la minorité  pro-Royal souhaite être reconduit de même que le fabiusien Henri Weber. Ce qui fait beaucoup de monde. Du côté des candidates, Marie-Noëlle Lienemann compte sauver son siège mais Clotilde Valter, secrétaire nationale à la défense, est aussi sur les rangs.
     
    Dans la région sud-est, Patrick Mennucci, soutien de Ségolène pendant le congrès, lorgne sur la direction de la liste. Sa crainte : que Vincent Peillon soit « exfiltré » vers son fief et prenne sa place. On parle également de Najat Belkacem comme candidate, de même de Razzy Hammadi alors que Bernard Soulage, qui vient de succéder à Michel Rocard, aimerait bien conserver sa place.
     
    Dans le « grand-Centre », André Laignel, 66 ans et toujours fabiusien, n’abdique pas. Laurent Baumel, strauss-kahnien  pro-Aubrystes, a fait acte de candidature.   
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    Motion A sous pression. La concurrence risque d’être particulièrement âpre au sein de la motion A (Delanoë). Celle-ci compte douze députés sortants alors que, selon les évaluations, son « quota » - calculé en fonction de son influence électorale et le nombre estimé d’élus socialistes en juin - ne devrait pas dépasser 6. Parmi ceux qui devraient être « sauvés », figurerent nombre de jospinistes historiques (Harlem Désir, Kader Arif, Clotilde Valter). Le « hollandais » Stéphane Le Foll (Ouest) et la strauss-kahnienne Catherine Trautmann comptent eux aussi être reconduits.
     
    Renouvellement. La commission électorale réunie le 3 février a fixé quelques règles qui pourraient bien influer sur la course à la candidature. Il a été décidé que les élus au parlement européen ne devront pas cumuler leur mandat avec la direction d’un exécutif local quel qu’il soit (en dessous de 3 500 habitants pour une responsabilité de maire). La nécessité du « renouvellement » a également été mise en avant. On verra jusqu’où ces promesses seront tenues.  
     
    Sondages. Parmi les 31 sortants, 26 se représentent. Rue de Solferino, on s’attend à un nombre de députés compris entre 19 (hypothèse basse) et 24 (hypothèse haute) sachant qu’il faut tabler, grosso-modo, sur un député pour 1% des voix. Loin des 28,9% de 2004, les derniers sondages accordent entre 19,5% et 22% des voix aux listes socialistes. Tendances principales : l’UMP serait légèrement devant le PS alors que, derrière, le MoDem serait fortement concurrencé par les listes Verts-Cohn Bendit-Bové. Les listes d’Olivier Besancenot distanceraient nettement le reste de la troupe « gauche de la gauche ». Sans être enthousiasmantes, ces évaluations ne sont pas trop inquiétantes pour le PS. Un bémol : dans ce genre d’élection, le score des partis de gouvernement a souvent tendance à reculer à mesure que l’on s’approche de la date du scrutin. Or, celui-ci aura lieu le 7 juin… Jean-Michel Normand.

     

    Européennes : le match serré Hamon-Désir
     
    Benoît Hamon est agacé. Très agacé. Au point que le jeune et médiatique porte-parole du PS a manifesté son ras-le-bol auprès de la première secrétaire, Martine Aubry. « Je veux être plus respecté…», a-t-il lancé récemment lors d’une réunion de la direction. En cause, la sourde rivalité qui oppose la figure montante du parti à l’eurodéputé Harlem Désir au sujet de la tête de liste PS en Ile-de-France pour les élections européennes de juin.
     
    S’il jure ne pas faire de sa candidature « une question existentielle », le Breton Hamon, élu en 2004 eurodéputé sur la liste du Grand Est, n’entend pas baisser pavillon face à Désir, donné favori pour conduire une liste qu’il avait déjà pilotée en 2004. Affirmant que « l’heure n’est pas au choix des têtes de liste », le porte-parole précise que « rien n’est réglé, en Ile-de-France comme ailleurs ». « C’est une élection compliquée, on ne sait pas ce que la crise va produire. Regardons, en temps voulu, quelle est la meilleure configuration possible pour l’Ile-de-France », explique-t-il. Manière de ne rien lâcher. Et surtout de gagner du temps, avant, espère-t-il, que des sondages de popularité lui permettent de coiffer Désir sur le fil. Un scénario qui n’est pas sans rappeler le duel Pécresse-Karoutchi, à l’UMP, pour les régionales.
     
    Hamon sait aussi qu’il risque gros dans cette affaire : celui qui figurera en troisième position sur la liste PS en Ile-de-France (la deuxième place allant à une femme) pourrait bien rater le poste de député européen d’un cheveu. Selon les spécialistes électoraux, le PS doit en effet dépasser 21 % dans la région-capitale pour gagner un troisième siège. Or la concurrence sera rude avec une UMP pointée assez haut et une gauche globalement forte mais éparpillée sur plusieurs listes. « En plus, Harlem, qui n’est ni médiatique ni charismatique, ne pèsera pas lourd dans une campagne qui s’annonce rude face aux Cohn-Bendit et autres Besancenot, ce qui plomberait notre liste », estime un responsable PS. « S’il perdait son poste de député européen, Hamon, qui ne contrôle qu’à moitié son courant, se retrouverait quasiment à la case départ », ajoute ce dirigeant. Voilà pourquoi le duel entre le porte-parole du PS et Désir a de fortes chances d’avoir lieu. Hamon a le handicap d’avoir été élu dans le Grand Est en 2004. Serein, Désir joue l’apaisement : « Il n’y aura pas de problème, il est évident que Benoît Hamon aura une place importante dans cette campagne »
    Le match, qui sera en fin de compte arbitré par la commission électorale et les responsables fédéraux du parti, promet d’être serré. A moins que le porte-parole du PS ne soit finalement exfiltré de l’Ile-de-France vers une autre région. Ce dont, pour l’instant, il ne veut pas entendre parler. Le Parisien.
     

     

     

    Gaza : Fadela et Harlem contre les violences communautaires

     

    Politique. Fadela Amara au gouvernement et Harlem Désir au PS refusent l'instrumentalisation du conflit israélo-palestinien. Mais divergent sur le plan «banlieues».

    Le socialiste Harlem Désir est chargé de la coordination du PS auprès de Martine Aubry. Fadela Amara est la secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville du gouvernement Fillon.

    Paris Match. Craignez-vous que l’onde de choc du conflit israélo-palestinien ne continue à se propager?

    Fadela Amara. Chaque fois que les violences resurgissent dans les relations israélo-palestiniennes, des groupes obscurantistes de tout bord instrumentalisent vicieusement le conflit pour manipuler les plus faibles et élargir ainsi leur espace politique. Là est le danger. Les responsables politiques doivent donc absolument condamner tous les actes antisémites en les déconnectant des événements de Gaza. A défaut, en légitimant les attaques contre les synagogues, on risque d’importer le conflit et d’entraîner une spirale de violence qui ne concerne pas que les banlieues : ce ne sont pas que des beurs et des blacks qui manifestent. Que je sache, Olivier Besancenot et ses amis de la LCR, en première ligne dans les manifs, n’habitent pas tous dans les quartiers populaires ! L’important, c’est la position ferme et juste de la France, celle de Nicolas Sarkozy qui condamne Israël pour son intervention à Gaza, mais aussi le Hamas pour ses tirs de roquettes contre Israël.

    Harlem Désir. Il y a eu pour l’instant des actes très graves mais qui restent isolés et nous faisons tout pour éviter leur propagation. Nous refusons une instrumentalisation du conflit comme justification à des confrontations communautaires et à des comportements racistes, voire antisémites, qui, dans certains cas, n’attendaient que ce prétexte pour s’exprimer. Nous encourageons toute expression concourant au respect mutuel : il faut appuyer les efforts internationaux – et ceux des pacifistes des deux camps – pour aboutir à une paix juste et durable.

    Quid du plan “espoir banlieues”?

    F.A. Les banlieues sont en crise depuis trente ans, y compris quand la gauche était au pouvoir et ne faisait rien. Nicolas Sarkozy est décidé à se servir du plan de relance afin d’augmenter les moyens de l’école de la deuxième chance pour les 150 000 enfants qui sortent du système sans savoir lire et écrire. Avec Patrick Devedjian nous préparons aussi l’accélération des “internats d’excellence” qui passeront de 1 500 à 4 000 places. Le chef de l’Etat regarde une date pour venir avec moi en banlieue, nous étudions les villes de Dreux, de Marseille et, en Ile-de France, de Maisons-Alfort et de Bondy.

    H.D. On nous avait promis un nouveau “plan Marshall”, n’est-ce pas? Le problème, comme d’habitude, est celui des moyens. On trouve 10 milliards supplémentaires pour prêter, une deuxième fois, aux banques, mais on n’en débloque pas pour sortir les banlieues de leur ghettoïsation ! Pire, on rogne les moyens des associations, on ne construit pas de logements sociaux, alors même que leur mise en chantier pourrait contribuer à la relance... La banlieue, ce n’est pas juste la politique d’une secrétaire d’Etat à la Ville. Celle-ci n’est efficace que si elle est portée par l’ensemble des politiques gouvernementales, en matière de transports, d’écoles, d’hôpitaux... tous services publics menacés. Il faudrait la volonté d’une vraie justice sociale pour investir dans la durée. Propos recueillis par Elisabeth Chavelet et Sylvie Santini/Paris Match.

     

     

    Harlem Désir

    Circonscription Ile-de-France

     

    Député européen.
    Vice-président du groupe parlementaire du PSE
    Membre titulaire de la commission de l'emploi et des affaires sociales
    Membre suppléant de la commission du commerce international
    Membre suppléant de l'assemblée parlementaire mixte ACP

     

    Député sortant, Harlem Désir, réélu le 13 juin 2004 au Parlement européen dans la circonscription Ile-de-France, a créé en 1984 l'association SOS Racisme qu'il a présidé jusqu'en 1992. Au Parlement européen, où il a été élu en 1999, il a notamment été rapporteur sur la réforme de l'OMC, les accords de partenariat économique avec les pays ACP et, dans le domaine social, la révision de la directive sur les comités d'entreprise européen. De 2002 à 2004, il a été vice-président de la délégation pour les relations avec les Etats-Unis.


    Membre du Conseil national du Parti socialiste depuis 1994, secrétaire national chargé des relations avec le mouvement social de 1995 à 1997, membre du bureau national de 1997 à 2003, il est responsable national national à l'Europe au sein du PS depuis le Congrès de Dijon en 2003. Il est responsable de la mondialisation depuis le Congrès du Mans de novembre 2005. Il a été candidat aux élections législatives à Aulnay sous Bois en 1997 et aux élections régionales de 1998 en Seine-Saint-Denis. Il est conseiller municipal d'Aulnay sous Bois (Seine-Saint-Denis) depuis 2001.

    Harlem Désir est un des animateurs des Forums parlementaires mondiaux créés lors des
    Forums sociaux mondiaux (Porto Alegre, Mumbaï) et se passionne pour les enjeux de la
    gouvernance globale. Il a présidé l'Intergroupe "mondialisation", à l'origine du premier vote sur la taxe Tobin au Parlement européen.

     
    Né à Paris le 25 novembre 1959, d'un père antillais et d'une mère parisienne, Harlem Désir est licencié en philosophie en 1983. Avant d'être élu au Parlement européen il a, entre autre, été animateur sur une radio nationale, collaboré à une maison d'édition, été gérant d'un mensuel et été coordinateur d'un réseau d'organisme européen de logement de jeunes dans sept pays. De 1989 à 1994 puis de 1997 à 1999, il a été membre du Conseil économique et social et est l'auteur d'un rapport sur "la situation et le devenir des associations humanitaires".

     

    Bruxelles
    Parlement européen
    47-53 Rue Wiertz
    ASP 14G258
    B-1047 Bruxelles
    Belgique
    Tél: +32 2 284 78 53 ou +32 2 283 78 53
    Assistantes: Anne Hermier et Inès Belus

    Strasbourg
    Parlement européen
    Avenue de l'Europe
    TO 8149
    67000 Strasbourg, France
    tel +33 3 88 17 58 53
    fax: +33 3 88 17 98 53

     

    hdesir@europarl.eu.int

    www.harlemdesir.com

     

     

    Un "G4" et de nouvelles têtes à la direction du Parti socialiste (© REUTERS2008)

     

     

    Harlem Désir (49 ans) a été la cheville ouvrière de Bertrand Delanoë dans la campagne interne. Il fait désormais partie du premier cercle autour de Martine Aubry. L'ancien président de SOS-Racisme est un proche de Lionel Jospin, dont il a soutenu la candidature contre celle de Ségolène Royal en 2007. C'est M. Jospin qui l'a fait entrer au bureau national en 1995. Il y représentait la Gauche socialiste, le courant de Julien Dray, à l'époque. Dans le sillage de ce dernier, M. Désir a fait un passage à l'extrême gauche. Député européen depuis 1999, il s'était présenté aux élections législatives de 1993 dans les Yvelines, sous l'étiquette de Génération écologie, puis sous celle du PS à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 1997.

     

     

     

     

    Pour la Motion A : Bertrand Delanoë

    Pour la Motion C : Benoît Hamon

    Pour la Motion D : Martine Aubry

     

     

     

    L’ascension d’Harlem Désir


     

    C’est le député européen Harlem Désir, cofondateur de SOS Racisme, proche de Bertrand Delanoë et électeur de Martine Aubry, qui sera la tête de liste du PS en Ile-de-France lors des prochaines élections européennes.

     

     

    De Luther King à Obama…

    Vous ne pourrez visiter l'exposition, consacrée à Martin Luther King et présentée dans le hall de la mairie de Grenoble sans une pensée émue pour l’actualité puisque elle retrace, en texte et en image, le fabuleux et tragique destin du célèbre pasteur noir, qui paya de sa vie, le 4 avril 1968, son engagement militant pour les droits civiques des noirs aux États-Unis.

    Notez qu’Harlem Désir, fondateur de SOS Racisme, devrait être présent lors de l’inauguration de l’exposition le 18 décembre.

    Exposition - Martin Luther King
    par SOS Racisme
    Du 15 au 23 décembre 2008 
    Hall d'Honneur de l'Hôtel de Ville
    Du lundi au vendredi de 8h à 17h

     

    LES SAVANTS DOSAGES D'AUBRY.

     

    Harlem Désir : "Le Parti socialiste veut offrir un débouché politique au mécontentement social"
     
    Pourquoi le PS dépose-t-il une motion de censure, au moment où le gouvernement appelle à l'unité nationale ?